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Financer les banques privées

Financer les banques privées

© Alter Info

Juste au sortir de la Grande Dépression (1930-1939) qui a suivi le crack boursier de 1929, deux membres du Congrès étasunien ont laissé leur nom à  une loi qui devait réguler les activités bancaires. Il n’avait pas échappé aux politiques que l’absence de réglementation ajoutée à  un appétit « naturel » pour la spéculation des banques avait contribué plus que lourdement à  la situation de catastrophe économique qui fut le prélude de la réaction totalitariste en Europe avec le cortège des horreurs que l’on sait

Financer les banques privées

Juste au sortir de la Grande Dépression (1930-1939) qui a suivi le crack boursier de 1929, deux membres du Congrès étasunien ont laissé leur nom à  une loi qui devait réguler les activités bancaires. Il n’avait pas échappé aux politiques que l’absence de réglementation ajoutée à  un appétit « naturel » pour la spéculation des banques avait contribué plus que lourdement à  la situation de catastrophe économique qui fut le prélude de la réaction totalitariste en Europe avec le cortège des horreurs que l’on sait.

Glass et Steagall avaient fait adopter en 1933 une loi qui interdisait aux banques de dépôt d’avoir des activités de banques d’affaire et inversement.
Les banques qui reçoivent l’argent des ménages et des entreprises et accordent des prêts ont été séparées des banques d’affaires qui aident les firmes à  faire des fusions acquisitions et à  émettre des actions et des obligations.
Une même banque ne pouvait à  la fois émettre des titres et prêter de l’argent. C’était là  une des dispositions essentielles prises par le gouvernement de Franklin Roosevelt après la faillite en série des banques.
Ces banques n’ont pas eu à  supporter les conséquences des risques pris par leurs dirigeants, ce fut l’argent public, donc du contribuable qui les renfloua.

Le lobbying intense des banques étasuniennes, en particulier de la City Bank qui voulait fusionner avec Traveler’s, au cours des années 90 pour l’abrogation de cette loi dans l’atmosphère de mondialisation et de dérégulation triomphantes et dans le contexte d’une prospérité économique favorable a abouti en 1999 par un vote favorable au Congrès, sous l’administration Clinton. Il a bénéficié du soutien d’Alan Greenspan Président de la Fed et du Secrétaire d’État de l’époque qui était Robert Rubin, lui-même banquier, ancien co-président de Goldman Sachs.
Citigroup a été très largement impliquée dans le scandale d’Enron quand, avec d’autres banques d’affaires comme la JP Morgan Chase, elle a continué de lui consentir des prêts alors que manifestement Enron était en situation de faillite dissimulée depuis quelques années par une comptabilité frauduleuse et une fausse notation par des experts boursiers rémunérés par ces mêmes banques et la firme dont ils estiment la valeur.
Dès lors, les banques se sont transformées en sociétés anonymes se sont vendues au public en encaissant un grand pactole et ont été cotées en Bourse. Les directeurs de banque n’avaient plus à  exercer une surveillance de leurs collègues comme le nécessitait le système du partenariat avec la co-responsabilité qu’il implique. Les prises de risque illimitées étaient permises.

En tête des banques engagées dans la crise des subprime, c’est encore Citibank, devenue Citigroup qui a donné le signal de la crise, non qu’elle soit la seule en cause, mais elle est la plus importante des banques étasuniennes, et l’État de New York où elle siège est la niche essentielle du capitalisme mondial.
L’histoire de Citibank, autrefois la National City Bank est superposable à  celle du capitalisme tout au long du 20ième siècle déjà . Avant le crack de 1929, elle prêtait de façon inconsidérée à  des spéculateurs boursiers qui ont fait monter le marché à  des niveaux tels que l’effondrement s’en est suivi.

La recherche de profits et le besoin impérieux de satisfaire les appétits des acteurs boursiers qui demandent 15% de rentabilité annuelle sur le titre acheté a conduit à  prêter avec d’énormes risques à  des insolvables puis à  inventer de nouveaux produits financiers pour faire disparaître ces prêts des bilans comptables. Toute une exubérance sémantique a fleuri pour accompagner une « exubérance irrationnelle » des marchés boursiers comme l’avait dit Alan Greenspan en 1996 devant le petit carré d’individus ultraconservateurs qui composent l’American Enterprise Institute et qui lui remirent le prix Francis Boyer Award. Il commentait là  la montée de l’indice du Dow Jones de 5000 à  6500 points en une année, ce qui semblait vertigineux à  l’époque alors que moins de trois ans après, il a grimpé à  12 000 points.
La titrisation a permis aux banques de revendre les actifs les plus improbables à  des fonds de pensions, d’épargne, d’autres banques et leurs propres filiales créées spécialement à  cet effet sans qu’elle n’aient été dotées de fonds propres. Ce sont les fameux €˜collateral debt obligations’ CDO, les €˜specialized investment vehicles’ SIV , €˜credit default swap’ CDS, produits dérivés pour lesquels le montant des opérations est notionnel car ce montant utilisé pour calculer les contrats ne représente réellement ni une perte ni un gain potentiels.

