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Propagandes Massives sur les Organismes Génétiquement Modifiés, 21 Octobre

Les défenseurs des OGM défendent une biotechnologie dont « aucun effet nocif n’a été rapporté jusqu’à  présent »

© AP, Par Audrey Sommazi – Dimanche 21 octobre

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TOULOUSE – « Je le clame haut et fort: cultiver du maïs OGM est un acte écologique », insiste Claude Menara, un agriculteur de Marmande (Lot-et-Garonne) qui cultive du maïs OGM depuis neuf ans après avoir suivi un stage aux Etats-Unis sur les biotechnologies. « Emerveillé » par cet outil de production qu’il utilise sur 100 des 420 hectares de son exploitation, il estime que le mais OGM est de « meilleur qualité sans pesticides » et « respecte la faune auxiliaire ».

Comme les semenciers et les agriculteurs qui leur font confiance, Claude Menara regrette pourtant de ne pas « être respecté ». En juillet 2006, Greenpeace, jugée et condamnée le 1er octobre dernier, avait couché des épis de maïs transgénique dans son champ pour former une croix visible depuis le ciel. Deux mois plus tard, des faucheurs volontaires ont « saccagé » 12 hectares de maïs OGM. « On peut être contre le maïs OGM sans terroriser ni harceler les agriculteurs. Ces méthodes sont primitives », dénonce-t-il dans un entretien à  l’Associated Press.

En plein processus du Grenelle de l’environnement, défenseurs et adversaires des OGM s’accordent à  réclamer l’adoption d’une loi traitant des OGM mais s’opposent sur les modalités. Pour les professionnels des semences et de la protection des cultures, elle devrait garantir « le libre choix des agriculteurs de leurs productions », alors que pour les opposants aux OGM, ce cadre juridique devrait donner « le droit de consommer des produits sans OGM ».

Entre les deux positions, l’opinion publique a du mal à  s’y retrouver. Un sentiment d’inquiétude et de méfiance à  l’égard de la culture des plantes biotechnologiques persiste.

« La culture d’OGM est un outil supplémentaire de production qui cible un problème et y répond », assure Delphine Guey, chargée de la communication au Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS). Cultivé sur plus de 22.000 hectares, essentiellement en Midi-Pyrénées et en Aquitaine, le maïs OGM permet de lutter efficacement contre deux insectes foreurs, la pyrale et la sésamie, qui attaquent les plantes », vante Luc Esprit, directeur général de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM).

« L’agriculteur utilise moins de produits phytosanitaires et augmente son rendement en améliorant la résistance de sa culture aux insectes », ajoute Régis Fournier, directeur général de Maïsadour Semences, une filiale de la coopérative Maïsadour, basée dans les Landes qui commercialise dix variétés de maïs OGM.

Rien ne permet encore d’affirmer que les OGM sont dangereux pour la santé animale et humaine, martèlent sur tous les tons les semenciers. « Aucun effet nocif sur la santé n’a été rapporté jusqu’à  présent », renchérit Luc Esprit de l’AGPM, même si plusieurs études sur des rats et des mulots semblent indiquer que ce n’est pas tout à  fait le cas.

Régis Fournier s’appuie sur les avis rendus par les deux « autorités compétentes qui ont conclu à  l’innocuité des OGM », la Commission de génie biomoléculaire et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).

Dans des études publiées en 2003, les Académies nationales de médecine et de pharmacie notent de leur côté que « les OGM contribuent à  améliorer la qualité de l’alimentation sans présenter de risque pour la santé qui ne soit parfaitement contrôlable. Les OGM ne présentent pas plus de risques toxiques et allergiques que n’importe quelle nouvelle protéine ». AP

OGM: le pour et le contre, Article Propagande

© AP – Dimanche 21 octobre

PARIS – Pour les uns, c’est un véritable outil permettant de lutter efficacement contre des maladies, insectes ou conditions difficiles. Mais d’autres exigent l’instauration du principe de précaution car rien ne prouve leur innocuité. Voici le point sur les OGM, en l’état actuel des connaissances.

POUR:
Les plantes génétiquement modifiées peuvent résister à  certaines maladies ou certains insectes, ce qui permet d’éviter ou de réduire l’apport de pesticides et donc de limiter la consommation des produits chimiques. Elles résistent également à  des milieux non favorables, notamment en cas de sécheresse ou de forte salinité.

On peut par ailleurs les enrichir avec certaines molécules, ce qui permet de les utiliser de façon préventive ou à  des fins thérapeutiques. Un « riz doré » riche en vitamine A a ainsi été mis au point pour réduire les risques de cécité notamment dans les pays en développement. A terme, les OGM pourraient jouer un rôle important dans le domaine médical, notamment pour l’élaboration de vaccins.

