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Le Pen condamné à  3 mois avec sursis pour avoir « falsifié l’Histoire »

Le Pen condamné à  3 mois avec sursis pour avoir « falsifié l’Histoire »

© Par Dorothée MOISAN AFP – Vendredi 8 février

lepen fn

PARIS (AFP) – Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen , a été condamné vendredi à  Paris à  trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende pour avoir « falsifié » l’Histoire, en minimisant les crimes commis par les nazis sous l’Occupation.

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le leader d’extrême droite coupable de complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crime contre l’humanité, à  la suite de propos publiés en janvier 2005 dans l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol.

Le parquet avait requis cinq mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende.

Le président du FN a déjà  été condamné à  de multiples reprises pour des déclarations controversées, mais cette fois, « c’est une condamnation très lourde, rarissime en droit de la presse », a déclaré l’avocat du Mrap, Me Richard Sebban, saluant une condamnation « à  la hauteur de la falsification gravissime, » commise par Jean-Marie Le Pen.

Le journaliste de Rivarol Jérôme Bourbon, et la directrice de publication, Marie-Luce Wacquez, ont pour leur part été condamnés à  respectivement 2.000 et 5.000 euros d’amende.

Les trois prévenus devront verser solidairement un euro de dommages et intérêts à  l’association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France et 1.000 euros à  chacune des autres associations parties civiles (Mrap, Ligue des Droits de l’Homme, Fédération nationale des déportés et internés résistants patriotes).

« Il y a 100% de chances que Jean-Marie Le Pen me demande d’interjeter appel », a immédiatement déclaré son avocat Me Wallerand de Saint-Just, stigmatisant « un jugement qui viole la liberté d’expression ».

Son client était poursuivi pour une série de propos qui à  l’époque avaient fait l’objet d’une condamnation unanime des associations et formations politiques. Il avait notamment déclaré: « en France du moins, l’Occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés ».

Il avait également donné sa version du massacre d’Ascq (Nord) perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, où 86 Français avaient été fusillés en représailles au déraillement d’un train allemand.

Sur cet épisode, le tribunal a estimé que le président du FN avait « réécrit l’Histoire, se gardant bien d’évoquer les pires exactions commises par la Gestapo (…) mais tentant au contraire de minimiser ses crimes ».

Les magistrats de la 17e chambre ont dénoncé « une falsification historique délibérée », M. Le Pen ayant « donné de la Gestapo une image positive, l’érigeant en autorité protectrice de la population française, occultant les crimes dont elle s’est rendue coupable ».

« Le tribunal reproche à  mon client de ne pas avoir parlé de certains événements. C’est impossible à  défendre! », a protesté Me Wallerand de Saint-Just.

Concernant la phrase sur le caractère « pas particulièrement inhumain » de l’Occupation, le tribunal considère que le leader politique « tente d’instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des Juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l’humanité ».

Le tribunal a également rejeté la défense de M. Le Pen consistant à  dire que les propos poursuivis avaient été tenus à  l’occasion d' »une discussion à  bâtons rompus » et n’auraient donc pas dus être publiés. Le jugement observe que M. Le Pen aurait dù en ce cas publier un démenti, or il ne l’a pas fait.


Publié le 8 février, 2008 dans Nazi & Néo-Nazi.

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