Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Pourquoi a-t-on permis qu’un bombardier armé d’ogives nucléaires puissent voler au-dessus des États-Unis

Pourquoi a-t-on permis qu’un bombardier armé d’ogives nucléaires puissent voler au-dessus des États-Unis

© AlterInfo.net, cet article est récent et relate de la même chose que notre article Le missile Numéro 6: La Bombe Nucléaire Que l’On a Volée du 17 Septembre 2007, lisez les deux et faites votre opinion. Nous nous sommes permis de recopier l’article d’alterinfo.net entièrement, mais nous vous conseillons d’aller lire cet article directement sur AlterInfo.net!

Par Bill Van Auken

Mercredi le 5 septembre était divulgué qu’un B-52 de l’Armée de l’Air des États-Unis a volée d’un bout à  l’autre des États-Unis armés de six missiles de croisière portant des ogives nucléaires, ce qui a étonnamment attiré un peu l’attention des médias.

b 52 barksdale
Photo: http://www.aerospaceweb.org

L’histoire, d’abord dévoilée par le site Internet Military Time basée sur des informations d’officiers militaires, a été reléguée au bas de la page 16 du New York Times du jeudi le 6 septembre et à  la page 10 du Washington Post.

Présentée en évidence dans ces deux journaux et dans la couverture médiatique en général, l’histoire d’un porte-parole de l’Armée de l’Air était réconfortante à  l’effet que cet incident représentait « une erreur isolée » et « qu’à  aucun moment la sécurité publique n’a été menacée. »

Toutefois, cet incident a une immense et terrifiante signification. Le décrire comme « une erreur isolée » permet de contourner les questions essentielles à  savoir comment un B-52 armé de nucléaire a été autorisé à  décoller apparemment sans l’approbation d’officiers supérieurs et aussi, qui a ordonner cet extraordinaire vol et pourquoi.

Le B-52 a décollé de la base aérienne de Minot dans le Dakota du Nord et a volé à  la base aérienne de Barksdale en Louisiane le 30 aoùt après que six missiles de croisière équipés d’ogives nucléaires aient été montées sur les pylônes situés sous ses ailes. Chacune des ogives transportées peut avoir une charge allant jusqu’à  150 kilotonnes, soit plus de dix fois la force explosive de la bombe larguée par les États-Unis sur Hiroshima à  la fin de la deuxième guerre mondiale.

Pour autant que l’on sache, cet incident est une première sur près de 40 ans où un avion US s’envole armé d’ogives nucléaires. Alors que des bombardiers étaient maintenus dans les airs dans les années 60 dans le cadre de la stratégie de dissuasion nucléaire contre l’URSS, la pratique a été stoppée en 1968 après une série d’accidents impliquant des B-52 armés de nucléaire. Par la suite, des bombardiers chargés d’armes nucléaires étaient maintenus en alerte à  l’extrémité des pistes pour un décollage rapide jusqu’en 1991, soit l’année où cette pratique fut à  son tour abandonnée.

Un porte-parole du Pentagone a déclaré que l’incident a engendré un appel d’urgence par le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général Michael « Buzz » Mosley, au secrétaire de la défense Robert Gates, ajoutant que « c’était suffisamment important pour que le Président Bush en soit informé. »

En réponse à  cet événement, le Pentagone a annoncé qu’un commandant d’escadre de bombardement de la base de Minot a été relevé de ses fonctions et plusieurs soldats de l’Armée de l’Air ont été éconduits pour avoir manipulé des armes nucléaires. Il a également signalé qu’une enquête se poursuit.

L’Armée de l’Air a annoncé en mars que le missile de croisière est éliminé aux termes d’un traité de réduction des arsenaux nucléaires signé avec Moscou en 2002 tout en laissant sous-entendre que les armes ont été transportées entre les deux bases dans le cadre de ce processus. Toutefois, les armes sont normalement transportées d’une base à  l’autre dans les soutes d’avions cargo C-17 et C-130 et non fixées aux ailes de bombardiers de combat.

Quelqu’un a dù donner l’ordre de monter les missiles sur l’avion. La question est de savoir si c’était un commandant local de l’Armée de l’Air, soit par erreur ou délibérément, ou si l’ordre est venu de plus haut.

Le premier scénario rappelle rien de moins la comédie noire « Dr. Folamour » produite en 1964 par le réalisateur de films Stanley Kubrick. L’intrigue du film porte sur l’ordre unilatéral donné par un commandant paranoïaque de l’Armée de l’Air, le général Jack D. Ripper (littéralement Jack l’éventreur), pour qu’une escadre aérienne effectue une première agression nucléaire contre l’Union Soviétique. Le président des USA est choqué de découvrir que les systèmes de sécurité supposés empêcher pareille attaque sans son ordre explicite aient été neutralisés.