Hélène Lucas, chef du département de génétique et d’amélioration des plantes de l’INRA, rappelle que l’homme modifie les plantes depuis plusieurs siècles par croisements. « Pour améliorer une espèce, on fait des croisements pour introduire dans une même plante des caractères intéressants provenant de différentes plantes ».

Allant plus loin, la transgénèse, explique la scientifique à  l’Associated Press, permet d' »introduire de façon plus ciblée un seul gène provenant de la même espèce ou d’espèces apparentées ». Selon elle, « on ne fait que faire ce que l’homme fait depuis des siècles, mais de façon beaucoup plus propre et beaucoup plus ciblée ».

Cette technique permet également d’introduire un gène qui n’existe pas dans une autre plante ou provenant d’un autre organisme impossible à  croiser avec la plante. Les chercheurs ont ainsi pu améliorer la résistance à  des insectes en introduisant des gènes provenant de bactéries.

CONTRE:
« Nous pensons que planter des OGM en plein champ va entraîner une dissémination des gènes qui auront été introduits dans ces cultures », affirme Arnaud Apoteker, de l’organisation écologique Greenpeace. « A partir du moment où on aura autorisé ces OGM en plein champ, la contamination génétique va devenir irréversible ».

La présence accidentelle de plantes génétiquement modifiées dans des cultures conventionnelles peut provenir soit de la présence d’impuretés dans les semences, soit d’une dissémination de pollen d’une culture OGM vers une culture conventionnelle, soit de pratiques de stockage des récoles et transport, note le site interministériel http://www.ogm.gouv.fr. Actuellement, le seuil d’exemption d’étiquetage en cas de présence fortuite d’OGM dans les produits à  partir de la récolte est fixé à  0,9%.

Arnaud Apoteker balaie le débat sur la distance entre un champ d’OGM et un champ de culture conventionnelle. « On nous montre essai après essai qu’il n’y a pas de distance qui permettrait de garantir l’absence de contamination », explique-t-il à  l’AP, soulignant qu' »on est incapable de contrôler les facteurs naturels », comme les insectes, les oiseaux et le vent.

Mais selon la plante modifiée, souligne Hélène Lucas, il n’y aura pas forcément dissémination du gène vers des espèces endémiques. Ainsi, le maïs n’ayant pas en Europe d’espèce apparentée, il ne « peut se croiser qu’avec du maïs cultivé ». En revanche, le colza peut se croiser avec des plantes sauvages qui lui sont proches, comme la ravenelle, même si les descendances de ces croisements ne sont que très peu fertiles.

Par ailleurs, peu d’études permettent actuellement de quantifier les risques des OGM pour la santé. Pour l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il est difficile de se prononcer sur les OGM destinés à  la consommation. « A ce jour, aucun problème de santé, qu’il s’agisse de toxicité ou d’allergénicité, n’a pu être spécifiquement attribué à  un OGM mis sur le marché », observait-elle en 2004. « Cela n’exclut pas qu’il puisse exister un risque mais aujourd’hui, celui-ci ne peut être ni précisément identifié, ni a fortiori quantifié ».

Selon une étude du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique) publiée en mars, le maïs transgénique MON863 de l’Américain Monsanto aurait des conséquences négatives sur l’organisme des rats. En 2005, une étude italienne démontrait que l’absorption de soja transgénique par des souris entraînait des modifications dans les cellules du foie. AP

OGM: les principaux chiffres

© AP – Dimanche 21 octobre

PARIS – En 2007, 22.135 hectares de maïs transgénique ont été semés en France, soit 3.264 parcelles dans 40 départements, selon le ministère de l’Agriculture.

Il s’agit essentiellement du maïs MON810, de l’entreprise américaine Monsanto, qui résiste à  des insectes lépidoptères et avait été autorisé avant le moratoire de 1999. Les cultures sont essentiellement concentrées en Midi-Pyrénées et en Aquitaine.

Quatre hectares ont en outre été exclusivement destinés aux essais en plein champ pour la recherche, note le ministère. Cette année, treize essais ont été autorisés sur les quatorze dossiers déposés. Douze concernaient des maïs, un du tabac et le dernier, refusé, une pomme de terre génétiquement modifiée.

Pour les cultures commerciales, la France est loin de la situation en Espagne, où 75.000 hectares ont été semés cette année, soit 18% de la production totale de maïs, selon le ministère espagnol de l’Agriculture. Mais pour Greenpeace, ce chiffre est probablement sous-estimé. La situation est « totalement hors de contrôle », affirme son porte-parole local, Juan Felipe Carrasco.

Selon le rapport annuel du Service international pour l’acquisition des applications d’agro-biotechnologie (ISAAA), publié en janvier 2007, les Etats-Unis demeurent le premier pays cultivateur d’OGM dans le monde, avec 54,6 millions d’hectares.

