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République ne peut rimer avec islamique

République ne peut rimer avec islamique

© Courrier International

A quoi bon la tenue d’élections législatives le 14 mars ? se demande un site iranien installé en Allemagne. Car le pouvoir restera, quel que soit le résultat, aux mains des religieux.

Les réformateurs iraniens ont protesté à  grands cris contre leur éviction des élections parlementaires [du 14 mars]. Mais cette contestation repose sur l’illusion que les élections sont un événement politique. Les élections ne sont qu’un marchandage entre les différentes factions conservatrices, avec d’un côté les radicaux, proches du président Mahmoud Ahmadinejad, et de l’autre les religieux historiques, qui s’inscrivent dans la lignée de ­l’ayatollah Khomeyni. Pour démonter leurs illusions, il suffit de poser une seule question : que se serait-il passé si tous les candidats réformateurs avaient été ­retenus et avaient remporté la majorité des sièges ? Cela n’aurait été rien d’autre qu’une répétition absurde et comique de l’Histoire, de ce qu’a subi l’avant-dernier Parlement à  majorité réformatrice.

Les réformateurs qui ont encore des illusions ne veulent pas comprendre que les idéaux de la révolution sont morts. La dualité inhérente au concept de république islamique empêche l’évolution du régime. Les termes république et islamique s’opposent. La résolution de tous les problèmes de la société, de la façon de se vêtir jusqu’à  des questions plus importantes comme l’apaisement des tensions internationales et le manque de liberté de la presse, ne peut avoir lieu tant que cet obstacle structurel demeure. Les réformateurs pensaient qu’en ayant le pouvoir politique, par le biais du Parlement et de la présidence, ils pourraient s’opposer au pouvoir religieux. Mais, dans le système iranien, les instances religieuses ont toujours le dessus. Néanmoins, le régime a besoin de cette légitimité octroyée par les urnes, c’est pour cela qu’il insiste afin que la participation soit importante. La notion de république oblige le pouvoir à  recevoir régulièrement l’assentiment du peuple. Si le peuple ne l’approuve pas, le pouvoir se trouve en situation d’illégalité.

Les élections ont perdu de leur sens après celles de mai 1997 [qui ont vu la victoire du réformiste Mohammad Khatami à  la présidentielle]. Devant l’incapacité des réformateurs à  améliorer la situation du pays et à  s’opposer aux instances religieuses, le peuple n’a plus été convaincu de l’intérêt de participer aux élections, et il a laissé la politique entre les mains des politiciens. Ainsi, le peuple est devenu apolitique.

Mais l’élection à  venir n’est pas sans enjeu. Elle démontre qu’une faction des conservateurs a désormais la mainmise sur le pouvoir. Les candidats réformateurs n’ont pas été les seuls à  être écartés. D’ardents défenseurs du système islamique ont été disqualifiés. A présent, être un héritier de la révolution, défendre la ligne de l’imam Khomeyni ou faire partie de sa famille proche ne sont plus des éléments qui protègent de la disqualification. La structure de la République islamique exige qu’une seule tendance soit au pouvoir, puisqu’au final une seule tendance prend les décisions. Le pouvoir exécutif n’a aucun besoin de pouvoir législatif. Quand le Parlement n’a pas de pouvoir, pourquoi s’inquiéter que l’élection soit libre ou pas ?

Dans ces conditions, on peut se poser la question : quelle est la représentativité de ce Parlement ? La véritable opposition se trouve dans les mouvements qui, malgré la répression, tentent de rester actifs. Et c’est sans doute de là  que viendra le changement, pas de ces élections.


Publié le 16 mars, 2008 dans Monde.

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