Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Ca Chauffe entre Washington et Moscou

Bouclier anti-missile : dialogue de sourds, menace russe et entêtement américain

© Par EuroNews euronews – Vendredi 12 octobre

Après l’appel du président russe Vladimir Poutine à  suspendre ce projet, ce fut au tour de Serguei Lavrov, l’homologue de Condoleezza Rice d’enfoncer le clou :

« Pour rendre le travail entre experts russes et américains plus efficace, le projet de déployer une troisième zone de positionnement de bouclier antimissile devrait être gelé. »

Ce projet de troisième zone concerne la Pologne et la République tchèque avec lesquelles Washington négocie. Et pour Condoleezza Rice, il n’est pas question de suspendre quoi que ce soit : « Les Etats-Unis se sont engagés dans des discussions avec ses alliés et ces discussions vont se poursuivre. Pendant cette période nous allons aborder les inquiétudes russes sur la nature du système, sur cette vision de menace que nous ne partageons pas ».

La Russie voit comme une menace ce projet américain de déployer une station radar en République Tchèque et des intercepteurs de missiles en Pologne.

Dans ce contexte tendu, Vladimir Poutine a menacé ce vendredi de sortir la Russie d’un traité sur les forces nucléaires intermédiaires signé en 1987 entre Washington et Moscou.

Vladimir Poutine met en garde Washington contre son bouclier antimissiles

© AP, Par Robert Burns et Matthew Lee – Vendredi 12 octobre

MOSCOU – Moscou et Washington ne sont pas parvenus vendredi à  résoudre leurs divergences sur le plan américain de bouclier antimissiles en Europe de l’est. Un projet susceptible, selon le président russe Vladimir Poutine d’endommager durablement les relations entre les deux pays.

Recevant à  Moscou la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et son collègue de la Défense Robert Gates pour une série d’entretiens, le chef du Kremlin a raillé le projet américain. « Bien sùr, on pourra dans le futur décider qu’un système de défense antimissiles devrait être installé quelque part sur la Lune », a-t-il lancé. « Mais, avant que nous ne parvenions à  de tels arrangements, nous perdrons l’occasion d’arranger quelques accords entre nous. »

Les Etats-Unis, dont le projet est violemment dénoncé par Moscou, veulent installer une station radar en République tchèque et plusieurs lanceurs de missiles en Pologne. Cette question a contribué au refroidissement récent des relations entre les deux pays. Vendredi, Mme Rice et M. Gates ont semblé surpris par le ton ferme employé par Vladimir Poutine.

« Nous allons tenter de trouver des moyens de coopérer », a déclaré la patronne de la diplomatie américaine en réponse au chef du Kremlin. « Même si nous avons nos différences, nous avons beaucoup en commun parce que ce qui nous unit dans notre approche de la menace du terrorisme et de la prolifération est plus important que les questions qui nous divisent. »

Robert Gates a pour sa part affirmé que le Pentagone était prêt à  renforcer le dialogue avec Moscou sur les relations militaires bilatérales. « Nous avons un programme ambitieux en matière de sécurité qui nous concerne tous les deux et qui comprend, comme vous l’avez relevé, le développement de systèmes de missiles par d’autres pays dans la région -je dirais en particulier l’Iran« .

Condoleezza Rice et Robert Gates ont expliqué avoir présenté de nouvelles propositions à  Moscou, mais ils ne sont pas parvenus à  convaincre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Nous avons constaté deux problèmes graves avec ces propositions », a-t-il déclaré à  la presse après les discussions, affirmant qu’il n’y avait « aucun accord sur ce sujet ».

Une position partagée par le ministre russe de la Défense Anatoly Serdioukov. « La principale chose avec laquelle nous sommes en désaccord aujourd’hui, c’est le déploiement d’éléments antimissiles qui ont un caractère antirusse et qui doivent être installés en Europe », a-t-il souligné.

Robert Gates a expliqué qu’il était notamment question de proposer que des militaires russes soient stationnés sur chaque site pour améliorer la coordination entre les deux pays. Pour l’instant, ces propositions sont à  l’état de « concepts », selon Mme Rice. Les deux parties ont prévu de se revoir à  Washington dans six mois.

Vladimir Poutine avait entamé cette série d’entretiens par une menace d’abandonner le Traité des forces nucléaires (TFN) avec les Etats-Unis de 1987 sur les missiles de portée intermédiaire si le texte n’était pas étendu à  d’autres pays.

« Si nous ne réussissons pas à  atteindre cet objectif (…) il sera difficile pour nous de rester dans le cadre du traité, dans une situation où d’autres pays développent de tels systèmes d’armement, et parmi eux des pays de notre proche voisinage », a-t-il expliqué.