Ils sont suivis respectivement par l’Argentine (18 millions d’hectares), le Brésil (11,5 millions), le Canada (6,1 millions), l’Inde (3,8 millions) et la Chine (3,5 millions). La France se situe au 16e rang mondial, précise l’ISAAA, une organisation qui promeut les cultures issues de la biotechnologie. AP

Vers un probable moratoire des OGM en attendant une loi

© AP, Par Ingrid Rousseau – Dimanche 21 octobre

PARIS – Moratoire ou pas moratoire? Le gouvernement annoncera sa décision à  l’issue du Grenelle de l’environnement cette semaine, mais il est probable que la France s’oriente vers un gel des cultures génétiquement modifiées en attendant une nouvelle loi. Une mesure que les écologistes attendent avec impatience et certains chercheurs avec inquiétude.

A l’heure actuelle, la législation européenne rend obligatoire la traçabilité et l’étiquetage de tous les OGM et de leurs produits dérivés. Depuis la transposition de la directive européenne en mars dernier dans la législation française, les agriculteurs semant du maïs transgénique doivent informer les cultivateurs des parcelles voisines et respecter une distance d’isolement entre cultures OGM et conventionnelles d’au moins 50 mètres.

Les organismes génétiquement modifiés sont l’un des sujets les plus sensibles du Grenelle de l’environnement. Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo avait suscité une vive émotion en septembre chez les pro-OGM en annonçant un gel des cultures. Le gouvernement avait rapidement fait savoir que rien n’était tranché.

Malgré ce démenti, le pays pourrait effectivement s’orienter vers un moratoire. « Pour moi, la seule conclusion logique » au Grenelle et aux récentes déclarations de M. Borloo, « c’est d’arrêter » les OGM, « en attendant qu’on se soit donné par la loi les conditions de permettre de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM », explique à  l’Associated Press Arnaud Apoteker, de l’organisation écologiste Greenpeace.

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a exigé le vote d’une loi avant le printemps et les prochains semis, se disant prêt à  accepter le principe d’un « gel » d’ici là . Majoritaire chez les agriculteurs, la FNSEA pose toutefois ses conditions: cette suspension doit concerner uniquement la période pendant laquelle les agriculteurs ne cultivent de toute façon pas de maïs et prendra fin avec les semis en l’absence de loi d’ici là .

La secrétaire d’Etat à  l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet affirme que la question d’un moratoire n’est pas « arbitrée définitivement ». « Ce sujet-là , il est vraiment sur la table du Grenelle la semaine prochaine », a-t-elle déclaré jeudi à  l’AP. Elle juge « techniquement possible » la demande de la FNSEA pour le vote d’une loi début 2008. « C’est une question de calendrier parlementaire ».

L’hypothèse d’un moratoire est la plus redoutée par les chercheurs, qui dénoncent son illégalité par rapport à  la législation européenne. Si les essais en plein champ étaient également suspendus, « c’est clair que toute la recherche scientifique quitte la France immédiatement », prévient ainsi Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

« Manifestement », le gouvernement « ne cédera pas sur le nucléaire », déclare-t-il dans un entretien à  l’AP. « Il faut donc qu’il jette quelques concessions au lobby de l’écologisme. S’il se dirige vers cette voie-là , on peut penser que ce sera plutôt la voie un peu sournoise de mettre une législation telle que ça devienne impossible ». Il craint ainsi que le gouvernement ne décide d’instaurer des distances d’isolement très importantes entre les champs OGM et non-OGM, ce qui aboutirait, selon lui, à  un « moratoire déguisé ».

Hélène Lucas, chef du département de génétique et d’amélioration des plantes de l’INRA (Institut national de recherche agronomique), voit elle aussi se profiler un éventuel moratoire « avec beaucoup d’inquiétude ». « On a considéré le risque biologique, mais on n’a pas considéré le risque économique », regrette-t-elle.

« En refusant aux entreprises françaises de jouer la carte de l’amélioration des plantes, y compris avec les outils de la transgénèse, on court le risque de les voir disparaître et on court donc le risque de devoir acheter nos semences aux Américains, donc forcément des variétés transgéniques d’ici quelques années. On aura obtenu absolument l’inverse de ce qu’on cherchait », note-t-elle.

Tout en reconnaissant l’existence « d’autres méthodes que la transgénèse », Hélène Lucas observe également que cette technique permet « de faire des choses plus proprement, mieux ou plus rapidement que les techniques plus conventionnelles ». « Il y a toujours un risque, parce qu’on ne peut jamais dire, quoi qu’on fasse, qu’il n’y a aucun risque », reconnaît-elle. Mais « si on refuse d’avancer, de progresser, j’ai peur que cela nous condamne, que cela condamne la société ».

Publié le 22 octobre, 2007 dans Canada, OGM.

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