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Des électrodes pour soigner le cerveau

Lavage de Cerveau, comment inactiver une partie du cerveau

© Ouest-France

electrodes soigner cerveau
Le docteur Jérôme Yelnik est un spécialiste de l’anatomie du cerveau. : Ouest-France

Connue pour ses résultats spectaculaires sur la maladie de Parkinson, la stimulation cérébrale profonde peut traiter d’autres troubles psychiques.

Il a la taille d’un haricot et l’épaisseur d’une lentille. Profondément enfoui dans chaque hémisphère du cerveau, le noyau subthalamique n’est pas toujours bien visible sur les IRM. Il est pourtant la cible des délicates opérations de stimulation cérébrale profonde.

« Le principe est d’implanter deux fines électrodes dans le cerveau, sans provoquer de lésion, jusqu’à  atteindre ce noyau. Les électrodes sont reliées à  deux fils qui rejoignent un boîtier placé sous la clavicule, comme un appareil de stimulation cardiaque. En envoyant du courant à  haute fréquence, on peut inactiver la région visée, explique le docteur Jérôme Yelnik, chercheur de l’unité Inserm Neurologie et pathologie expérimentale à  la Pitié-Salpétrière (Paris). L’un des intérêts de la technique est qu’elle est réversible. On ne détruit rien. »

Opération relativement fréquente

Ces lourdes opérations, maîtrisées par une dizaine d’équipes de neurochirurgie en France, ont été mises au point à  la fin des années 1980, au CHU de Grenoble. Pour l’heure, leur principale application est le traitement de la maladie de Parkinson. Avec une amélioration souvent spectaculaire des tremblements ou de la rigidité excessive des muscles des patients : « C’est devenu une opération relativement fréquente. Cinq cents patients ont été traités à  Grenoble, deux cents ici… »

Un Atlas du cerveau en 3D

Une autre application est testée avec succès depuis 1999, pour des syndromes de Gilles de la Tourette, une maladie caractérisée par des tics moteurs et vocaux (répétition, grossièretés…) très invalidants. Plus récemment, plusieurs équipes ont obtenu d’étonnants résultats sur des troubles obsessionnels compulsifs. Et un protocole de recherche pour le traitement de dépressions très sévères devrait bientôt démarrer, en partenariat avec le professeur Bernard Millet (Rennes).

Pour affiner la technique, le docteur Yelnik et Eric Bardinet, un chercheur de l’Inria (informatique), ont mis au point un nouvel Atlas du cerveau, qui permet d’obtenir une image en trois dimensions de l’encéphale du patient, à  partir de son IRM. « C’est particulièrement utile quand le noyau subthalamique est visé, » souligne le docteur Yelnik.

Lors d’une recherche récemment publiée, il a montré que ce tout petit noyau est globalement divisé en trois zones qui contrôlent des informations très différentes : motrices, émotionnelles, cognitives. « Pour Parkinson, il faut viser la partie motrice; pour les troubles obsessionnels, la partie cognitive. » Un mauvais positionnement de l’électrode peut expliquer pourquoi certains patients traités pour la maladie de Parkinson connaissent un changement notable de leur humeur.

Le champ d’application de la stimulation cérébrale profonde pourrait s’élargir à  l’avenir (douleurs des « membres fantômes » des amputés…). Dans l’immédiat, le docteur Yelnik aimerait que des électrodes encore plus fines soient mises au point. Et, pourquoi pas, à  plus long terme, des nanoélecrodes qui seraient commandées de l’extérieur et stimuleraient une zone du cerveau extrêmement précise.

« On peut s’effrayer des changements qui peuvent être induits par une simple électrode, prévient le docteur Yelnik. Mais ces recherches et ces interventions sont très encadrées. C’est nécessaire. Il ne faudrait surtout pas que ces techniques puissent être imposées contre l’avis d’un patient, dans le but de modifier son comportement. »

Philippe RICHARD.

Le Neurodon, opération nationale de collecte de fonds pour la recherche sur le cerveau, se tient la semaine prochaine. Notre prochaine édition de dimanche Ouest-France sera accompagnée d’un supplément consacré au Neurodon. (www.neurodon.fr.)


Publié le 8 mars, 2008 dans Science.

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