Moscou a déjà  menacé de se retirer du traité des Forces conventionnelles en Europe (FCE).

Russie et USA divergent sur le bouclier antimissile et l’Iran

© Reuters, Par Andrew Gray et Arshad Mohammed – Vendredi 12 octobre

MOSCOU (Reuters) – A l’issue de discussions qui n’ont pu dégager de compromis, la Russie a exhorté vendredi les Etats-Unis à  renoncer à  leur projet de bouclier antimissile en Europe de l’Est.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à  la Défense Robert Gates ont néanmoins déclaré, à  l’issue de discussions avec leurs homologues russes, qu’ils continueraient de s’efforcer de trouver un accord sur le projet de bouclier, source de tensions russo-américaines.

Les deux parties ont aussi affiché leur désaccord sur le programme nucléaire iranien. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que des sanctions unilatérales entravaient la recherche d’une solution, mais Rice a répondu que Washington maintiendrait des sanctions financières.

Les Américains ont dit être porteurs de propositions concernant la défense antimissile, avec notamment la possibilité pour les Russes d’inspecter des éléments du bouclier en Europe et aux Etats-Unis.

Mais Lavrov, lors d’une conférence de presse tenue avec le ministre russe de la Défense, Anatoly Serdioukov, Rice et Gates, a déclaré que des problèmes subsistaient et qu’il faudrait encore travailler sur les propositions.

« Nous pensons que pour rendre plus efficace le travail commun des experts russes et américains, le projet de déploiement de la troisième région de positionnement (de la défense antimissile) doit être bloqué », a dit Lavrov.

Il a aussi dénoncé la politique américaine d’imposition à  l’Iran de sanctions allant plus loin que celles approuvées par les Nations unies ainsi que le refus de Washington d’exclure une intervention militaire.

« Nous pensons qu’un travail collectif serait plus efficace s’il n’y avait pas d’initiatives parallèles pour imposer des sanctions à  l’Iran, sans parler des appels périodiques au recours à  la force contre l’Iran », a dit le chef de la diplomatie russe.

« De telles actions bilatérales contredisent nos efforts collectifs et les rendent moins efficaces. »

DENONCIATION DU TRAITE DES FORCES NUCLEAIRES?

Rice a défendu la politique iranienne des Etats-Unis. « Le but de l’exercice est de convaincre l’Iran (…) de suspendre ses capacités d’enrichissement » de l’uranium, a-t-elle plaidé.

Avant les discussions avec leurs homologues russes, Rice et Gates avaient rencontré le président Vladimir Poutine qui leur a dit que la Russie pourrait dénoncer le Traité des forces nucléaires (TFN) de 1987 sur les missiles de portée intermédiaire s’il n’est pas étendu à  d’autres pays.

La Russie a déjà  annoncé son intention de suspendre l’application d’un autre accord remontant à  la Guerre froide, le traité des Forces conventionnelles en Europe (FCE), en raison de désaccords avec l’Otan.

Poutine, qui a rencontré Rice et Gates dans sa résidence, non loin de Moscou, a déclaré que d’autres pays devraient se joindre au TFN.

« Si nous ne réussissons pas à  atteindre cet objectif (…) il sera difficile pour nous de rester dans le cadre du traité, dans une situation où d’autres pays développent de tels systèmes d’armement, et parmi eux des pays de notre proche voisinage ».

Le TFN interdit à  la Russie et aux Etats-Unis de déployer des missiles à  moyenne portée.

La Russie fait valoir que cela l’empêche de se protéger efficacement sur ses frontières orientale et méridionale contre des pays dont l’arsenal s’étend, notamment l’Iran, l’Inde et le Pakistan.

Simon Saradjian, un analyste moscovite indépendant, note que la menace de retrait du traité va aussi mettre Moscou en position de force dans ses discussions stratégiques avec les Etats-Unis.

« A court terme, il s’agit d’une monnaie d’échange dans les négociations plus larges sur le contrôle des armements, notamment sur la question d’étendre le traité Start et sur l’avenir du traité FCE », estime-t-il.

« A moyen terme, la Russie aimerait disposer d’outils plus adéquats dans son arsenal de dissuasion de ses voisins qui, à  la différence de la Russie, ont les mains libres pour acquérir des missiles conventionnels à  moyenne portée ».

Le traité Start sur les armes nucléaires stratégiques expire en 2009. Washington a fait part de son intention de ne pas le renouveler et Moscou s’interroge sur ce qui le remplacera.


Publié le 13 octobre, 2007 dans Monde.

Laissez un commentaire