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Le Kosovo, paradis des mafias

Le Kosovo, paradis des mafias

© Tribune de Genève

Trafics en tous genres, corruption généralisée, justice défaillante, gouvernement suspect… Le plus jeune pays d’Europe paraît plutôt mal parti.

kosovo usa

Un Etat mafieux, le Kosovo? Brutale, la question se pose plus que jamais alors que Berne vient d’interdire à  la nouvelle ambassadrice suisse Carla Del Ponte de promouvoir son livre autobiographique: «La chasse. Moi et les criminels de guerre.» L’ancienne procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie y accuse le premier ministre kosovar Hashim Thaçi de s’être rendu complice de trafics d’organes alors qu’il était chef de la guérilla (voir nos éditions d’hier).

Pas de quoi surprendre Alexis Troude. Hostile à  l’indépendance du Kosovo, ce chercheur à  l’Académie internationale de géopolitique de Paris estime que le petit Etat né le 17 février est une «zone de non-droit aux mains de la mafia albanaise». A l’entendre, 80% de l’héroïne consommée sur le Vieux-Continent passe par l’ancienne province serbe. Et 100 000 filles kidnappées en Europe de l’Est y seraient «conditionnées». Dans la plus totale impunité, vu l’impuissance des juges tétanisés.

Ce portrait, d’une extrême noirceur, est corroboré par un document confidentiel que s’est procuré l’hebdomadaire alémanique Die Weltwoche. Ce rapport interne, commandé par l’armée allemande à  l’Institut berlinois pour la politique européenne (IEP), affirme qu’au Kosovo, malgré sept ans de reconstruction, les seuls secteurs économiques profitables et en croissance sont les trafics de drogue, d’êtres humains, d’armes… et les vols en tout genre.

C’est ce qui ressort de dizaines d’entretiens avec des diplomates, des militaires et des services de renseignement.

Quant à  la justice, elle serait inopérante: 40 000 plaintes pénales pour corruption s’empilent, la cour ne traitant que 10 à  15 affaires par an. L’Etat de droit est étouffé par le droit coutumier, analyse le rapport. Ce qui prime, c’est le respect de l’autorité des anciens, la cohésion de la famille élargie et les valeurs d’honneur et de vengeance de sang. Juges et procureurs généraux sont intimidés par les clans, des témoins disparaissent…

Quant aux troupes de l’ONU, également atteintes par la corruption, elles seraient incapables d’arrêter les trafics, ajoute le rapport confidentiel. Ainsi, tout le monde sait que le Kosovo n’a pas besoin de stations d’essence tous les 2 km. Elles serviraient par exemple à  blanchir l’argent de 104 bordels, souvent fréquentés par les clients internationaux.

Le pouvoir a une dette envers la pègre

Or, parmi les noms de suspects haut placés revient toujours celui du premier ministre Hashim Thaçi. Alexis Troude affirme que l’ancien chef de l’Uàƒ”¡K, l’Armée de libération du Kosovo, est lié au clan Drenica, mouillé dans le trafic d’armes et de drogue. Si sa culpabilité n’est jamais prouvée, on ne le voit pas lutter contre l’immunité (notamment parlementaire) acquise par nombre de criminels.

C’est que le pouvoir doit beaucoup à  la pègre. Spécialiste des Balkans, Christophe Chiclet rappelle qu’une partie considérable des rentrées financières de l’Uàƒ”¡K provenait du trafic de drogue et des escroqueries orchestrés par la mafia kosovare de Suisse et d’Allemagne.

Qu’à  cela ne tienne. Les Etats-Unis ont inauguré hier leur ambassade à  Pristina. Peu après l’Albanie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Suisse. Et près de deux mois après la proclamation d’indépendance. Une indépendance toute relative.


Publié le 30 avril, 2008 dans Monde.

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