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Libération: «Le Monde selon Monsanto» : oui, mais…

«Le Monde selon Monsanto» : oui, mais…

© Libération.fr

Diffusé le 11 mars sur Arte, le Monde selon Monsanto est un énorme succès, revu plus de 100 000 fois sur le site Internet de la chaîne. Dans ce documentaire choc, Marie-Monique Robin présente les résultats d’une enquête de plus de trois ans sur Monsanto, leader mondial des biotechnologies, qui détient les brevets de plus de 90 % des OGM cultivés dans le monde. «L’une des entreprises les plus controversées de l’ère industrielle [et qui] a toujours caché l’extrême toxicité de ses produits», nous dit-elle. Petit souci : le Monde selon Monsanto se transforme bien trop souvent en le Monde selon les OGM. La journaliste s’en défend : «Vous n’avez absolument rien compris au documentaire. J’ai mené une enquête sur Monsanto, pas sur les OGM !» Mais le montage aligne des images fortes, choque, joue sur le pathos et convainc par l’émotion, par une suite de syllogismes, finissant par amalgamer OGM et Monsanto.

Le travail est remarquable, l’argumentaire pertinent et convaincant. Mais plutôt que de partir de sources recoupées pour trouver une réponse, Marie-Monique Robin cherche des sources pour illustrer de façon efficace une réponse déjà  trouvée de longue date dans l’esprit du public : les OGM, c’est mal. «L’analyse économico-politique n’est pas mauvaise, dit Jean-Paul Charvet, géographe à  Paris-X Nanterre, spécialiste du monde rural. Ce que je critique en revanche, c’est que l’on met systématiquement en avant les aspects négatifs sans jamais regarder ce que les OGM peuvent apporter.» Un exemple ? «Le semis direct [avec OGM] permet d’économiser une tonne de CO2 par hectare cultivé».

Les qualifications de la journaliste en matière de biotechnologies et de géographie humaine sont très contestées. Normal : elle est journaliste et non biologiste moléculaire. Mais Marie-Monique Robin exhibe comme des preuves scientifiques des données parfois erronées. Exemple avancé par Marcel Kuntz, biologiste, directeur de recherche au CNRS à  Grenoble, qui a pris position contre le documentaire : celui de fleurs monstrueuses, montrées dans le docu. «Le film insinue que ces [mutations] aléatoires pourraient survenir par croisements d’une lignée transgénique de maïs avec des variétés non-transgéniques. Ce qui est faux, puisque la lignée transgénique commercialisée possède une seule insertion, qui est stable et ne saute plus aléatoirement dans le génome.» De plus, «la moitié du patrimoine génétique du maïs est formée […] d’éléments génétiques résultant d’insertions de fragments d’ADN, générés par le maïs lui-même, nommés rétro-transposons.»

C’est la grande faiblesse d’un film qui, plus rigoureux scientifiquement, aurait évité un catastrophisme exagéré, préjudiciable à  des propos par ailleurs plus que pertinents.


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Publié le 23 mars, 2008 dans OGM.

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