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Le départ de Bush soulage Harper

Le départ de Bush soulage Harper

© LeDevoir.com, Alec Castonguay

«Nous sommes inquiets de la direction que prennent les États-Unis depuis un certain temps»

Ottawa – Stephen Harper souhaite que l’arrivée à  la Maison-Blanche d’une nouvelle administration en janvier 2009 permettra de résoudre certains problèmes entre les deux capitales. Le premier ministre se dit «inquiet» de la direction que prennent les États-Unis dans les domaines de la sécurité à  la frontière et de l’environnement. La fin du règne de George W. Bush sera l’occasion d’un «nouveau départ», estime le chef conservateur.

Dans une entrevue accordée il y a trois semaines au magazine Options politiques, M. Harper s’est pour une rare fois attardé à  la course présidentielle qui bat son plein les États-Unis.

Le premier ministre Harper ne cache pas que l’arrivée d’une nouvelle administration à  Washington, peu importe sa couleur politique, sera un soulagement dans certains dossiers. «Nous sommes inquiets de la direction que prennent les États-Unis depuis un certain temps, même si je ne veux pas faire porter le blâme à  qui que ce soit. C’est simplement la réalité», a-t-il dit.

D’abord, il y a des problèmes «qui prennent de l’ampleur» dans le domaine de la sécurité et du commerce à  la frontière, estime M. Harper. Les Américains ont en effet multiplié les contrôles de sécurité et les contraintes bureaucratiques, ce qui nuit aux entreprises canadiennes qui exportent aux États-Unis. «Parfois, mais pas toujours, cela a plus à  voir avec un sentiment protectionniste qu’avec la sécurité. àƒ”¡a nous inquiète», a dit Stephen Harper. Selon lui, la communauté américaine des affaires partage ses craintes.

«On a travaillé le plus fort possible avec l’administration actuelle pour prévenir ces changements, mais nous avons maintenant l’occasion d’un nouveau départ avec une nouvelle administration», a dit le premier ministre.

Lors de son passage à  New York en septembre dernier, Stephen Harper avait formulé des critiques similaires devant le Council on Foreign Relations. Le nationalisme économique devient néfaste lorsqu’il se transforme en protectionnisme, avait-il dit, ajoutant que les deux pays devaient tout faire pour faciliter le commerce à  la frontière, ce qui n’est pas le cas à  l’heure actuelle.

L’environnement

Son de cloche similaire dans le domaine de l’environnement et de l’énergie. Même si le gouvernement Harper n’a pas la réputation d’être un champion de la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre affirme que le laisser-aller de Washington dans ce domaine permet aux entreprises américaines de mener une concurrence de plus en plus déloyale aux sociétés canadiennes.

«Nous sommes le plus gros fournisseur d’énergie des États-Unis, mais en même temps, nous sommes un pays signataire de Kyoto. Nous participons à  l’effort mondial pour réduire les gaz à  effet de serre. Mais ces efforts sont menacés par notre partenaire énergétique, qui n’a aucune cible de réduction et qui ne voit pas ce dossier comme une priorité. Sur ce plan aussi, nous espérons faire plus de progrès avec une nouvelle administration américaine, peu importent le parti ou le président», a soutenu M. Harper.

Il a d’ailleurs affirmé que les positions prises durant l’investiture par les différents candidats, autant démocrates que républicains, sont scrutées à  la loupe. «C’est important que le premier ministre du Canada entretienne de bonnes relations avec le président des États-Unis, peu importe le parti au pouvoir. C’est crucial pour les intérêts du Canada. On se prépare donc à  travailler avec celui ou celle qui l’emportera», a-t-il dit.

Les déclarations d’Hillary Clinton à  propos de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) n’ont certainement pas échappé aux fonctionnaires à  Ottawa. La candidate démocrate estime que cette entente devrait être ouverte et modifiée, notamment pour renforcer les normes environnementales et améliorer les conditions de travail. «Je pense qu’il faut revoir nos ententes économiques tous les cinq ans pour être certain qu’elles répondent à  nos attentes ou pour faire des ajustements. Et nous devrions commencer par l’ALENA», a dit Mme Clinton le 8 octobre dernier.

Même si cette charge vise davantage le Mexique que le Canada, ce type de déclaration déclenche des alarmes à  Ottawa. «En tant que gouvernement, il est évident que nos fonctionnaires analysent et tentent de comprendre les positions prises par tous les candidats, question de voir comment ça influence nos intérêts et ce que nous pouvons faire pour influencer le débat», a dit Stephen Harper dans cette entrevue reproduite dans le dernier numéro d’Options politiques.


Publié le 12 février, 2008 dans Canada, Etats-Unis.

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