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Washington étudie un plan B pour fournir l’Irak sans passer par la Turquie

Washington étudie un plan B pour fournir l’Irak sans passer par la Turquie

© Par Daphné BENOIT AFP – Mardi 16 octobre

bush shalala

WASHINGTON (AFP) – Le Pentagone planche sur des alternatives pour approvisionner les troupes américaines en Irak alors que la Turquie menace de lui retirer un soutien logistique crucial si Washington adopte une résolution reconnaissant comme un génocide les massacres d’Arméniens.

Les tensions se sont encore accrues ces derniers jours entre les Etats-Unis et leur partenaire turc qui envisage une intervention dans le nord de l’Irak pour combattre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La Maison Blanche a appelé lundi Ankara à  la retenue.

« Nous sommes en train d’élaborer des plans alternatifs » pour acheminer le matériel militaire destiné aux quelque 160.000 soldats américaines basés en Irak sans passer par la Turquie, a reconnu mardi un responsable du ministère de la Défense.

Si la Turquie bloquait l’accès à  son territoire, « cela aurait un impact significatif sur les opérations américaines en Irak mais aussi sur le commerce irakien », a fait valoir mardi après-midi le général américain Carter Ham, en confirmant que des solutions de rechange étaient à  l’étude.

« Cela impliquerait probablement des coùts plus élevés, entre autres choses. Nous préférerions évidemment conserver l’accès que nous avons aujourd’hui » en Turquie, a-t-il conclu.

Selon le Pentagone, l’arrêt de la coopération turque pourrait également « augmenter les délais de livraisons et les risques d’attaques des convois par les insurgés ».

L’accès à  l’espace aérien turc est crucial pour les Etats-Unis: 70% du fret aérien américain, 30% du carburant et 95% des nouveaux véhicules blindés destinés à  l’Irak transitent par la base aérienne d’Incirlik (sud de la Turquie).

Mais les rapports entre les Etats-Unis et la Turquie sont tendus par un texte adopté par une commission parlementaire américaine la semaine passée, que pourrait voter la Chambre des représentants et qui reconnaîtrait que les Arméniens ont été victimes d’un génocide au début du XXe siècle sous l’Empire ottoman.

La Turquie, qui refuse d’entendre parler de génocide, menace désormais de représailles, prises très au sérieux par le secrétaire américain à  la Défense Robert Gates.

« Les Turcs ont été assez clairs sur les mesures qu’ils prendraient si cette résolution était passée, », déclarait-il jeudi.

En cas de blocage turc, « l’alternative est de passer par le sud de l’Irak », par la Jordanie ou le Koweït, explique l’expert en défense Micheal O’Hanlon, de la Brookings Institution. « Ces solutions alternatives vont juste coùter plus d’argent et vont prendre un peu de temps à  se mettre en place ».

« Pour le transport logistique par voie aérienne, il est plus facile de passer par le nord de l’Irak via la Turquie, que de devoir traverser l’espace aérien égyptien et la mer Rouge, par exemple », reconnaît-il.

Au final, tempère-t-il, « ce n’est pas pratique, mais pas impossible. L’armée américaine a déjà  connu des problèmes bien pires » en matière d’accès.

Toutefois, souligne Anthony Cordesman, du Centre d’études internationales stratégiques, la perte du soutien turc générerait non seulement des problèmes logistiques, mais aussi un regrettable regain de tension dans la région.

« La Turquie est devenue un élément-clé dans la conduite des opérations en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein (…) L’impact d’une résolution sur le génocide arménien risque de créer un nouveau motif absurde de colère anti-américaine dans la région », et « affecterait les intérêts vitaux américains », souligne-t-il dans une note d’analyse.

« Provoquer de nouvelles sources de tensions ethniques et confessionnelles est la dernière chose dont la région ait besoin », conclut-il.


Publié le 17 octobre, 2007 dans Monde, Turquie.

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