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Des nettoyeurs du Web pour redorer votre blason numérique

Des nettoyeurs du Web pour redorer votre blason numérique

© Rue89.com

google uk

Malgré votre ébouriffant CV, cet aimable recruteur vous refuse le poste. Motif: un commentaire vachard sur une société concurrente posté il y a deux ans sur un forum. Bienvenue dans le monde merveilleux du web 2.0, où chacun s’exprime et peut retrouver ce que d’autres ont écrit. Des start-ups y voient un business prometteur.

On appelle ce marché naissant celui de la réputation sur Internet, ou de la « gestion de l’identité numérique ». Des sociétés se spécialisent déjà  dans diverses formes de « surveillance » ou de « contrôle » de cette réputation, comme le résumait en novembre un article de TechCrunch, blog spécialisé dans le Web 2.0.

A notre connaissance, une seule propose d’aller plus loin, en « nettoyant » Internet des traces que ses clients jugent compromettantes. Il s’agit de Reputation Defender, qui semble viser le marché francophone: une version complète de son site existe en français. La société californienne n’a pas répondu à  notre demande d’entretien.

Reputation Defender et consorts prospèrent sur deux constats: de plus en plus de recruteurs font des recherches en ligne sur les candidats; et les sociétés prennent conscience de l’importance de leur réputation sur le Web. Selon TechCrunch,

« 77% des recruteurs effectuent des recherches en ligne et 35% ont déjà  éliminé un candidat en se basant sur les résultats de leur recherche ».

Impossible de retrouver l’origine de cette étude. Dont on pourrait penser qu’elle tombe très opportunément pour le nouvel écosystème de la réputation… Pour Fred Bordage, auteur de l’article de Techcrunch, « les études sont fiables car elles sont, pour la plupart, sorties avant que la gestion de l’identité numérique ne devienne à  la mode ».

Un travail « ardu » pour que vous puissiez mieux dormir la nuit

Il serait donc utile de faire effacer ses erreurs sur le web… Reputation Defender propose le service pour la bagatelle de 29,95 dollar (19,24 euros) la trace:

« Nos experts formés sur la réputation Web utilisent une panoplie de méthodes uniques développées par nos soins pour corriger et/ou retirer complètement du Web tout ce que vous avez sélectionné. C’est un travail ardu, mais nous prenons la tâche très au sérieux pour que vous puissiez mieux dormir la nuit. »

Ouf. A y regarder de plus près, il n’existe probablement pas de « méthodes » si « uniques » pour nettoyer le Web, explique Fred Bordage, ancien informaticien:

« En réalité, ils ‘effacent’ les traces en demandant aux différents sites (forum, blog…) sur lesquels elles sont présentes de les supprimer. Mécaniquement, à  force d’effacer des traces, leur référencement est moins bon et elles apparaissent progressivement plus loin dans les résultats de recherches. »

Le courrier poli adressé au webmaster fonctionne dans les pays où le droit d’Internet existe, mais dans les autres?

Réponse du pirate -tendance « white hat »- Crashfr, du collectif Hackerzvoice,

« Les fabricants de logiciels comme Windows ne parviennent pas à  faire fermer des sites de piratage, alors je ne vois pas comment ces sociétés qui prétendent ‘nettoyer’ le Web peuvent réussir à  effacer toutes les traces.

Ensuite, en plus du nettoyage des premières références négatives, il y a toujours la possibilité de créer des sites miroirs pointant vers un site positif pour repousser encore plus loin les autres références. Mais c’est interdit. »

Aucune chance contre les nouveaux archivistes du Web

Le recruteur affranchi n’a donc qu’à  pousser plus loin que les premières pages. Ou à  fouiller dans le cache des moteurs de recherche, où les références restent jusqu’à  ce que leurs robots rescannent les sites concernés. En outre, on focalise sur les résultats de Google, mais d’autres moteurs existent qui utilisent des algorithmes différents. Quant aux outils un peu plus sophistiqués comme la Wayback Machine, gérée par des bénévoles qui ont déjà  archivé 85 milliards de pages web, il n’y a absolument aucun recours.

Bref, l’aspect « nettoyage » du business de la gestion de l’identité numérique paraît surtout reposer sur… du vent. Restent des rumeurs, comme celle d’un reporter photographe qui aurait obtenu de Google le retrait de toutes les mentions de son nom afin de se rendre clandestinement en Corée du Nord. « Il y a tellement de mythes sur Google », s’amuse Anne Gabrielle Dauba-Pantanacce, responsable de la communication de Google France:

« Plusieurs fois par semaine, nous avons des coups de fils de particuliers ou de journalistes qui nous demandent de retirer leur nom de nos pages. Les gens ne comprennent pas comment ça marche. Nous ne sommes qu’une sorte d’aiguilleur du ciel, il faut écrire aux éditeurs du site. Nous n’avons pas vocation à  retirer unilatéralement les contenus. »

Si Google accepte de déréférencer des résultats de recherche, c’est uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Publié le 30 avril, 2008 dans Internet.

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