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La présidence allemande de l’UE, une leçon d’humilité pour Sarkozy !

La présidence allemande de l’UE, une leçon d’humilité pour Sarkozy !

© Marianne2.fr

Responsable des questions européennes à  l’ambassade d’Allemagne à  Paris, Barbara Wolf nous éclaire sur la présidence allemande de l’Union européenne, dont la modestie et la prévoyance devraient inspirer Nicolas Sarkozy.

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Quand la France présidera l’Europe, elle rétablira la démocratie en Chine, convertira tous les Etats membres aux économies d’énergie, le vin et le miel couleront des fontaines de chaque cité du Vieux continent… Dans la bouche de Nicolas Sarkozy, la présidence française de l’Union européenne (PFUE) qui débutera le 1er juillet prochain promet d’être une sorte de miracle politique à  ciel ouvert. Pour relativiser le débordant enthousiasme présidentiel, quoi de plus naturel que de se tourner vers le dernier Etat d’une taille comparable à  la France ayant assumé cette fonction : l’Allemagne. Barbara Wolf est conseillère politique chargée des Affaires européennes à  l’ambassade d’Allemagne en France. Elle occupe ce poste depuis la fin aoùt 2006, soit quatre mois avant la présidence allemande de l’UE, du 1er janvier au 30 juin 2007.

angela merkel

Marianne2.fr : Dans quelles circonstances l’Allemagne a-t-elle abordé sa présidence du Conseil de l’Union européenne ?
Barbara Wolf :
La présidence allemande de l’Union européenne a coïncidé avec celle du G8. La chancelière Merkel était en milieu de mandat (Ndlr : les élections législatives qui désignent le chancelier ont lieu tous les quatre ans en Allemagne) et il s’agissait pour elle de sa première expérience internationale forte. Par conséquent, la classe politique, mais aussi l’opinion publique, étaient très attentifs au déroulement de la présidence.

Note : Sarkozy sera pour sa part à  la fin de sa première année de mandat et traîne le boulet d’élections locales franchement mauvaises et de résultats qui se font encore attendre en matière sociale. Ses premières sorties sur la scène internationale ont été plus marquées par les discours que par l’action: la présidence française sera attendue par l’opinion comme par la classe politique comme un test diplomatique, pour celui qui a tant personnalisé l’affaire du Traité de Lisbonne.

Comment le gouvernement a-t-il préparé la présidence allemande ?
B. W. :La majeure partie de l’agenda du président du Conseil est déterminée par des conditions externes : nous avons travaillé plusieurs mois durant à  prévoir quels dossiers allaient émerger durant ces six mois. Notre programme était chargé, puisque la refonte du Traité constitutionnel européen dans un nouveau texte devait avoir lieu pendant notre exercice. La préparation a donc principalement porté sur les réflexions autour du futur Traité de Lisbonne. Mais les institutions européennes sont des organismes très réglés : il y a de nombreuses échéances et calendriers auxquels le président du Conseil doit se plier. Au final, ce sont les dossiers en cours qui nous ont fait choisir les priorités et les grands axes de notre présidence, même si nous avons pu y ajouter quelques éléments plus spécifiques aux attentes allemandes.

Note : Pour Nicolas Sarkozy, chaque volet est directement lié à  un axe de son programme présidentiel : énergie-climat pour le Grenelle de l’environnement, politique des frontières pour celle de l’immigration, etc. Elargissant sans cesse le cadre d’action de cet exercice, il forme un programme presque électoral qu’il décline par des formules bien connues du type : «nous ferons de cette présidence…» Jusqu’à  aujourd’hui, aucun des rendez-vous majeurs de ces six mois n’a été publiquement présenté, a fortiori le plus délicat : la mise en application du traité de Lisbonne.

Quelle méthode avez-vous choisi pour communiquer sur votre présidence ?
B. W. :La chancellerie a misé sur la prudence car nous savions que notre programme serait chargé. Notre principal travail de communication a donc été de ramener à  la baisse les attentes des citoyens allemands et des Etats-membres qui misaient beaucoup sur notre présidence.

Note : La PFUE surgit à  tous les coins de discours de Sarkozy, de l’Afghanistan aux rencontres avec la FNSEA. A de nombreux égards, elle est présenté comme un levier permettant une action global sur tel ou tel sujet. Dans les faits, la présidence du Conseil européen intervient opportunément chaque fois que le président de la République se trouve à  court d’arguments sur un sujet trop ambitieux.

Comment la PFUE est-elle envisagée en Allemagne ?
B. W. :L’Allemagne a tout intérêt à  ce que la présidence française soit un succès. Nicolas Sarkozy a fait part de sa volonté d’associer l’Allemagne à  cet exercice et la chancelière Merkel a promis de contribuer autant qu’elle le pourra à  sa bonne marche : des groupes de travail sont déjà  en place sur les grands sujets, notamment sur la mise en application du traité de Lisbonne et sur les relations extérieures, qui seront deux grands dossiers durant ces six mois.

Mercredi 09 Avril 2008
Propos recueillis par Sylvain Lapoix


Publié le 12 avril, 2008 dans Europe & UE.

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