Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Le président français fait l’objet de commentaires acerbes dans la presse française et internationale

Le président français fait l’objet de commentaires acerbes dans la presse française et internationale

© Irna

Anniversaire cruel pour Nicolas Sarkozy, le président fait l’objet ce mardi de commentaires acerbes de la part des éditorialistes de la presse française et internationale.

La presse française juge sévèrement, mardi, la première année de Nicolas Sarkozy à  l’Elysée, évoquant le « mensonge », les « dégâts » et « l’échec » de l' »éternel candidat », qui a cru qu’il « suffirait d’être élu pour galvaniser la France ».

Arrivé à  l’Elysée avec plus d’atouts que la plupart de ses prédécesseurs, le chef de l’Etat les a gâchés avec presque autant d’énergie qu’il avait mis à  les obtenir », assène Le Monde dans son éditorial. Si Nicolas Sarkozy ne met pas à  profit les années qui lui restent pour « réparer les dégâts », ajoute le quotidien du soir, « il porterait une lourde responsabilité. Celle d’avoir, une nouvelle fois, creusé le fossé entre le peuple et ses dirigeants. »

Hubert Coudurier, dans Le Télégramme, a lui aussi son explication. La « première erreur » de Sarkozy, estime-t-il, est d’avoir « laissé croire que la politique, par une rupture de comportement, était à  nouveau capable de résoudre tous les problèmes. »

Quant à  Olivier Picard, des Dernières Nouvelles d’Alsace, il considère que le président doit « son échec – peut être provisoire – à  une ambition sans boussole, en espérant qu’elle ne soit pas sans âme. » Et si la majorité des éditorialistes concèdent que le quiquennat ne fait que commencer et que Nicolas Sarkozy peut encore faire ses preuves, ils n’en restent pas moins plutôt pessimistes.

Jacques Camus, dans La République du Centre, promet ainsi au président quatre ans d’une « éprouvante course-poursuite sur un terrain mondialisé défavorable », tandis que Jean-Michel Helvig s’inquiète dans La République des Pyrénées: « Et s’il était déjà  trop tard? ».

Le bilan de l’an I de la présidence Sarkozy est jugé très sévèrement par plusieurs quotidiens étrangers. « L’effet Carla » supposé et évoqué ici ou là , ne concerne que l’image que renvoie le président et n’a pas grand-chose à  voir avec la gestion des affaires. Reste à  canaliser son énergie vers des projets essentiels, comme l’évoque le Financial Times (FT).

Nicolas Sarkozy avait promis la rupture. C’est le cas « au moins sur un point : sa popularité a plongé bien plus vite et plus bas que celle de ses cinq prédécesseurs au cours des cinquante ans de la Ve République », explique le quotidien britannique dans son éditorial. Et de donner trois pistes de réflexions sur ce qui devrait être modifié : donner la priorité à  certaines réformes, concentrer son énergie sur ces réformes et parvenir à  les réaliser.

Pour le quotidien britannique, la stratégie adoptée par l’équipe Sarkozy, consistant à  lancer tout un tas de réformes en même temps pour dérouter l’opposition et éviter un blocage a eu un effet imprévu : aucune de ces « micro-réformes » n’a été achevée et les électeurs sont déroutés.

Pour le journal Le Temps dans son éditorial , « En douze mois, le pays n’a guère changé. Il reste pessimiste, angoissé par la globalisation et souffrant des mêmes maux – croissance molle, marché du travail verrouillé, Etat surendetté… – qu’à  la fin du mandat de Jacques Chirac ».

Comme le FT, Le Temps évoque « des réformes utiles parfois, timides souvent, dans l’ensemble prudentes et incomplètes. Mais rien de vraiment décisif ». Le quotidien suisse découpe cette année écoulée en quatre actes : « Excès de confiance, distraction sentimentale, réformes dans la brume, rebondir, mais comment ? »

Pour le quotidien espagnol, El Pais ,  » le président français est passé, en un an, du paradis à  l’enfer. Le quotidien espagnol, qui avait déjà  diagnostiqué en février une « hypertrophie incurable de l’ego » chez Nicolas Sarkozy, repasse l’année écoulée comme un film noir.

Soirée au Fouquet’s, style ostentatoire, goùt de la jet-set, exhibitionnisme de ses histoires de cœur utilisées comme « écrans de fumée », échec de sa principale promesse (être le président du pouvoir d’achat), chute libre dans les sondages, séjour de Kadhafi.

Si L’International Herald Tribune notait, lundi 5 mai, quelques réformes intéressantes, mais, comme le FT, il les estimait inachevées. Le quotidien américain s’interrogeait surtout sur leur coùt, qui reste à  évaluer.

Constat sévère également dans le Khaleej Times. Le quotidien des Emirats arabes unis parle de « révolution perdue ». Le journal pointe les échecs comme l’inflation, le déficit budgétaire. Les sujets qui fâchent comme l’atlantisme ou la dégradation des relations avec le monde musulman. Mais surtout, ce qui aurait le plus joué sur l’opinion que les Français se font de leur président : « Le manque de finesse, la tendance show off et une personnalité agressive. »


Publié le 8 mai, 2008 dans Sarkozy.

Laissez un commentaire