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L’Union méditerranéenne corrigée passe le cap européen

L’Union méditerranéenne corrigée passe le cap européen

© Reuters, Par Yves Clarisse – Jeudi 13 mars

BRUXELLES (Reuters) – Le projet français d’Union pour la Méditerranée (UPM) a passé jeudi le cap des dirigeants européens après avoir été sévèrement élagué par l’Allemagne, même si des doutes subsistent sur sa mise en oeuvre concrète.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont trouvé mardi un terrain d’entente au prix d’une spectaculaire révision à  la baisse des ambitions initiales du président français et ont présenté ensemble la nouvelle version à  leurs partenaires de l’UE.

La Commission européenne, qui avait le plus à  perdre dans le projet originel qui prévoyait de n’associer que les pays riverains de la Méditerranée, ce qui aurait réduit son rôle dans le pilotage, a donné le signe du ralliement après avoir eu l’assurance que tous les Vingt-Sept en feraient partie.

« En ce qui concerne l’Union méditerranéenne, nous la soutenons pleinement », a déclaré son président, José Manuel Barroso. « Il semble que toutes les conditions sont maintenant réunies pour aller de l’avant », a-t-il ajouté en soulignant qu’il restait « des aspects institutionnels » à  débattre.

L’un après l’autre, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui se sont retrouvés à  Bruxelles pour débattre de la situation économique et de la lutte contre le réchauffement climatique, se sont prononcés en faveur du projet révisé.

« Ce qui est important, c’est que c’est un projet européen », a souligné le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer. « Nous ne ferons pas un barbecue pour quelques Etats membres seulement. »

CONTINUITÉ

La France voulait initialement limiter le périmètre de l’UPM aux seuls 22 pays strictement riverains de la Méditerranée, plus le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce qui avait suscité la colère d’Angela Merkel, qui évoquait une division de l’UE.

Le « processus de Barcelone » entamé en 1995 entre l’UE et les pays de la Méditerranée aurait été affaibli par ce projet qui prévoyait aussi de siphonner les fonds communautaires, ce qui était inacceptable pour de nombreux pays nordiques.

Le texte transmis par la France et l’Allemagne à  leurs partenaires européens sur ce dossier avant le sommet évoque pour l’essentiel un approfondissement du processus existant.

« L’Union pour la Méditerranée a pour objectif d’ouvrir une nouvelle étape de la coopération en Méditerranée, en conférant un nouvel élan au processus inauguré à  Barcelone en 1995 », peut-on lire dans ce texte de quarante lignes à  peine.

Les Vingt-Sept y participeront et le financement des projets sera assuré par « les fonds prévus pour la coopération régionale dans l’actuel processus de Barcelone » mais aussi, « de surcroît et en dehors du budget de l’UE » par d’autres fonds.

Madrid a bien insisté sur cette continuité.

« L’Espagne considère que l’Union méditerranéenne (…) est une étape de plus au sein du processus de Barcelone, c’est quelque chose qui relance le processus », a expliqué le ministre espagnol des Affaires européennes, Alberto Navarro.

Le principal mérite reconnu à  l’initiative française est l’ambition de redonner du tonus à  un processus peu productif.

« Ces dernières années, c’était un dossier dormant », a ainsi estimé Alfred Gusenbauer, reflétant l’avis général.

Sous la pression, Sarkozy a dù modifier son projet de lancer l’UPM le 13 juillet lors d’un sommet réunissant uniquement les pays riverains, avant une réunion plus large le 14 juillet.

Désormais, il n’est plus question que d’un seul sommet réunissant le 13 juillet les Vingt-Sept, les pays du Sud de la Méditerranée et la Commission européenne.

RÉVEILLER BARCELONE

Mais il reste toutefois des problèmes politiques et techniques à  régler dans les négociations qui vont se dérouler avant le lancement de l’UPM le 13 juillet prochain.

La Pologne n’a pas caché qu’elle avait aussi ses « clients ».

« Nous acceptons cet accord entre la France et l’Allemagne en général, mais nous avons notre proposition sur l’Ukraine et j’espère que les Premiers ministres des pays européens accepteront notre position – une perspective européenne pour l’Ukraine », a expliqué son Premier ministre, Donald Tusk.

L’architecture institutionnelle, la principale novation de l’UPM avec l’accent mis sur la coopération régionale – l’objectif est de présenter quelques propositions emblématiques, comme sur la dépollution de la Méditerranée ou la lutte contre les feux de forêt -, ne sera pas non plus aisée à  mettre en oeuvre.

L’UPM sera coprésidée pour deux ans par un tandem composé d’un pays de l’Union européenne et d’un pays du Sud de la Méditerranée qui prépareront des sommets ayant lieu tous les deux ans ainsi que des réunions ministérielles.

Le poste de coprésident du côté de l’Union sera réservé « dans un premier temps » aux pays riverains, ce qui fait débat.

Navarro a prédit que la coprésidence poserait problème à  cause du conflit israélo-palestinien, Israël faisant partie du processus de Barcelone depuis le début.

« Nous savons d’expérience que c’est très difficile », a-t-il déclaré en expliquant que les pays arabes qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël ne veulent pas que l’Etat hébreu puisse coprésider l’Union pour la Méditerranée.


Publié le 14 mars, 2008 dans Union Méditerranéenne.

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