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Vladimir Poutine Rencontre Ahmadinejad en Mer Caspienne, 16 Octobre

Poutine et Ahmadinejad opposent un front commun aux ambitions américaines en Caspienne

© AP, Par Vladimir Isatchenkov – Mardi 16 octobre

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TEHERAN – Vladimir Poutine et Mahmoud Ahmadinejad ont lancé mardi une mise en garde à  peine voilée aux Etats-Unis, invités à  réfréner leurs ambitions, énergétiques ou militaires, en Caspienne. La visite du président russe, premier chef du Kremlin en Iran depuis 1943, est également suivie de près sur le dossier du nucléaire iranien, alors que Moscou défend le dialogue et s’oppose à  des sanctions contre Téhéran.

Faisant fi de supposés projets d’assassinats, Vladimir Poutine est arrivé à  Téhéran mardi pour participer au sommet des Etats riverains de la Caspienne. Les cinq pays (Iran, Russie et anciennes républiques soviétiques du Kazakhstan, d’Azerbaïdjan et du Turkménistan) se sont montrés unis contre toute ingérence extérieure mais n’ont pas réussi à  se mettre d’accord sur le partage des substantielles ressources énergétiques de la région.

Dans leur déclaration finale, les Etats de la Caspienne préviennent que « sous aucune circonstance » ils ne laisseront d’autres nations utiliser leur territoire pour lancer une agression ou toute autre action militaire » contre un pays de la région. Aucun pays n’est cité, mais la référence aux Etats-Unis est claire, alors que depuis longtemps la rumeur veut que Washington souhaite utiliser l’Azerbaïdjan comme base d’une éventuelle action contre l’Iran.

Les pays de la Caspienne ont aussi manifesté leur soutien à  Téhéran sur le dossier du controversé programme nucléaire iranien, en soulignant que tout pays signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) peut « mener des recherches et utiliser l’énergie nucléaire à  des fins pacifiques sans discrimination ».

« Les projets qui pourraient infliger de graves dommages environnementaux à  la région ne peuvent être mis en oeuvre avant une discussion préalable avec l’ensemble des cinq pays de la Caspienne », a prévenu Vladimir Poutine. Ses propos sonnaient là  encore comme un avertissement à  Washington, en tête des efforts pour acheminer en Occident des hydrocarbures d’Asie centrale et de Caspienne en contournant la Russie.

« Tous les pays de la Caspienne sont d’accord sur la question principale: tous les aspects liés à  cette mer doivent être réglés exclusivement par les pays riverains », a renchéri Mahmoud Ahmadinejad. « La mer Caspienne est une mer intérieur qui n’appartient qu’aux Etats caspiens et, de ce fait, eux seuls ont le droit d’y avoir des bâtiments et forces militaires. »

Mais les pays de la Caspienne n’ont toujours pas pu se mettre d’accord sur le partage des richesses de cette mer, censée contenir les troisièmes plus grandes réserves énergétiques du monde. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, le statut juridique de la Caspienne est source de tensions et revendications conflictuelles des fonds marins et leurs hydrocarbures.

L’Iran, qui partageait les ressources caspiennes à  égalité avec l’URSS insiste aujourd’hui pour que chaque nation côtière reçoive une égale part du fond marin. La Russie et les ex-républiques soviétiques d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan veulent que la répartition se fasse en fonction de la longueur du littoral de chaque pays, ce qui donnerait à  Téhéran la plus petite part.

Lors de sa visite, Vladimir Poutine a prévu des entretiens en tête-à -tête avec son homologue iranien et avec le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei.

Mais il a souligné lundi qu’il ne négocierait pas à  Téhéran pour le compte du groupe des Six (les cinq membres du Conseil de sécurité et l’Allemagne) qui tente de résoudre la crise du nucléaire iranien.

Moscou défend le dialogue comme la seule façon de gérer le dossier et reste hostile à  l’idée de nouvelles sanctions, défendue par les Etats-Unis, pour contraindre Téhéran à  suspendre l’enrichissement d’uranium comme l’exige le Conseil de sécurité des Nations unies.

Vladimir Poutine a également marqué la semaine dernière sa différence en expliquant lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy qu’il ne voyait pas d' »information objective » pour prouver que le programme nucléaire iranien possède des visées militaires.

