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Sur la Présidentielle Libanaise, 21 Octobre

Kouchner, D’Alema et Moratinos exhortent les factions libanaises à  se mettre d’accord sur un nouveau président

© Par Hussein Dakroub AP – Samedi 20 octobre

liban 3 europeens

BEYROUTH – Les ministres des Affaires étrangères français, italien et espagnol se trouvaient au Liban samedi pour essayer de pousser les factions libanaises à  se mettre d’accord sur l’élection d’un nouveau président, ce qui est considéré comme essentiel pour résoudre la crise politique qui secoue le pays.

La visite du Français Bernard Kouchner, de l’Italien Massimo D’Alema et de l’Espagnol Miguel Angel Moratinos intervient trois jours avant une réunion du Parlement libanais destinée à  essayer, une nouvelle fois, de choisir un nouveau chef d’Etat.

Bernard Kouchner a insisté sur la nécessité qu’un président soit élu par consensus des différentes factions.

« Je souhaite et je fais ce que je peux pour que les élections aient lieu a la date fixée et que toutes les communautés libanaises puissent permettre cette occasion. J’attends le minimum nécessaire pour que ça se passe bien et qu’il y ait un nouveau président », a-t-il déclaré peu après son arrivée à  Beyrouth vendredi soir.

Si les différentes factions ne parviennent pas à  élire un nouveau président, le Liban pourrait connaître une vacance du pouvoir, ou la création de deux gouvernements rivaux, ce qui pourrait menacer la mission de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) au Sud-Liban.

Les homologues italien et espagnol de Bernard Kouchner sont arrivés à  Beyrouth samedi matin. Les trois hommes, dont les pays sont les principaux contributeurs de la FINUL, qui compte 13.600 hommes, se sont rendus à  bord d’un hélicoptère dans le sud du pays pour rendre visite à  leurs troupes respectives.

Ils sont d’abord allés au siège de la FINUL à  Naqoura pour rencontrer le général italien Claudio Graziano, qui dirige la force.

Massimo d’Alema a affirmé que c’était la première fois que les trois ministres se trouvaient ensemble au Liban. « Je veux insister sur l’importance de ce message en matière d’engagement et d’unité. Notre présence ici témoigne de notre soutien », a-t-il affirmé.

Bernard Kouchner a également souligné que cette visite visait à  renforcer le soutien apporté à  la FINUL.

M. Moratinos a ajouté qu’ils étaient venus pour saluer les troupes, saluer la FINUL qui « oeuvre pour stabiliser la situation ».

Les trois hommes sont ensuite repartis à  Beyrouth pour rencontrer les dirigeants du gouvernement et de l’opposition, notamment le président du Parlement Nabih Berri, proche de l’opposition, et le Premier ministre Fouad Siniora. AP

Vers un nouveau report de la présidentielle au Liban

© Reuters, Par Nadim Ladki et Laila Bassam – Samedi 20 octobre

BEYROUTH (Reuters) – Le Parlement libanais va de nouveau reporter l’élection d’un nouveau chef de l’Etat prévue la semaine prochaine afin de donner aux factions rivales, pro et antisyriennes, une chance de s’entendre sur un candidat de compromis, déclare-t-on de sources politiques.

Il s’agirait du second report de l’élection présidentielle, obstacle de taille à  surmonter pour en finir avec onze mois de crise politique opposant la majorité au pouvoir, antisyrienne, à  l’opposition conduite par le Hezbollah pro-syrien.

Cette crise est la plus grave depuis la guerre civile de 1975-1990. Si un président n’est pas élu d’ici à  l’expiration du mandat du pro-syrien Emile Lahoud, le 23 novembre, certains craignent que le pays se retrouve avec deux gouvernements rivaux – et les effusions de sang qui peuvent en résulter.

Les ministres des Affaires étrangères espagnol, italien et français ont rencontré samedi plusieurs dirigeants libanais pour les presser de trouver une solution sur le choix du président.

« La séance n’aura pas lieu mardi, de façon à  ce que les factions aient plus de temps pour convenir d’un candidat de compromis. Cela annonce un dénouement positif », a indiqué à  Reuters une source politique. Une autre source a confirmé l’information.

« DIALOGUE POSITIF »

Le 25 septembre, les députés d’opposition avaient boycotté le Parlement pour empêcher que le quorum de deux tiers des députés présentés soit atteint et que les factions antisyriennes, qui ont ensemble une courte majorité, élisent un nouveau chef de l’Etat.

Les soutiens étrangers du Premier ministre Fouad Siniora, au premier rang desquels les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, souhaitent que Lahoud soit remplacé par un antisyrien.

Sept personnalités antisyriennes ont été assassinées depuis l’attentat qui a coùté la vie à  l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Les dirigeants antisyriens libanais tiennent Damas pour responsable de ces actes criminels, mais la Syrie dément catégoriquement.

