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Olmert rencontre Poutine 18/10/07, Olmert Rencontre Sarkozy 22/10/07, Tension au Moyen Orient

Sarkozy et Olmert font le point de la situation au Proche-Orient

© AFP – Lundi 22 octobre

sarkozy olmert

PARIS (AFP) – Le président Nicolas Sarkozy a reçu lundi à  l’Elysée le Premier ministre israélien Ehud Olmert pour « faire un point » de la situation au Proche-Orient et évoquer la question du programme nucléaire iranien, a annoncé le porte-parole de la présidence.

Les deux hommes, qui se rencontraient pour la première fois depuis l’élection de M. Sarkozy en mai, ont « ensemble fait un point de la situation au Proche-Orient avant la conférence d’Annapolis » (Etats-Unis), prévue le mois prochain, a déclaré David Martinon à  la presse à  l’issue de leur déjeuner.

Le chef du gouvernement israélien « a souhaité que la France joue tout son rôle dans la conférence d’Annapolis » et le chef de l’Etat français « a dit sa disponibilité à  aider d’une manière ou d’une autre » au bon déroulement de cette réunion internationale sur le Proche-Orient, a poursuivi M. Martinon.

Nicolas Sarkozy a également souhaité que la conférence d’Annapolis soit l’occasion, « dès lors que la sécurité de l’Etat d’Israël était assurée » de « faire preuve de créativité » et d' »essayer de faire des gestes » sur le chemin de la paix, a ajouté le porte-parole, sans autre précision.

MM. Sarkozy et Olmert ont également passé en revue les points qui seront en discussion à  Annapolis, selon M. Martinon, qui a cité le droit au retour (des Palestiniens), le statut de Jérusalem ou la sécurité.

Le président a enfin demandé au Premier ministre israélien « de lui rendre compte des entretiens qu’il a pu avoir ces derniers temps avec le président (de l’Autorité palestinienne Mahmoud) Abbas », a encore déclaré M. Martinon.

Les responsables français et israélien ont par ailleurs évoqué la question du nucléaire iranien.

« Israël et la France partagent le souhait que le programme nucléaire iranien se fasse dans la plus grande transparence et à  des fins pacifiques. Ni pour la France ni pour Israël il n’est acceptable que l’Iran soit doté de l’arme nucléaire », a rappelé David Martinon.

A l’issue de plus d’une heure de déjeuner, M. Sarkozy a raccompagné M. Olmert sur le perron de l’Elysée en lui donnant, devant photographes et caméras, une longue accolade.

L’effacement d’Ali Larijani renforce Mahmoud Ahmadinejad

Par Edmund Blair Reuters – Lundi 22 octobre

TEHERAN (Reuters) – L’effacement brutal d’Ali Larijani, responsable du dossier nucléaire iranien, renforce la main du président radical Mahmoud Ahmadinejad à  un moment où le bras de fer de Téhéran avec l’Occident se radicalise.

C’est un proche allié du chef de l’Etat, Saeed Jalili, qui remplace à  la tête du conseil de sécurité Larijani, considéré comme pragmatique par des Occidentaux résolus à  amener l’Iran à  renoncer à  ses activités nucléaires sensibles.

Ce changement de négociateur s’ajoute à  d’autres, notamment à  la tête de la Banque d’Iran et au ministère du Pétrole, qui renforcent Ahmadinejad en prévision des législatives de mars 2008 et de la présidentielle de l’année suivante.

Ces manoeuvres du président ne lui donnent pas pour autant les mains libres, le dernier mot dans les affaires de l’Etat, notamment en matière nucléaire, revenant au guide suprême Ali Khamenei.

Mais l’ayatollah a nécessairement approuvé la nomination de Jalili, et donc tranché en faveur du camp des durs, convaincus que les Etats-Unis sont trop englués en Irak et en Afghanistan pour ouvrir un troisième front militaire.

Washington assure régulièrement vouloir user de toutes les ressources de la diplomatie pour régler le dossier, mais répète avec tout autant de constance qu’une action militaire contre l’Iran n’est pas exclue.

En face, deux analyses s’affrontent: la première veut que l’Iran soit en mesure d’obtenir des avantages insignes par la négociation, l’autre que l’Occident n’ait pas les moyens de ses menaces.

Pour l’universitaire iranien Jamidreza Jalaipour, la seconde a prévalu.

CONFRONTATION DE DEUX LIGNES DURES?

Jalaipour dit ne pas croire qu’Ahmadinejad gère seul le dossier nucléaire. « Cela relève du guide, qui estime qu’il faut que nous résistions aux dirigeants occidentaux. Lorsqu’il décidera de changer sa politique, tout changera, ajoute-t-il.

Le débat sur la gestion du dossier nucléaire au sein de l’élite dirigeante porte sur l’attitude face aux Occidentaux, pas sur l’opportunité de poursuivre un programme nucléaire que ceux-ci soupçonnent d’avoir des fins militaires.

Même Larijani, en dépit de la souplesse tactique dont il semblait faire preuve après deux ans à  son poste, maintenait contre vents et marées que l’Iran ne renoncerait jamais à  son projet de fabriquer du combustible nucléaire.