Si le Kremlin tente de protéger Téhéran d’une troisième volée de sanctions onusiennes, l’Iran se plaint que la Russie traîne des pieds sur le projet de construction d’une centrale nucléaire dans le port de Bushehr (sud), pour un contrat de 700.000 euros. Moscou a aussi fait savoir que le carburant pour la centrale ne pourrait être livré que six mois avant sa mise en fonction. AP

Poutine soutient le droit de l’Iran au nucléaire

© AFP Par Olga NEDBAEVA – Mardi 16 octobre

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TEHERAN (AFP) – Le président russe Vladimir Poutine a défendu mardi à  Téhéran le droit de l’Iran à  l’énergie nucléaire, tout en renvoyant à  une date indéterminée l’achèvement par la Russie de la centrale nucléaire de Bouchehr.

M. Poutine, premier dirigeant du Kremlin depuis 1943 à  visiter l’Iran, participait à  un sommet des chefs d’Etat des cinq Etats riverains de la Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie, Turkménistan).

Ce sommet a accouché d’une déclaration finale apportant un soutien implicite au programme nucléaire iranien. Le document engage également les participants à  ne pas autoriser l’utilisation par un tiers de leur territoire pour une agression contre l’un d’eux.

A cette occasion, le président Poutine a apporté un soutien à  l’Iran sur son programme atomique en déclarant que « les activités nucléaires pacifiques doivent être autorisées ».

Après le sommet, il s’est entretenu à  deux reprises avec le président Mahmoud Ahmadinejad avant d’être reçu par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, plus haute autorité de l’Etat.

« Les relations entre l’Iran et la Russie vont se développer sans aucune limite et nous espérons que cette visite ouvrira une nouvelle page dans les relations entre les deux pays », a déclaré M. Poutine selon la télévision d’Etat, ajoutant que « l’Intérêt de la Russie est dans l’existence d’un Iran fort ».

M. Poutine a déclaré à  la mi-journée que le sujet de la centrale nucléaire de Bouchehr ferait « l’objet de discussions sérieuses ».

Mais après sa rencontre avec M. Ahmadinejad, il a renvoyé à  une date indéfinie l’achèvement de la première centrale nucléaire iranienne, dont la Russie avait repris le contrat en 1994, après le désengagement de l’Allemagne à  la suite de la révolution islamique de 1979.

« L’équipement restant de cette époque », quand Siemens avait lancé la construction, est usé, vieux, et un nouvel équipement devrait être utilisé », a dit M. Poutine dans une interview aux médias iraniens.

Toutefois, les deux présidents cités par les agences russes ont ensuite affirmé que la Russie s’engageait à  finir la centrale nucléaire « conformément au calendrier prévu ».

L’achèvement de Bouchehr est régulièrement repoussé depuis plusieurs années pour des raisons diverses, la dernière en date ayant été selon Moscou des retards de paiement iraniens, démentis par l’Iran.

M. Poutine a assuré que l’achèvement du projet était « devenu difficile à  cause de la technologie utilisée, mais pas à  cause de raisons politiques ».

Mais selon des experts et diplomates occidentaux, Moscou utilise le projet comme moyen de pression pour forcer l’Iran à  la transparence sur son programme nucléaire.

Ils estiment aussi difficile pour la Russie de finir Bouchehr alors qu’elle a voté deux séries de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Iran, à  cause de son refus de suspendre son enrichissement d’uranium.

Le sommet des riverains de la Caspienne a apporté un soutien implicite à  Téhéran sur son programme nucléaire, mais dans le respect du Traité de non-prolifération.

Moscou, qui n’a jamais caché son aversion pour une accentuation des sanctions envers Téhéran, a affiché récemment une divergence croissante avec les Occidentaux.

Le président russe a prôné lundi en Allemagne la « patience » dans ce dossier, après avoir assuré la semaine dernière à  son homologue français Nicolas Sarkozy ne pas avoir « d’informations selon lesquelles l’Iran aspire à  produire des armes nucléaires ».

La Russie est le dernier pays, avec la Chine, à  s’opposer à  l’adoption d’une troisième résolution du Conseil de sécurité de l’ONU contre Téhéran.

Moscou mise encore sur l’engagement de l’Iran, pris en aoùt, d’éclairer enfin l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les zones d’ombre de son programme nucléaire.

La déclaration du sommet de la Caspienne a fixé « le principe de l’impossibilité pour un Etat de mettre à  disposition son territoire en cas d’agression contre un autre Etat ».

Une disposition particulièrement importante pour Téhéran, qui redoute que les Etats-Unis utilisent l’Azerbaïdjan pour une attaque contre l’Iran, bien que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev en ait exclu l’éventualité.


Publié le 17 octobre, 2007 dans Monde.

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