Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Le retour de Bhutto au Pakistan marqué par un attentat meurtrier

Le retour de Bhutto au Pakistan marqué par un attentat meurtrier

© Reuters, Par Zeeshan Haider

benazir bhutto

KARACHI (Reuters) – Une double explosion, vraisemblablement due à  un attentat suicide, a fait au moins 115 morts, jeudi à  Karachi, dans le cortège qui accompagnait l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, de retour d’un exil de huit ans.

Indemne, l’ancien chef du gouvernement a pu regagner son domicile, selon les autorités. Plusieurs centaines de milliers de personnes escortaient le camion sur lequel elle avait entrepris de traverser la ville pour se rendre au mausolée d’Ali Jinnah, père de l’indépendance du Pakistan, où elle devait prendre la parole.

« Mme Bhutto est saine et sauve et a été conduite à  sa résidence », a déclaré Azhar Farooqui, officier de la police de Karachi, tandis que les services de secours s’affairaient autours des carcasses de voitures incendiées pour en extirper les victimes.

Le Dr Ejaz Ahmed, un chirurgien au service de la police, a déclaré à  Reuters que 80 corps avaient été conduits dans trois hôpitaux de la ville. Un correspondant de Reuters en a dénombré 35 dans un quatrième établissement. Le ministère de l’Intérieur a fait état d’une centaine de blessés.

« Les déflagrations ont touché deux véhicules de police qui escortaient le camion transportant Mme Bhutto. La cible était le camion », a ajouté Farooqui, interrogé par Reuters.

Bhutto se reposait dans l’habitacle du camion au moment de l’explosion, a précisé Rehman Malik, l’un de ses collaborateurs qui se trouvait à  ses côtés.

le président pakistanais Pervez Musharraf dénonce « un complot contre la démocratie », dans un communiqué repris par l’agence de presse officielle.

« Les Etats-Unis condamnent le violent attentat commis au Pakistan et déplorent la perte de vies innocentes », a par ailleurs déclaré Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil de sécurité national de la Maison blanche. « Les extrémistes ne seront pas autorisés à  empêcher les Pakistanais de choisir leurs représentants dans le cadre d’un processus démocratique et ouvert », a-t-il ajouté.

Condamnant lui aussi l’attentat, Nicolas Sarkozy a « adressé les condoléances de la France et sa sympathie au Président de la République et aux autorités politiques pakistanaises, comme aux familles des victimes ».

« JE NE PENSE PAS À LA MORT »

Selon les services de renseignement pakistanais, trois groupes djihadistes liés à  Al Qaïda ou aux taliban avaient menacé de commettre des attentats suicide contre l’ancien Premier ministre.

Vingt mille agents des forces de l’ordre avaient été mobilisés pour assurer la sécurité de Bhutto, rentrée dans son pays pour conduire le Parti du peuple pakistanais (PPP) aux élections législatives prévues en janvier.

Alors qu’elle avait promis pendant des années qu’elle retournerait au Pakistan pour mettre un terme à  la dictature militaire du général Musharraf, Bhutto pourrait conclure un accord de cohabitation avec le chef de l’Etat.

Selon de nombreux observateurs politiques, ce mariage de raison entre deux anciens ennemis semble avoir été soufflé à  Musharraf par les Etats-Unis, qui veulent stabiliser l’unique Etat musulman doté de l’arme nucléaire et qui soutient l’action de l’Otan en Afghanistan.

« En ce moment, je ne pense pas à  la mort », a dit Bhutto sur la chaîne Geo Television avant son départ des Emirats. « Je rentre pour le peuple du Pakistan et je suis convaincue que tout se passera très bien. »

Avant d’embarquer à  bord de l’avion, sans son mari et ses filles qui restent aux Emirats, elle a affirmé que le Pakistan se trouvait « à  la croisée des chemins ». « Une route conduit à  la démocratie, l’autre à  la dictature », a-t-elle dit.

Tandis que le Pakistan tout entier semblait paralysé par le retour de Benazir Bhutto, Musharraf a passé, lui, l’essentiel de la journée dans son bureau militaire de Rawalpindi, sans aucun engagement officiel inscrit à  son agenda.

Ce retour a été rendu possible par l’abandon des charges de corruption qui pesaient contre elle.

L’ex-chef du gouvernement (1988-90 puis 1993-96) n’exerce plus de pouvoir depuis dix ans. Elle n’a cependant guère perdu de son charisme et, à  54 ans, demeure l’une des femmes politiques les plus connues de la planète.

Formée à  Harvard et Oxford, elle est surtout l' »héritière » de son père Zulfikar Ali Bhutto, président puis Premier ministre pakistanais renversé en juillet 1977 par Zia-Ul-Haq et exécuté deux ans plus tard.


Publié le 19 octobre, 2007 dans Monde.

Laissez un commentaire