Mais « ceux qui veulent négocier » ont été accusés ce mois-ci par Ahmadinejad de faire le jeu des ennemis de l’Iran. La mise à  l’écart de Larijani contribue donc au renforcement de la position du chef de l’Etat avant les batailles électorales qui s’annoncent.

Des revers économiques pourraient affaiblir le président d’ici à  l’échéance de 2009, alors que de nouvelles sanctions occidentales joueraient en sa faveur, comme sans doute une intervention militaire.

« Toute pression occidentale sur Ahmadinejad contribuera à  stabiliser sa position. Des frappes militaires nous pousseraient à  le soutenir », confie un ancien responsable proche de Khamenei mais hostile au président.

Or Washington ne semble en rien renoncer à  sa fermeté envers Téhéran et le président George Bush a même évoqué la semaine dernière la perspective d’une « troisième guerre mondiale » au cas où l’Iran parviendrait à  se doter de la bombe atomique.

« Le dossier nucléaire iranien entre dans une phase dangereuse », estime le commentateur politique iranien Machallah Chamsolvaiezine. « La coexistence de deux lignes dures, celle de la Maison blanche et celle de la présidence iranienne, pourrait mener à  la confrontation. »

Vladimir Poutine reçoit Ehud Olmert pour évoquer l’Iran

© Reuters, James Kilner – Jeudi 18 octobre

olmert poutine

MOSCOU (Reuters) – Le président russe Vladimir Poutine a tenté jeudi d’apaiser l’inquiétude du Premier ministre israélien Ehud Olmert à  propos du programme nucléaire iranien, deux jours après la visite à  Téhéran du chef du Kremlin.

« Nous savons à  quel point vous êtes inquiet au sujet du programme nucléaire iranien », a déclaré Poutine alors qu’il accueillait Olmert au Kremlin. « Je suis prêt à  partager avec vous les résultats de ma visite à  Téhéran. »

Olmert ne se trouvait à  Moscou que le temps d’un entretien de trois heures avec le président russe.

« Les principaux sujets de discussion concernaient le dossier iranien et le processus de paix au Proche-Orient », fait savoir le Kremlin sur son site internet, sans plus de détails.

Les journalistes n’ont pu assister qu’à  la séance de photographies.

A Jérusalem, la porte-parole d’Olmert a précisé que les deux hommes avaient parlé « longuement et dans le détail » du dossier nucléaire iranien lors d’une rencontre qu’elle a jugée « très chaleureuse ».

« Le Premier ministre a réitéré sa position, selon laquelle seules des sanctions internationales efficaces peuvent mettre fin aux ambitions nucléaires de l’Iran », a-t-elle rapporté.

Olmert a également prévenu que les tentatives d’acquisition par l’Iran et la Syrie d’armes perfectionnées auprès de Moscou risquaient de « changer l’équilibre des forces dans la région », a-t-elle ajouté.

Mardi, le président russe avait affirmé que la Russie ne tolèrerait pas d’action militaire contre l’Iran et avait invité le président Mahmoud Ahmadinejad à  se rendre à  Moscou.

La Russie aide l’Iran à  construire son premier réacteur nucléaire à  Bushehr. Téhéran affirme que ce réacteur n’est destiné qu’à  produire de l’électricité, mais les puissances occidentales le soupçonne de cacher un programme militaire.

Lors d’un précédent voyage à  Moscou, il y a un an, Olmert avait déjà  fait part des préoccupations de son pays à  l’égard du programme nucléaire iranien.

« HÉGÉMONIE » IRANIENNE

Plus tôt dans la journée, le président israélien Shimon Pérès a estimé que l’Iran tentait de devenir un « empire » et d’étendre son « hégémonie » à  tout le Proche-Orient.

« De plus, ils fabriquent une bombe atomique, malgré tous leurs démentis », a-t-il déclaré à  des journalistes à  Jérusalem.

« Les preuves sont claires, aucun pays ne dépenserait des millions et des millions de dollars pour mettre au point des missiles à  longue portée destinés à  emporter des armes conventionnelles, ça n’a aucun sens. »

« Les divisions au sein de la communauté internationale renforcent l’Iran », a estimé Pérès.

« Je pense que si la communauté internationale se montre unie, nous n’aurons pas à  mener de guerre ou à  subir de bain de sang. Plus tôt nous nous unirons, mieux ce sera. »

A Moscou, Ehud Olmert souhaite également évoquer le processus de paix au Proche-Orient avec Poutine, selon l’agence Itar-Tass, qui cite une source anonyme au sein du Kremlin.

La Russie est l’un des membres du « quartet » des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, avec les Etats-Unis, l’Onu et l’Union européenne.

La venue d’Olmert intervient au terme d’un déplacement en Israël et en Cisjordanie de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, en vue de la conférence sur le Proche-Orient qui se tiendra à  la fin de l’année à  Annapolis, dans le Maryland.


Publié le 23 octobre, 2007 dans Monde.

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