Depuis le mois de mars, le CAC 40 a gagné 12%.
Wall Street s’est envolé avec un Dow Jones qui est revenu au-dessus des 13 000 points. Ceci indique un découplage entre l’économie réelle et le jeu des spéculations sur les places boursières.

La destruction de 35 000 nouveaux emplois à  la fin de la dernière semaine d’avril a été estimée moindre que ce que redoutaient les spéculateurs, et dès lors, cet accroissement du chômage a été interprété comme un signe positif ! (c’est moins pire qu’attendu donc c’est bien).
De même l’augmentation de dépenses des ménages, au lieu d’être lue comme un effet mécanique de l’inflation et de la hausse du prix du carburant est interprétée comme un bon signe.
La croissance étasunienne reste inférieure à  0,6% par trimestre, et comparée à  l’envolée des prix à  l’importation, malgré et/ou à  cause du dollar faible n’étaient en rien l’optimisme des investisseurs.
L’argent qui afflue à  Wall Street provient clairement de fonds non étasuniens qui anticipent sur un redressement du dollar.

Le secrétaire au Trésor Henry Paulson, qui a fait l’essentiel de sa carrière dans la direction de la banque Goldman Sachs, ne cesse de répéter que la « crise » est derrière nous.
Celle des subprime peut-être en raison de la prise en charge €˜en nursery’ et pour un temps indéterminé par la Fed des titres identifiés comme adossés à  ces prêts hypothécaires plus qu’hasardeux en échange de bons du Trésor garantis donc par l’État.
Cette semaine passée, pour le plus grand bien des banques privées et pour leur bien seul au détriment encore une fois du contribuable qui contribue plus d’une fois à  la richesse des banques privées, ont eu lieu des interventions conjointes des grandes banques centrales.

« La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et la Banque nationale suisse ont annoncé vendredi un accroissement de leurs aides à  la liquidité des marchés financiers, en prenant acte de la persistance des difficultés des banques à  se refinancer. »

Cet énoncé de La Tribune du deux mai désigne une nouvelle opération de sauvetage des banques, injecter davantage de liquidités.
La Fed va augmenter les liquidités qu’elle fournit à  la BCE, ils passent de 30 à  50 milliards de dollars, et pousser de 6 à  12 milliards ceux qu’elle €˜swap’ pour la Centrale suisse.
La Fed adjugera aux enchères deux fois par semaine 75 milliards de dollars qu’elle fournira aux USA.
Mais surtout, les titres acceptés en contrepartie d’un refinancement voient leur gamme très étendue. Autrement dit le contribuable prendra à  sa charge toutes les pertes liées à  des encours considérables, en particulier ceux des CDS (credit default swap) de 500 à  600 milliards de dollars, soit plus de quatre fois ceux des subprime.

Tout va très bien en effet, il y a de quoi se réjouir du cynisme des capitalistes qui dirigent la planète et la détruisent.
Ces 600 MILLIARDS ajoutés aux plus de 300 déjà  injectés dans la crise financière avouée au public depuis l’été 2007 sont à  comparer aux 150 MILLIONS que Bush se propose de mettre sur la table pour aider à  résoudre la crise alimentaire mondiale.

Toute l’humanité paie pour le réchauffement et à  la désertification dus aux émissions de CO2 étasuniens et occidentales.
Elle paie de famine et de morts les épandages de pesticides, d’insecticides, d’herbicides et d’engrais vendus par les firmes occidentales aux pays tiers.
Elle paie d’exodes ruraux et de migrations déstructurant tous les tissus sociaux les réformes imposées par le FMI et la Banque Mondiale qui interdisent les aides aux agriculteurs pauvres des pays pauvres et imposent de manière à  peine détournée des monocultures orientées à  l’exportation et dont les Occidentaux seuls décident du cours. Les subventions des gouvernements occidentaux à  leurs agriculteurs de plusieurs centaines de milliards de dollars par an qui permettent d’abaisser artificiellement leurs prix de revient ont détruit les agricultures vivrières non intensives et non ou peu mécanisée et rendu impossible la souveraineté alimentaire de pays autrefois exportateurs.
Elle paie un prix impossible à  évaluer encore les déforestations en Indonésie et en Amérique Latine pour le profit des multinationales qui inondent la planète de leurs OGM et des mensonges autour de leur rentabilité et de leur innocuité.

La main invisible du Marché Libre n’est que trop visible.

Les firmes financières et agro-alimentaires ont des noms et des responsables.
Le traité de Lisbonne réintroduit en force à  Versailles en déni absolu du peu de droits démocratiques encore consentis en France par le biais référendaire comporte tous les articles pour renforcer l’autonomie de la Banque Centrale Européenne qui n’a pas le droit de prêter aux États, laissant le champ libre aux institutions financières privées qui prélèveront leurs intérêts et creuseront les déficits budgétaires.
Il exaltera les folies du capitalisme dérégulé.
Le mauvais prestataire de services qui siège à  l’Élysée peut nous payer de mots avec le €˜capitalisme qui marche sur la tête’, il mène à  bien la politique économique qui convient à  ses amis et financeurs de campagne électorale.

Convergence des Causes
6 mai 2008


Publié le 8 mai, 2008 dans Banksters, La Bourse & L'Economie.

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