Les trois ministres des Affaires étrangères, dont le Français Bernard Kouchner, ont rencontré le président du parlement, Nabih Berri, dirigeant du groupe chiite Amal (opposition), ainsi que Siniora et le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, dont l’influence est loin d’être négligeable.

Ils ont ensuite rencontré des dirigeants de parti et des représentants de tout l’échiquier politique à  la résidence de l’ambassadeur de France.

« Nous avons tous eu le sentiment que la situation s’améliorait, évoluait vers le mieux », a dit Kouchner après la dernière réunion. Il a fait état d’un « dialogue positif », notant que les leaders en présence étaient prêts à  négocier entre eux sur les points de désaccord afin de parvenir à  une solution.

Un peu plus tôt, les ministres avaient rendu visite à  leurs contingents respectifs au sein de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), qui a été renforcée l’an dernier aux termes d’une résolution qui a mis fin à  la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Liban: la troïka européenne parle de climat « positif » pour la présidentielle

© AFP, Par Lamia Radi – Samedi 20 octobre

BEYROUTH (AFP) – Les chefs de la diplomatie française, italienne et espagnole, en visite samedi à  Beyrouth, ont évoqué un climat plus « positif » et « constructif » dans la crise entre les protagonistes libanais concernant l’élection présidentielle, qui doit avoir lieu avant le 24 novembre.

« On a constaté une dynamique nouvelle, une volonté de réussir, un sentiment d’engagement constructif (…) c’est plutôt positif et encourageant », a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos à  l’issue de cette visite, au cours de laquelle les trois responsables ont rencontré les différents acteurs de la crise.

« Nous sommes plus encouragés, plus satisfaits et nous avons plus d’espoir. Il y a une volonté chez tous les groupes politiques de parvenir à  un consensus », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

« Nous avons eu l’impression que, oui, ça va mieux », a indiqué son homologue français Bernard Kouchner.

« Ils ne sont pas tous d’accord mais ils positivent pour arriver à  une solution », a-t-il ajouté.

Le diplomate français a également noté un « mouvement de coordination, d’acceptation commune » sur l’échéance présidentielle entre les chrétiens de la majorité parlementaire antisyrienne et les chrétiens de l’opposition soutenue par Damas et Téhéran.

A moins d’une semaine de la deuxième convocation du parlement libanais pour l’élection d’un nouveau président, prévue mardi, la séance semble vouée à  l’échec faute de consensus entre majorité et opposition. Le délai constitutionnel pour l’élection du chef de l’Etat prend fin le 24 novembre.

« Les Libanais ne devraient pas rater le rendez-vous démocratique », a insisté M. Moratinos.

« Il est très important et essentiel de trouver un consensus autour d’un candidat ou de plusieurs candidats », a insisté pour sa part le chef de la diplomatie italienne, Massimo d’Alema.

Les trois ministres s’exprimaient au terme d’une journée où ils ont rencontré le Premier ministre Fouad Siniora, le président du Parlement Nabih Berri (opposition) et le cardinal Nasrallah Sfeir, l’influent patriarche de la communauté maronite chrétienne dont est traditionnellement issu le président du Liban.

La troïka a également réuni plusieurs dirigeants des deux camps rivaux, dont un membre du Hezbollah chiite, autour d’une table ronde à  la résidence de l’ambassadeur de France.

La crise libanaise fait craindre de voir apparaître deux gouvernements rivaux, soit un scénario identique à  celui qu’a connu le pays à  la fin de la guerre civile en 1990.

Les ministres avaient auparavant inspecté les troupes de leurs pays participant à  la Force intérimaire de l’Onu au Liban (Finul) dans le sud du Liban, où ils avaient insisté sur leur engagement pour la paix et la stabilité au Liban.

Avant de quitter le Liban, les trois ministres se sont rendus dans la soirée à  l’hôtel « Phoenicia », où sont confinés les députés de la majorité parlementaire, en raison des craintes d’un nouvel assassinat qui pourrait les viser.

Six députés antisyriens ont été assassinés depuis 2005 dans des attentats imputés par la majorité à  la Syrie, ancienne puissance de tutelle, qui nie toute implication.

Damas appuie l’opposition libanaise menée par le Hezbollah chiite, qui réclame une part plus importante du pouvoir, alors que le gouvernement de Fouad Siniora est paralysé depuis novembre 2006 après la démission des six ministres de l’opposition.

« Les autres ont des responsabilités dans les meurtres, dans les assassinats, mais pour que cessent les assassinats, il faut avant tout que les Libanais se mettent d’accord pour une élection », a affirmé M. Kouchner, répondant à  une questions sur « les influences syro-iraniennes d’une part et américano-occidentales de l’autre ».


Publié le 21 octobre, 2007 dans Monde.

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