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Antique et mythique Babylone

Antique et mythique Babylone

© Par Pauline Fréour AP

PARIS – Elle a connu son âge d’or il y a plus de 2.500 ans. A rayonné culturellement, économiquement, sur tout le Proche-Orient. Mais la légende de Babylone a largement supplanté la vérité historique, au point qu’aujourd’hui encore, la cité de Nabuchodonosor n’a rien perdu de sa force évocatrice. Admirée, détestée, la ville antique est au coeur d’une exposition qui débute vendredi au musée du Louvre.

Les organisateurs ont retenu près de 400 pièces, issues des collections de 14 pays, et pris en compte cinq millénaires, pour mener à  bien leur démarche inédite: réconcilier la réalité historique et la légende de Babylone, en s’appuyant sur la première pour éclairer la seconde. « Avec Babylone, on colle autant à  l’histoire qu’au mythe », explique Sébastien Allard, l’un des deux conservateurs du Louvre de l’exposition.

Jamais auparavant la capitale mythique aux jardins suspendus n’avait fait l’objet de cette double perspective.

Guidé par un parcours assez didactique et chronologique, le spectateur est dans un premier temps plongé au milieu des vestiges de la ville antique. Une stèle en pierre noire de deux mètres, extrêmement bien conservée et gravée du code de lois le plus célèbre et le plus complet de l’Antiquité, illustre ainsi le développement de la ville sous le règne d’Hammurabi (XVIIIe siècle av JC). Ce souverain modèle, véritable fondateur de la ville, a fait, le premier, de Babylone un grand centre religieux et culturel.

Puis vient l’ère du mythique Nabuchodonosor II, au VIe siècle av. JC. L’exposition fait la part belle aux somptueux chantiers qu’il patronna, notamment la fameuse tour à  étages, qui donnera lieu à  la légende de la Tour de Babel. Etonnamment bien conservés, de magnifiques reliefs en briques peintes représentant les figures symboliques de la religion babylonienne -le lion, le dragon, le taureau- donnent également un aperçu des fastes de la ville d’alors.

Quittant l’archéologie, le parcours entraîne ensuite le visiteur sur les traces de l’héritage de la cité de Mésopotamie, avec un long détour très éclairant sur les origines du mythe, « sans cesse actualisé en fonction des besoins », souligne Sébastien Allard.

Des manuscrits anciens permettent ainsi de comprendre pourquoi la Tour de Babel est généralement représentée ronde, alors que l’édifice dont elle est inspirée était carré: l’historien Hérodote, qui ne s’était jamais rendu sur place, en a donné dans ses écrits une description erronée. Et c’est précisément cette image traditionnelle, d’une tour ronde bordée d’un escalier en spirale, qui hante les toiles des maîtres flamands et hollandais du XVIe siècle.

L’autre mythe décortiqué par l’exposition est celui de Babylone ville maudite, souvent représentée sous les traits d’une prostituée chevauchant un dragon, notamment au Moyen-Age. Des gravures de Dürer à  un icône russe, en passant par un manuscrit persan, cette image, tenace, s’appuie cette fois sur la Bible, pour qui Babylone symbolise le mal, par opposition à  Jérusalem, « cité de Dieu ».

On est par conséquent assez surpris de se voir rappeler les contributions effectives de la civilisation babylonienne au monde actuel: ainsi la division du cercle en 360 degrés, ou le décompte de l’année sur douze mois.

Bouclant la boucle, la partie consacrée aux fouilles archéologiques, réalisées au début du XXe siècle par une mission allemande et accompagnées de photos, replonge brusquement la ville, située à  environ 200km au sud-est de Bagdad en Irak, dans la modernité. Mais, qu’on se rassure, « Babylone est une ville dont l’archéologie n’a pas détruit le mythe », affirme Sébastien Allard.

L’exposition sera ensuite présentée au Pergamon museum de Berlin puis au British museum de Londres. AP.

– « Babylone », du 14 mars au 2 juin 2008 au musée du Louvre à  Paris, Hall Napoléon

Tous les jours de 9h à  18h sauf le mardi, et jusqu’à  22h les mercredi et vendredi.

Tarif spécifique à  l’exposition: 9,50 euros. Billet jumelé avec l’accès aux collections permanentes: 13 euros avant 18h, 11 euros en nocturne.

Renseignements 01.40.20.53.17

Sur Internet: http://www.louvre.fr


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Publié le 13 mars, 2008 dans Associations & Conférences.

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