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La flamme olympique embrase les champions français

La flamme olympique embrase les champions français

© PurePeople.com

Le passage de la flamme olympique en France devait être l’occasion d’une célébration des valeurs de l’olympisme. Au lieu de cela, son parcours calamiteux dans Paris a réduit en cendres les idéaux du sport et ravivé le brasier des tensions politiques. Premières victimes, les sportifs français se consument encore aujourd’hui…

La traversée de Paris par la flamme olympique, hier, s’est plus apparentée à  une traînée de poudre qu’à  un feu de joie. Un périple émaillé de nombreux incidents, au cours duquel la flamme s’est éteinte 5 fois. Le fine fleur du sport français, qui a tout particulièrement souffert de cet épisode €” conspuée par la foule, assaillie par des manifestants, malmenée par les autorités et les services de sécurité chinois… €”, réagit.

Stéphane Diagana, premier porteur de la flamme, se souvient du moment où la flamme a été allumée, au premier étage de la tour Eiffel. Jean-Claude Killy venait de lire un texto de Jacques Rogge, président du CIO : « Nous respectons les ONG et les causes qu’elles soutiennent […] Le CIO n’est ni un organe politique ni un organisme militant […] La situation au Tibet nous préoccupe, la violence, quelles que soient ses raisons, est contraire aux valeurs olympiques ». Stéphane Diagana, embrassant religieusement cette torche si chère au cœur d’un athlète, refuse de prendre la parole : « L’ambiance était très tendue avant le départ, expliquera-t-il, alors que d’habitude ce genre de manifestation est plutôt festive. En prenant la flamme, on ressent de l’émotion, mais celle-ci est très vite retombée avec les premiers manifestants. »

Drôle de fête populaire, qui commence par la traversée d’une esplanade vide et sous haute sécurité. David Douillet, double champion olympique de judo, revient sur son passage de témoin avorté avec son successeur Teddy Riner. Après avoir été stoppé et frappé par un représentant de la sécurité chinoise, David Douillet voit un garde chinois éteindre la flamme puis se sauver en courant avec une autre flamme, avant que Teddy Riner ne le rattrape : « Teddy a été obligé de faire ça pour empêcher un Chinois de porter la flamme à  sa place, raconte-t-il. C’est honteux. àƒ”¡a démontre une espèce de rigidité paranoïaque que les Chinois ne devront pas avoir aux Jeux, sinon cela ne se passera pas bien.

Les sportifs s’estiment pris en otages, même si David Douillet se félicitait hier d’une réaction du CIO appelant à  une résolution pacifique de la crise du Tibet : « Jusqu’à  maintenant, il n’y a que les athlètes qui sont montés au créneau, s’insurgeait l’ex-judoka. Il était temps que le CIO réagisse… Je n’ai pas voté Pékin ; on essaye de faire comprendre au CIO qu’il faudra y réfléchir à  plusieurs fois pour les prochaines candidatures : les valeurs olympiques, c’est le respect des hommes, de l’humanité, de la parole, et des peuples.

Pour certains, les larmes parlaient d’elles-mêmes : hier soir, le rugbyman Christophe Dominici €” ailier du Stade Français €”, privé du relais qu’il aurait dù assurer, s’insurgeait : « Comme d’habitude, ce sont les athlètes qui ont payé pour les politiques.

Des athlètes qui cherchent à  recréer la solidarité autour du message olympique et rejettent en masse l’hypothèse d’un boycott des jeux Olympiques : « Réussir les Jeux, c’est notre vie, affirme Tony Estanguet, double champion olympique de canoë-kayak. Boycotter voudrait dire qu’on s’attaque à  notre famille, notre institution. Si on veut que le sport continue à  avoir un impact sur la société, il faut préserver ses valeurs. »

Laura Flessel, multimédaillée olympique en escrime, s’associe pleinement à  cette vision : « Avec le badge que nous portons [les sportifs français arboraient un badge avec l’inscription « Pour un monde meilleur », NDLR], c’est ce que nous voulons exprimer. »

Jean Galfione, ancien champion olympique de saut à  la perche, estime que « s’il y a un boycott à  faire, il est d’abord politique et économique ». Romain Mesnil, son successeur à  la perche, ne faillit pas à  sa réputation de sportif engagé : « C’est à  nous de redonner leur sens originel aux anneaux. » Même son de cloche chez l’ancienne sprinteuse Marie-José Pérec : « C’est bien que les athlètes se mobilisent. Il ne faut surtout pas boycotter, soutient-elle, mais au contraire s’appuyer sur les anneaux, se les réapproprier, car ils veulent tout dire. »


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Publié le 8 avril, 2008 dans Jeux Olympiques 2008.

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