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Le nom de Rothschild est synonyme de banquier. « Etre perçu comme une banque juive n’est pas un obstacle ».

Le nom de Rothschild est synonyme de banquier. « Etre perçu comme une banque juive n’est pas un obstacle ».

© IsraelValley.com

INTERVIEW de DAVID DE ROTHSHILD par SABINE ROITMAN – Depuis plus de deux siècles, le nom de Rothschild est synonyme de banquier. Mais dans cette famille il faut se faire un prénom. Et David fait briller le sien au firmament du monde de la finance ; il a su repartir de zéro en 1982 après la nationalisation de la banque de la rue Laffitte par François Mitterrand, et il a forcé l’admiration de tous en développant à  partir d’une coquille presque vide, « PO Gestion », un groupe qui a reconquis pied à  pied au fil des vingt-cinq ans qui viennent de s’écouler, sa première place parmi les banques familiales encore indépendantes.

Son diplôme de l’IEP de Paris en poche, David de Rothschild a commencé sa carrière à  la Société Minière et Métallurgique de Penarroya, avec le parcours que l’on sait. L’homme est humain et chaleureux et il sait annihiler les distances induites par le nom qu’il porte. Comme plusieurs de ses prédécesseurs, il a le talent de bien choisir ses conseillers et de s’attacher leur collaboration au bon moment, en les approchant par exemple quand ils traversent une période de creux alors qu’ils ont conservé intactes leurs immenses réserves de savoir-faire. Viennent à  l’esprit les noms de Jean-Charles Naouri, Guillaume Hannezo (Vivendi Universal), et plus récemment Thierry Breton.

Question. On dit qu’en 1982, vous avez créé votre établissement avec moins d’une dizaine d’employés et dix millions de fonds propres. Où en est maintenant Rothschild & Cie Banque ?

Réponse. Notre groupe est contrôlé par une société française, Rothschild Concordia, actionnaire majoritaire de « Paris Orléans », cotée en bourse, qui contrôle elle-même la chaîne des banques. Le groupe a trois métiers : il est banquier d’affaires et conseille à  ce titre entreprises et gouvernements. Il gère également des patrimoines et près de 400 groupes familiaux lui accordent aujourd’hui leur confiance. Enfin, il investit en prenant des participations minoritaires pour le compte de clients et pour le sien propre.

Nous avons actuellement 600 employés à  Paris et près de 2.700 dans le monde. La capitalisation boursière de Paris Orléans était de 10 millions d’Euros en 1982. Elle dépasse aujourd’hui 800 millions d’Euros. Pour Paris seulement, dans le domaine de la gestion d’actifs pour compte de tiers, les sommes gérées sont passées au cours de cette même période de 50 millions d’Euros à  20 milliards.

Dans le domaine de la banque d’affaires, nous bénéficions d’excellents classements depuis plusieurs années. Au cours des cinq dernières années, nous avons traité plus de 300 opérations. On peut citer pour l’année dernière le rapprochement Suez-GDF, Vinci et ASF, Banque Populaire dans le cadre de l’évolution de Natexis. C’est très divers comme vous pouvez le constater.

Q. Rothschild & Cie s’est également développé en dehors de l’Europe, et vos cinq flèches sont gravées dans plus de 30 pays dans le monde. Quelle est votre stratégie ?

R. Avec la globalisation, nos clients deviennent acteurs partout où il y a des affaires à  développer. Notre métier est de les accompagner. C’est ainsi que nous sommes présents aussi bien en Europe de l’Ouest qu’en Europe de l’Est ainsi qu’à  Bombay, en Chine, en Turquie, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Afrique du Sud. Nous sommes même à  Dubaï et à  Abu Dhabi. Etre perçu comme une banque juive n’est nullement un obstacle à  notre développement. Dans certaines zones, en Chine par exemple, le fait d’être contrôlé par une famille qui a deux cents ans d’histoire est un atout. De surcroît, les Chinois sont amateurs de bon vin. Nous n’avons pas d’implantation en Israël mais nous y avons des amis et des clients.

Q. En 2003, Rothschild & Cie et NMR Rothschild de Londres ont été réunifiées et c’est vous qui menez leur destinée commune. Comment envisagez-vous l’avenir ?

R. Le groupe a su rester indépendant, à  taille humaine et très attaché à  ses valeurs d’intégrité et de défense des intérêts de ses clients. Le monde occidental va continuer à  traverser une zone de turbulences dans les mois à  venir, mais il existe des gisements de croissance dans les pays émergents et des liquidités abondantes en attente d’opportunités. Nous nous efforcerons de répondre grâce à  notre expérience aux défis d’un monde qui change.

Pour ce qui est de la relève par les jeunes générations, mon fils Alexandre qui est âgé de 28 ans travaille actuellement pour six mois en Asie. Mon demi-frère Edouard est encore jeune et mon cousin Eric a deux fils. Les choses se feront comme elles se sont toujours faites, au mieux des intérêts de la banque et en temps utile.€”

Publié le 7 avril, 2008 dans La Bourse & L'Economie.

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