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OGM: Organismes Génétiquement Mortifères

« Organismes Génétiquement Mortifères »

© NaturaVox

maïs transgénique

Depuis la découverte de la structure en double hélice de l’ADN par Francis Crick, James Watson et Maurice Wilkins, à  Cambridge en 1953, de nombreux scientifiques n’ont cessé d’affirmer que tout était inscrit dans les gènes, et que le séquençage du génome humain permettrait bientôt d’apporter toutes les réponses aux questions que l’on se pose au sujet du vivant, notamment pour trouver des solutions à  un grand nombre de maladies.

Mais le fait que la mouche drosophile ait près de 55% de ses 13600 gènes en commun avec l’homme et que le chimpanzé partage avec nous 94 à  99 % de nos 26.000 à  35.000 gènes, selon les études, a bien sùr rabattu un peu de notre superbe d’autant que l’on peine à  trouver des thérapeutiques uniquement génétiques, et que des jumeaux homozygotes, ou des animaux clonés, se mettent à  présenter des caractères différents alors qu’ils sont censés être identiques. Tout ceci a fini par faire un peu désordre et jeter le doute dans la population mais aussi chez les scientifiques.

C’est ce qui explique qu’au lieu de se focaliser uniquement sur l’ADN, comme ce fùt le cas durant des décennies, les chercheurs se sont progressivement intéressés à  l’ARN et aux nombreuses protéines présentes pour essayer de mieux cerner l’épigénèse c’est à  dire les mécanismes en jeu, beaucoup plus difficiles à  comprendre que prévus, dans l’activation ou l’inhibition de certains gènes. Le vivant qui était rigoureusement déterminé dans l’hypothèse du primat génétique, devient dès lors un système nettement plus ouvert et complexe, soumis à  des variations perpétuelles dans lesquelles le poids de l’environnement est loin d’être négligeable. Un seul gène, même chez la mouche, n’explique pas grand chose car il en faut environ une centaine pour déterminer seulement la forme de son aile. Difficile après cela de penser que la génétique est aujourd’hui une science exacte en dépit de ses nombreuses découvertes et de sa grande importance heuristique pour la compréhension du vivant.

Il n’empêche que même chez certains scientifiques le mythe du tout-génétique a encore la vie dure puisqu’il ne se passe pas de semaine qu’un chercheur découvre le gène qui est la cause principale de ceci ou de cela (obésité, intelligence, dépression, cancer…etc.) les médias ayant la légèreté de laisser penser que cela discrédite les précédentes recherches sur le sujet. Quant au citoyen lambda, il peine encore à  croire que le génome de la chenille est identique à  celui du papillon, et personne n’a pu empêcher notre Président de déclarer en avril 2007 : « j’inclinerais, pour ma part, à  penser qu’on naît pédophile » (sic).

Tout n’est donc pas gagné dans ce domaine de la génétique dont l’intérêt rebondit en ce moment avec le débat en cours sur les OGM au Parlement. Historiquement les premiers Organismes Génétiquement Modifiés en laboratoire ont été les bactéries Escherichia Coli (1973 Université Stanford Californie) suite aux travaux de Paul Berg (futur prix Nobel de chimie en 1980) qui interrompra finalement ses recherches pour organiser en 1975 la Conférence d’ Asilomar demandant (déjà  !) un moratoire sur les manipulations génétiques afin d’éviter que des bactéries génétiquement modifiées puissent se disperser dans l’environnement. Mais s’il est vrai que les bactéries peuvent s’évader subrepticement des laboratoires pour aller contaminer n’importe qui n’importe où, qu’en est-il des plantes génétiquement modifiées avec leurs pollens ?

Chacun connaît la réponse : les pollens peuvent parcourir avec les insectes (entomogamie), le vent (anémogamie) ou les oiseaux (ornithophilie), pour ne citer que les principaux vecteurs en cause, des distances considérables qui rendent ridicules les mesures de sécurité habituellement préconisées entre les champs transgéniques et les autres. La contamination des plantes traditionnelles par des OGM est un fait malheureusement bien établi, mais avec des caractéristiques spéciales qui rendent ce phénomène particulièrement inquiétant.

