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Le nouvel ordre mondial est une opportunité

Le nouvel ordre mondial est une opportunité

© Callenges.fr

Du XXe au début du XXe siècle, l’Europe a dominé le monde. Puis les Etats-Unis ont pris le relais. Aujourd’hui, la position dominante des Occidentaux (définition intégrant le Japon, la Corée du Sud, l’Australie) est remise en cause. S’agit-il d’un rééquilibrage ou d’une menace ? Ce sera certainement le thème majeur du débat stratégique futur.

Le recul des puissances dominantes est le produit de réalités et de perceptions. Celles d’une minoration de la place du monde occidental face à  la montée en puissance économique des «Bric» (Brésil, Russie, Inde, Chine) et autres pays émergents; démographique de l’Asie et de l’Afrique; et stratégique de l’islam radical. La Chine va reprendre d’ici à  la moitié du XXIe siècle la part qu’elle occupait au début du XXIe dans l’économie mondiale. Le monde arabe, l’Amérique latine connaissent aussi un décollage économique. L’Afrique pourrait faire de même.
Le réveil de ces régions peut être riche de possibilités pour les Occidentaux : ces derniers sont toujours les principaux consommateurs de matières premières, leur monnaie est celle du commerce international, ils maîtrisent les circuits économiques et possèdent une supériorité militaire. Cela est à  la fois un avantage et un danger. Si le monde occidental voulait à  tout prix maintenir ses avantages et était tenté par des solutions de force pour le faire, il s’exposerait à  des désillusions et à  des risques certains. S’il traite la montée en puissance des autres pôles comme une menace à  combattre et non un défi à  relever, il fera une prophétie autoréalisatrice. Il maintiendra d’autant plus facilement ses positions qu’il acceptera un certain rééquilibrage dont il peut tirer parti.
Les valeurs occidentales sont-elles contestées ? Faut-il conserver une suprématie militaire afin de les préserver ? Ce qui est avant tout reproché à  l’Occident dans le reste du monde, ce ne sont pas ses valeurs, mais plutôt leur non-respect par les Occidentaux eux-mêmes, ou leur application sélective. Ce qui est de plus en plus rejeté, ce ne sont pas les libertés auxquelles la majorité aspire, mais les incantations morales mises au service d’une politique de puissance.
Lorsque les Occidentaux sont cohérents et pratiquent les valeurs qu’ils prônent, celles-ci ne sont pas contestées, ou seulement par des minorités. Mais si les valeurs sont interprétées avec une géométrie variable, cette minorité élargit le cercle de ses adeptes. On ne peut pas réclamer l’ingérence dans certains cas et la refuser dans d’autres, selon qu’elle concerne des régimes amis ou non.
C’est par la cohérence avec ses propres principes que le monde occidental préservera le mieux ses positions. Sa place, son rôle, ses relations avec les autres, sont des questions majeures qui méritent réflexion, pas des réponses à  l’emporte-pièce. Le mélange de la peur des autres, du sentiment de supériorité morale et de certitude de supériorité militaire constitue un cocktail dangereux.


Publié le 22 mai, 2008 dans Politique & Loi.

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