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Nicolas Sarkozy fait campagne sans le dire

Nicolas Sarkozy fait campagne sans le dire

© LaCroix.com

En déplacement dans le Var, le chef de l’État s’est employé à  envoyer des signaux à  l’électorat populaire qui avait voté pour lui lors de la présidentielle

Pour son seul déplacement politique de l’entre-deux-tours, Nicolas Sarkozy avait choisi un ancien bastion du FN, détenu depuis 2001 par l’UMP Hubert Falco, réélu dimanche avec plus de 65 % des voix. Le chef de l’État a eu beau répéter, mardi 11 mars, à  Toulon, que « le président de la République n’a pas à  s’impliquer dans les élections municipales », il a clairement cherché à  remobiliser les électeurs avant le second tour du scrutin.

Parce que, selon lui, la droite n’a pas su mobiliser dimanche dernier l’électorat populaire qui s’était porté sur sa candidature à  la présidentielle en tournant le dos, pour certains d’entre eux, à  Jean-Marie Le Pen.

Nicolas Sarkozy s’est donc employé à  donner des gages à  ces électeurs-là , martelant qu’il maintenait le cap sur tous les « sujets sensibles » qui « intéressent les Français ». « Je suis le chef de l’État, je dois dire aux Français où j’essaie de les conduire », a-t-il rappelé. Les sujets « sensibles » ? La maîtrise des flux migratoires, l’intégration, la lutte contre la délinquance ou encore l’identité nationale.

« J’ai remis de l’ordre ! »

Au cours d’une longue table ronde sur l’immigration, au Palais des congrès de Toulon, Nicolas Sarkozy n’a pas mâché ses mots. « La France ne peut pas accueillir tout le monde », a-t-il tonné devant un public acquis. « Quand quelqu’un n’a pas de papiers, il n’a pas vocation à  rester en France », a-t-il ajouté, répétant à  plusieurs reprises « j’assume » ou « je prends mes responsabilités ».

Le chef de l’État a stigmatisé les gouvernements précédents, de droite comme de gauche, qui « ont laissé se développer l’immigration clandestine » et « favorisé la constitution de ghettos » en périphérie des villes. « J’ai trouvé une situation catastrophique en arrivant, a-t-il poursuivi. J’ai remis de l’ordre ! », Nicolas Sarkozy a redit la nécessité d’instaurer des quotas d’immigration, parce qu’il est « normal » que la société française « fasse venir d’abord ceux dont elle a besoin ».

Il a, en outre, rappelé l’objectif fixé à  son ministre de l’immigration, Brice Hortefeux, de privilégier l’immigration économique au détriment de l’immigration familiale. « Je pense avoir un peu plus fait pour réduire l’extrême droite qui a empoisonné le débat politique pendant des années que les défileurs de pancartes et les donneurs de leçons », s’est-il félicité.

«Je tiendrai compte de ce que le peuple aura exprimé»

Un peu plus tôt dans la matinée, le chef de l’État a montré une nouvelle fois qu’il avait du mal à  rester en retrait de la campagne. Au détour d’un discours adressé à  de nouveaux naturalisés, à  la préfecture du Var, il n’a pas pu s’empêcher d’évoquer les élections municipales, répétant qu’il s’agissait d’un scrutin purement local.

« Il ne s’agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la nation, a-t-il insisté. Mais de choisir la meilleure équipe pour gérer sa commune. Ce seront les questions de la vie quotidienne, de la proximité, du voisinage qui seront posées »…

Quitte, quelques minutes plus tard, à  replacer les enjeux du scrutin sur le plan national, promettant qu’il tirerait les leçons de l’élection. « Le peuple aura parlé, je tiendrai compte de ce qu’il aura exprimé », a-t-il assuré.

« Et nos salaires ? »

Là  encore, loin des enjeux locaux des municipales, le chef de l’État a ensuite félicité ses ministres élus dès le premier tour. « C’est pour le gouvernement tout entier et pour moi-même un encouragement, a-t-il déclaré. Les électeurs leur ont fait confiance alors même qu’ils sont pleinement engagés dans des réformes difficiles. »

Enfin, Nicolas Sarkozy a regretté la faible participation de dimanche 9 mars et appelé les électeurs à  la mobilisation. Si le sort de Toulon est réglé, il n’en est rien à  60 km, à  Marseille, où Jean-Claude Gaudin est au coude-à -coude avec son adversaire socialiste Jean-Noël Guérini. Ou encore à  Nice où le ministre de l’Outre-mer, Christian Estrosi, se trouve en ballottage.

À son passage, quelques commentaires : « Courage, tenez bon avec les réformes ! » mais aussi « Et nos salaires ? » Encore un peu plus fort, un homme lance : « Toulon ne sera pas une ville laboratoire pour la politique de Monsieur Hortefeux ! » « Le président n’est pas dans sa tour d’ivoire, glisse un conseiller. Il écoute ce que les Français lui disent. »

Publié le 12 mars, 2008 dans Sarkozy.

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