Il y a tout d’abord une atteinte possible à  la biodiversité par le risque de compétition envahissante pouvant conférer un même gène à  de nombreuses espèces alors que cette biodiversité qui est à  la base même de la vie sur notre planète diminue déjà  de façon alarmante. La plupart des scientifiques estime en effet que le taux d’extinction n’a jamais été aussi élevé. Pour les seules plantes, une espèce sur huit est menacée de disparition, et le cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître d’ici 2030 ce qui aura des conséquences inévitables sur le cycle de l’eau, de l’oxygène, de la nourriture, et sur le climat. Une espèce génétiquement contaminée affaiblit presque nécessairement le patrimoine originel et peut même le supplanter définitivement.

En outre le « bricolage » génétique des OGM réalisé par nos petits Frankenstein ou Prométhée du dimanche peut très bien se répartir au hasard de façon différente ou imprévue dans le génome de la plante contaminée contribuant ainsi à  créer des chimères végétales c’est à  dire des monstres. Ceci s’explique par le fait qu’un seul gène peut coder plusieurs protéines à  l’intérieur de la cellule, ce que l’on appelle l’épissage alternatif. Dans certains cas un seul gène peut coder plus de protéines que tous les autres réunis ce qui confirme que le dogme associant un gène à  une protéine est dépassé. C’est pourtant ce que nous proposent les laboratoires aux ordres des semenciers, en réalisant une sorte de mécano grossier au niveau de la plante, comme s’il s’agissait d’un objet inanimé et non d’un organisme évolutif et vivant en interaction importante avec son tout environnement.

L’éventuelle toxicité sur les populations de la consommation d’OGM n’est pas rigoureusement démontrée à  ce jour, mais elle n’est pas infirmée non plus, et des doutes existent. Aux Etats-Unis le principe d’équivalence en substance entre les OGM et les plantes traditionnelles (qui laisse donc croire qu’il n’y a pas de différence entre les deux) n’impose pas d’étiquetage particulier. En France le seuil de 0,9 % doit être mentionné, mais il ne l’est pas sur la viande des animaux de plus en plus souvent nourris avec des OGM ce qui fait que pratiquement tout le monde aujourd’hui en consomme. Des craintes existent à  terme sur la résistance aux antibiotiques ou la création de nouvelles allergies en raison des marqueurs utilisés. On se pose aussi la question de l’impact que peuvent avoir sur la santé des végétaux contenant leur propre insecticide dont la toxicité, (ainsi d’ailleurs que celle de plusieurs milliers de produits chimiques très répandus), n’a jamais été sérieusement évaluée.

On sait que cet insecticide est artificiellement fabriqué par la plante grâce à  un gène codant une protéine, toxique pour un insecte donné. C’est ce qui permet à  ce végétal de résister à  ses prédateurs (Maïs Bt pour lutter contre la pyrale, par exemple). Malheureusement on a constaté notamment en Malaisie, au Japon, et à  Hawaii, l’apparition d’insectes résistants à  ces toxines supposées les éradiquer, ce qui n’est pas surprenant si l’on considère que les organismes, même les plus primitifs comme les virus, se défendent souvent grâce à  des mutations … génétiques ! C’est donc le serpent qui se mord la queue. Il existe aussi des gènes de tolérance aux herbicides dont le célèbre glyphosate contenu dans le Roundup fabriqué par Monsanto. La plante génétiquement modifiée peut être arrosée sans dommage pour elle par ce produit pour détruire les mauvaises herbes, ce qui réduit l’épandage des autres pesticides. Du moins au début, car pour la culture du coton en Inde, c’est exactement le contraire qui s’est passé. Le Roundup est devenu de plus en plus inefficace et il a fallu utiliser des doses massives de différents produits toxiques.