Étant donné l’affirmation du Pentagone que l’incident représentait une « erreur », le vol de Minot à  Barksdale démontre que le système de sécurité actuel n’empêche pas un simple commandant de déployer des armes nucléaires de manière délibérée ou par inadvertance.

Les experts en armes nucléaires ont décrit l’épisode comme choquante et inexplicable. « Cela paraît incroyable que toutes les procédures de contrôle puissent connaître des dysfonctionnements de la sorte », a commenté Hans Kristensen, expert en armement nucléaire de la Fédération des Scientifiques Américains. « C’est peut-être ce qui est le plus inquiétant au sujet de cet incident particulier qu’apparemment un individu qui avait l’autorité d’ordonner le déplacement de ces armes quelque part ait décidé de le faire. »

Le représentant au Congrès sur le Comité de la Sécurité Intérieure de la Chambre, Edouard Markey, a publié une déclaration dans laquelle il dit qu’il est « absolument inexcusable que l’Armée de l’Air ait perdu la trace de ces … ogives, même pour une courte période. »

Markey a ajouté, « Rien de semblable n’a jamais été rapporté avant et nous avions été assurés depuis des décennies que c’était impossible. »

Tout cela implique que la menace d’un holocauste nucléaire est encore plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était à  la période la plus tendue de la guerre froide contre l’Union Soviétique.

Les États-Unis maintiennent un arsenal nucléaire estimé à  9 900 ogives dont presque la moitié est opérationnellement déployée. On estime que les États-Unis et la Russie ont plus de 1 000 ogives chacun sous haut alerte avec la capacité de les lancer dans un délai de préavis de dix minutes.

Il y a eu des signaux constants que le système de commande et de contrôle de l’arsenal nucléaire dans l’ancienne Union Soviétique s’est détérioré de façon significative par manque d’investissement, provoquant la crainte qu’un lancement accidentel ne devienne plus que probable.

Pendant ce temps les USA, suite à  la dissolution de l’Union Soviétique, ont élaboré une doctrine « de guerre préventive » c’est-à -dire des guerres d’agression, qui se déroulent dans des pays situés près des frontières de la Russie, tels que l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak. L’administration Bush a également à  plusieurs reprises fait connaître ses plans concernant l’utilisation unilatéral d’armes nucléaires dans des théâtres de guerres traditionnelles.

Il y a une autre considération tactique qui rend la supposée confusion à  la base aérienne de Minot encore plus effroyable. L’Armée de l’Air de même que la Marine utilisent de plus en plus les missiles de croisière pour deux fins en changeant les têtes nucléaires pour des têtes conventionnelles. Les missiles de croisière conventionnels à  lancement aérien ont été utilisés intensivement lors des récentes interventions militaires des États-Unis. Si une telle « erreur » est possible dans un vol entre deux bases militaires aériennes à  l’intérieur des États-Unis, vraisemblablement c’est quelque chose d’également possible dans le contexte d’une guerre réelle avec le potentiel d’un B-52 lançant une attaque nucléaire sur une cible qui aurait été censée être frappée par une arme conventionnelle.

La seconde possibilité où le vol aurait été autorisé par un niveau d’autorité supérieure, pose une menace bien plus imminente.

Les B-52 de Barksdale en Louisiane ont été utilisés à  plusieurs reprises pour attaquer des cibles en Irak d’abord en lançant des missiles de croisière sur des cibles irakiennes en 1996 et 1998 et par la suite, dans la campagne de « stupeur et effroi » qui a précédé l’invasion de 2003 en effectuant environ 150 sorties de bombardement qui ont dévasté une grande partie de la moitié méridionale du pays.

De même, les armes qui ont été fixées aux ailes du B-52 volant à  partir de la base aérienne de Minot ont été conçues pour être utilisé contre des cibles fortifiées, telles que des bunkers souterrains.

Considérant l’escalade des menaces contre l’Iran et les rapports antérieurs faisant état d’une éventuelle utilisation d’armes nucléaires « tactiques » contre les installations nucléaires iraniennes, il y a une possibilité très réelle que le vol vers Barksdale fasse partie des préparatifs dissimulés d’une attaque nucléaire contre l’Iran.

Si c’est effectivement le cas, les affirmations voulant qu’il s’agisse d’une « erreur » par un officier de l’escadre de bombardement et de quelques soldats dans le Dakota du Nord peuvent bien être simplement une histoire pour camoufler le fait que le gouvernement à  Washington prépare un acte criminel ayant des dimensions historiques mondiales en ordonnant, sans provocation, la première utilisation d’armes nucléaires depuis les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki il y a plus de soixante ans.

Original anglais publié le 7 septembre sur WSWS.org

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info


Publié le 18 février, 2008 dans Conflits & Guerres.

Laissez un commentaire