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L’Entité Sioniste vit la peur de l’émigration

L’Entité Sioniste vit la peur de l’émigration

© Alter Info, Palestine Info

Historiquement, le mouvement sioniste international a beaucoup profité de l’holocauste, surtout pour créer son « Etat d’Israël ». Toutefois, soixante ans après cette création, « Israël » n’a pas réussi à  être effectivement un Etat sùr pour tous les Juifs. Elle vit toujours dans une situation de guerre, avec les Arabes en général et avec les Palestiniens en particulier. De plus, elle devient le lieu le plus dangereux au monde, pour les Juifs. Car, tout simplement, elle n’avait pas été mise en place que pour être et rester une base stratégique avancée de l’impérialisme occidental. Cette base a un rôle fonctionnel dans le projet impérialiste général qui varie d’un temps à  l’autre.

Tawfiq Al-Madini

petit juif

cBien évidemment, l’agressivité et la politique d’expansion territoriale d’« Israël », traduit par l’occupation de territoires arabes, ont suscité une vague de condamnation mondiale « logique ». Elles ont aussi ressuscité l’appréhension des Juifs, dans le monde entier. Les Sionistes, pour leur part, ne reconnaissent pas le titre de condamnation logique, pour la simple raison qu’ils considèrent toute critique envers « Israël » comme de l’antisémitisme, et que cet antisémitisme n’est qu’un virus vivant dans les coeurs des autres, sans aucun rapport avec ce que font les Juifs ou « Israël ».

Il y a donc une vraie crise. Cette crise pousse les habitants d’« Israël » à  la quitter. Le nombre de départs devient dangereux, à  tel point qu’il commence à  menacer l’équilibre démographique de laquelle les Sionistes se soucient déjà  trop. En fait, en 2004, il y avait 760 mille Israéliens vivant à  l’extérieur. 40% d’augmentation par rapport à  l’an 2000, l’année du déclenchement de la deuxième Intifada.

A la veille du soixantième anniversaire de la création d’« Israël », le ministère israélien des nouveaux immigrants a récemment révélé qu’il lance une vaste campagne destinée à  faire revenir au pays un maximum d’Israéliens. Le nombre de ces derniers a atteint les 700 mille personnes. Ils sont partis vivre aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, où ils trouvent une vie meilleure. Il est trop difficile de les convaincre, dit le ministère. A peine cinq mille d’entre eux retournent, annuellement, contre vingt mille qui partent.

A savoir que le mouvement sioniste ne cache pas le fait qu’il mène un combat acharné pour arriver, principalement, à  deux buts : mettre la main sur la terre de la Palestine et renforcer l’immigration pour avoir la majorité juive. Actuellement, les choses ne vont pas comme il le veut. Dans la « Grande Israël », tant chère au cœur du parti de droite « le Likoud », les Juifs sont au nombre de 5,4 millions. Cependant, si les Arabes sont actuellement au nombre de 4,1 millions, ils seront majoritaires dès que l’an 2010 verra le jour. Et plus tard, le fossé se creusera encore plus : 8,10 millions d’Arabes contre seulement 6.7 millions de Juifs. Et « Israël » ne possède que deux solutions contre ce risque : renforcer l’immigration des Juifs vers l’Entité sioniste ou/et chasser les Palestiniens.

Faute des actions antisémitismes très graves en Occident, la première solution n’a pas l’air d’être pratiquement possible. La deuxième solution, connue sous le nom de « transfert », rêvée par une partie de la droite sioniste, n’est pas aussi réalisable, sauf en cas de troubles et de confrontations régionales, extrêmes.

En attendant, « Israël » souffre d’une émigration aggravée. Les Juifs des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis, ne s’identifient pas à  « Israël », et notamment les jeunes. En fait, 52% des Juifs américains ne lui donnent aucune importance.

Le sionisme est aujourd’hui devant un autre dilemme. Chaque jour, une cinquantaine de Juifs américains quittent leur religion, dit Nahman Chaï, directeur général du Centre de planification des politiques du peuple juif. Les causes de tous ces changements pourraient être résumées en quelques points.

En premier lieu, la société israélienne, depuis sa création, est un établissement de colonisation d’un aspect purement militaire. Etant toujours sur les nerfs et prête au combat, elle vit loin de toute stabilité et sécurité.

Deuxièmement, en Occident, la plupart de Juifs mènent une vie aisée. 90% des Juifs du monde vivent dans des pays dont le niveau économique est plus élevé qu’en « Israël ». Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, à  titre d’exemple.

Troisièmement, les Juifs des Etats-Unis s’identifient de moins en moins à  « Israël », remarquant la politique agressive menée par les autorités de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien. Ils voient « Israël » réagir comme un outil d’exécution des politiques américaines, au moment où elle devrait réagir selon des critiques morales et humaines.

L’équilibre démographique juif est menacé. Les relations entre « Israël » et les Juifs de l’extérieur ne sont pas au beau fixe. Ce sont des éléments de grande inquiétude pour l’Etat hébreu. Il s’agit de son existence comme étant un Etat juif qui est menacée. Le nombre d’immigrants vers « Israël » était de 100 mille juifs par an, dans les années quatre-vingt-dix. De nos jours, il a dégringolé à  14 mille seulement. Au même moment, l’émigration est en montée considérable.

En somme, plusieurs éléments pourraient être les raisons de cette baisse. Par exemple, le nombre de Juifs au monde a diminué de 21 millions, en 1970, à  environ 12 millions de personnes en 2007, dit une récente étude. Et selon des rapports américains, les mariages mixtes de Juifs avec des personnes d’autres religions sont en augmentation de 51%. Il y a aussi le problème d’intégration dans les sociétés d’origine. Le niveau d’intégration est estimé à  70% en Russie. Aux Etats-Unis à  50%. En Europe à  45%. Il y a également le problème du non respect des traditions juives. Le fait de ne pas penser au mariage pour un certain nombre de jeunes juifs des Etats-Unis et même d’« Israël » en est la meilleure image.

Article résumé et traduit par le CPI


Publié le 15 avril, 2008 dans Palestine, Sionisme & Israël.

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