Selon les partisans des OGM ceux-ci pourraient contribuer à  diminuer la faim dans le monde. Malheureusement on sait très bien que les quelques 850 millions de personnes concernées sur notre planète le sont principalement en raison de problèmes politiques, de guerres, ou de répartition inégalitaires des richesses ou des territoires résultant de l’accaparement scandaleux de ceux-ci par une minorité. Les plantes transgéniques n’ont jamais réglé ce problème et vont même forcément l’aggraver si la culture des agrocarburants, que certains appellent des « nécrocarburants », continue de se développer au détriment de l’alimentation puisque cela rapporte autant que le pétrole qu’ils sont censés remplacer, tout en contribuant encore davantage à  diminuer la biodiversité.

La réticence des laboratoires non indépendants payés par les semenciers à  diffuser leurs études à  la communauté scientifique pour les vérifier, le trucage délibéré de certaines d’entre elles, le lobbying politique effréné de ces multinationales comparables à  des sectes, le licenciement de certains collaborateurs jugés trop critiques, sont évidemment des faits très préoccupants. Mais le comble de la perversité est que ces multinationales ont réussi à  imposer par contrat à  leur clients le rachat chaque année de leurs semences, alors qu’ils en jouissaient librement auparavant, l’utilisation monopolistique de leurs pesticides et insecticides et la possibilité légale de breveter les organismes vivants créant de fait une dépendance financière abjecte sur ce que la nature nous a toujours donné, tout en rendant illégal la préservation ou l’utilisation des autres semences. Les procès perdus par l’association Kokopelli contre les puissants de l’industrie agroalimentaire encouragés par la FNSEA et certaines personnes du gouvernement actuel montrent bien la gravité de cette dérive.

Bien sùr il peut paraître curieux d’extrapoler les incertitudes scientifiques qui règnent actuellement dans la génétique humaine à  celle des plantes parce que l’on pense a priori que la première est plus complexe que la deuxième. Rappelons cependant que le séquençage d’une petite plante annuelle commune appelée l’arabette des dames, choisie pour sa simplicité, a révélé la présence de 7 781 gènes codant des protéines, sur un total évalué à  26 000 gènes. Le maïs quant à  lui compte près de 2 millions de bases d’ADN et 10 chromosomes. Près de 80 % des segments sont répétés, et l’ensemble code pour 50.000 à  60.000 gènes. La simplicité apparente des plantes n’est donc qu’un grossier leurre. Dans ce domaine comme dans l’autre la génétique ne maîtrise actuellement pas grand chose, contrairement à  ce que certains voudraient nous faire croire.

Il n’est probablement pas exagéré de dire que les OGM sont en réalité des Organismes Génétiquement Mortifères qui signeront vraisemblablement aussi la mort du Grenelle de l’Environnement. Et puisque ceux qui manient ces techniques semblent avoir pour objectif un contrôle de l’alimentation mondiale, comme le montre bien M.M. Robin dans son reportage récent sur Arte et dans son livre, c’est à  chacun de prendre ses responsabilités face aux politiques mais aussi face à  ces apprentis sorciers principalement motivés par des raisons financières et par un violent désir d’uniformisation de la nature qui est en définitive une forme d’eugénisme totalitaire contraire à  la culture, à  tous les sens du mot, comme à  une éthique du vivant.

Source:
http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM
http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do ?method=getHomePage
http://tempsreel.nouvelobs.com/dossiers/societe/20040804.OBS0058/les_ogm.html
http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=21088
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html
http://anti-ogm.info/
http://www.naturavox.fr/article.php3 ?id_article=3208
http://www.moratoireogm.fr/spip.php ?article1
http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n383a13.htm
http://www.spectrosciences.com/spip.php ?breve515
http://www.wikio.fr/news/Pelt ?wfid=50595645
http://www.axelibre.org/livres/jean-marie_pelt.php

Publié le 21 avril, 2008 dans OGM.

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