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Sarkozy, président de l’UE sous étoiles et paillettes

Le chef de l’Etat veut faire de la présidence française de l’Union européenne, à  partir du 1er juillet, un moment spectaculaire de son mandat. Nos partenaires s’inquiètent.

© Source: l’Express.fr

Président de 493 millions de personnes… Nicolas Sarkozy sera bientôt à  la tête des 27 pays membres de l’Union européenne. Jamais pareille occasion ne se représentera à  lui : autant dire qu’il espère un feu d’artifice. « Pendant le premier semestre de 2008, je m’occupe de toutes les grandes réformes. A partir du 1er juillet, je serai à  100 % sur la présidence de l’Union européenne », a-t-il confié récemment à  un visiteur.

Le chef de l’Etat veille aux moindres détails : il a choisi lui-même le logo qui symbolisera la période et, selon un proche, a « déjà  en tête toute la scénographie ». Aux étoiles du drapeau européen – qui flottera sous l’Arc de triomphe, à  Paris – Nicolas Sarkozy ajoutera les paillettes. Et d’abord celles de la fête.

Célébrations
La France ne prendra pas en catimini le relais de la Slovénie. Pour le 1er juillet, un concert avec des vedettes du Vieux Continent est à  l’étude, de même qu’un passage par la tour Eiffel et une balade en bateau-mouche, sur la Seine, pour la Commission européenne emmenée par José Manuel Barroso. En décembre, pour le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en 1948 par 58 Etats au palais de Chaillot, une ribambelle de personnalités internationales seront conviées au Trocadéro.

Les 13 et 14 juillet, c’est le Grand Palais qui sera à  l’honneur – mais là  commencent les difficultés politiques. Derrière la forme spectaculaire surgissent les questions de fond. Une bataille sévit actuellement autour du chef de l’Etat pour déterminer l’enjeu de ces deux rendez-vous.

Le 13, Nicolas Sarkozy convie les dirigeants des pays européens riverains de la Méditerranée et ceux des voisins de l’autre façade – dont le colonel Kadhafi, de retour dans la capitale française. Le 14 seront présents les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.
Or le projet d’Union méditerranéenne divise les partenaires de la France – un diplomate vient encore de constater à  quel point les Allemands sont « épidermiques » sur le sujet.

Aussi le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, plaide-t-il pour que le sommet du premier jour soit seulement informel, histoire de ne pas vexer Berlin et plusieurs autres capitales, quand Henri Guaino, conseiller spécial du président, porteur de ce projet, veut lui donner un caractère solennel et décisionnel. De cette séquence, qui ouvrira la présidence française, dépendra l’ambiance du semestre.

Des JO et neuf sommets
D’autres rencontres doivent servir le prestige et le rayonnement international de Nicolas Sarkozy. Non seulement il se déplacera à  la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin avec le titre de président de l’UE – Audimat planétaire garanti – mais il participera aussi, avec cette casquette, à  neuf sommets : ceux de l’Europe avec la Chine, l’Asie, le Canada, la Russie, l’Ukraine et chacun des quatre pays émergents : la Corée du Sud, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud.

Un sommet non prévu au programme pose, en revanche, problème. Car, si « la France est de retour en Europe » depuis l’adoption du traité « simplifié » de Lisbonne, elle agace de plus en plus. Et pas seulement en raison de ses déficits publics, peu exemplaires pour un pays bientôt à  la tête des 27, qui lui valent d’être de nouveau rappelée à  l’ordre, le 30 janvier, par la Commission de Bruxelles. La proposition du Premier ministre, François Fillon, émise le 13 janvier, de réunir les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro est loin de susciter l’unanimité des pays qui considèrent l’indépendance de la Banque centrale européenne comme un dogme.

En une semaine, les deux chefs de l’exécutif ont d’ailleurs réussi à  braquer la plupart de nos partenaires. Le 19 janvier, Nicolas Sarkozy, s’il a suscité la controverse par ses propos sur la pêche, a surtout choqué en déclarant : « On a une opportunité pour sortir de l’affaire des quotas, c’est que la France va présider l’Union européenne. » Vouloir se servir d’une fonction arbitrale pour avantager une position nationale ? Les Européens n’ont pas du tout apprécié. C’est le revers de la médaille.

Certes, Nicolas Sarkozy sera sous les feux des projecteurs internationaux, mais cela l’oblige. Rien ne l’empêchera d’utiliser certains thèmes à  des fins intérieures : avec l’immigration (l’une des priorités affichées du semestre), il fera de la politique – en une période économiquement agitée, et donc peu propice à  des résultats tangibles, ce dossier sensible lui permettra d’envoyer des messages appréciés de son électorat. Cela ne marchera pas à  tous les coups.

Sarkozy versus Sarkozy
« Quand vous présidez l’UE, vous défendez moins les intérêts de votre propre pays, raconte un spécialiste de la construction européenne. Nicolas Sarkozy assure qu’il parviendra à  concilier les deux. Ce n’est pas si simple. » Confrontation intéressante en perspective : le président de l’UE contre le président français. Sarkozy versus Sarkozy.

Une autre affaire de présidence l’occupera, qui constitue, avec l’Union méditerranéenne, le dossier le plus épineux du semestre. Nicolas Sarkozy doit contribuer à  dénicher la personnalité qui dirigera l’UE pendant deux ans et demi, une fois le traité de Lisbonne ratifié. Ses manœuvres pour favoriser la candidature de Tony Blair ont suscité des réactions négatives jusque dans son camp, par exemple celles d’Edouard Balladur et de Valéry Giscard d’Estaing. D’ici au conseil qui conclura la présidence française, Nicolas Sarkozy doit prouver qu’il sait se montrer consensuel. Ce n’est pas la première de ses caractéristiques, mais c’est aussi à  cette aune qu’il sera jugé par les Européens.

Publié le 30 janvier, 2008 dans Canada, Europe & UE.

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