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Actualité Libye, Cécilia & Nicolas Sarkozy, Kouchner, 11 Octobre

L’Assemblée crée une commission d’enquête sur la Libye

© Reuters – Jeudi 11 octobre

PARIS (Reuters) – Les députés ont créé une commission d’enquête sur les conditions de libération, en juillet dernier et avec l’aide de la France, des infirmières et du médecin bulgares qui étaient retenus en Libye.

A l’unanimité des présents, les parlementaires ont entériné la proposition de résolution adoptée mardi par la commission des Affaires étrangères. Ce texte faisait la synthèse des demandes émanant des différents groupes de l’Assemblée nationale.

Cette proposition prévoit la création d’une commission d’enquête « afin de connaître les conditions exactes de la libération des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne détenus en Libye ainsi que le contenu et la portée des protocoles d’accord conclus par la France et la Libye et les termes de leur négociation ».

Cécilia Sarkozy et le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, s’étaient rendus en Libye et avaient ramené dans leur pays le 24 juillet les anciens détenus, qui ont passé près de huit ans dans les prisons libyennes au motif d’avoir délibérément inoculé le virus du sida à  des centaines d’enfants.

Le rôle joué par l’épouse du chef de l’Etat a suscité une polémique en France, la gauche souhaitant sa comparution devant la commission d’enquête maintenant créée, ce que Nicolas Sarkozy refuse.

Au lendemain de la libération des infirmières, il s’était rendu à  Tripoli et avait conclu un accord militaro-industriel avec le pays dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi.

David Martinon, porte-parole du chef de l’Etat, a fait savoir jeudi que ce dernier souhaitait répondre « d’une manière ou d’une autre » à  la commission.

« Le président est très fier de ce que la France a fait. Il souhaite répondre aux interrogations des députés d’une manière ou d’une autre et réfléchit à  la manière la plus appropriée de le faire », a-t-il déclaré.

Tous les groupes ont voté pour la proposition. Plusieurs élus UMP, comme Patrick Ollier, qui jugent cette commission d’enquête inutile, n’ont pas assisté au débat.

« FAIRE LA LUMIERE »

La commission d’enquête, qui dispose d’un délai de six mois pour remettre ses conclusions, sera composée de trente députés : 17 UMP, 11 membres du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), un de la gauche démocrate et républicaine (Communistes et Verts, GDR) et un Nouveau centre (NC).

Elle se réunira pour la première fois mercredi prochain afin d’élire son bureau. Le socialiste Pierre Moscovici devrait la présider, le rapporteur devant être l’UMP Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a expliqué aux députés que « la Libye d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier ».

« Elle est revenue au sein de la communauté internationale. C’est une bonne nouvelle », a déclaré le chef de la diplomatie française qui s’est voulu rassurant.

« L’inquiétude » suscitée par les accords entre Paris et Tripoli, a-t-il dit, « ne semble pas justifiée ». « Le partenariat auquel nous sommes disposés à  réfléchir avec la Libye est en effet un partenariat sùr », a-t-il assuré.

« La France n’a pas a rougir d’avoir été efficace et d’avoir contribué à  soulager les souffrances, elle n’a fait que répondre à  l’appel de ceux qui désespéraient », a-t-il conclu.

Pour Pierre Moscovici, la commission « sera là  pour éclairer une certaine zone d’ombre qui reste, dans quelles conditions ces infirmières ont été libérées, qui a fait quoi, quelles sont les contreparties militaires, nucléaires, d’ordre politique quelles sont nos relations avec la Libye ».

« Il faut que la majorité comprenne qu’elle n’est pas là  pour protéger ou défendre mais pour que la vérité apparaisse et il faut que l’opposition soit là  pour ne pas faire un procès mais pour faire apparaitre la vérité aussi », a-t-il ajouté.

Pierre Moscovici estime que l’audition du colonel Kadhafi ou celle de Cécilia Sarkozy sont envisageables.

Infirmières bulgares: « la Libye d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier », tempère Kouchner

© AP – Jeudi 11 octobre

PARIS – Défendant jeudi l’action de la France dans la libération des soignants bulgares et les accords conclus lors de la visite à  Tripoli de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner a assuré que « la Libye d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier » et qu’on ne peut plus « ignorer » son « évolution salutaire ».

« Nous ne pouvons ignorer l’évolution salutaire de la Libye, quelles que soient les blessures et les cicatrices du passé », a plaidé le ministre des Affaires étrangères devant les députés, qui ont donné naissance dans l’après-midi à  la commission d’enquête parlementaire sur la libération des soignants bulgares.

« Il n’est pas question d’oublier que ce pays a été un soutien du terrorisme international et que la France a été victime », a-t-il admis, rappelant l’attentat contre le vol d’UTA le 19 septembre 1989. De plus, Tripoli « a, dans le passé, montré un intérêt suspect pour le développement clandestin de programmes d’armes de destruction massive ». Mais « à  partir de 1999, la Libye a opéré des revirements spectaculaires » et « la Libye d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier ».

Le chef de la diplomatie a défendu la visite de Nicolas Sarkozy en Libye le 25 juillet, qui avait fait suite à  la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien (devenu bulgare). La visite du chef de l’Etat « a emprunté des pistes déjà  existantes et balisées. Il en va de même pour les accords conclus à  cette occasion », a-t-il certifié.

Il a ainsi rappelé la visite officielle de l’ancien président Jacques Chirac en Libye « dès 2004 » ou celle de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, « début 2005 ». « Notre coopération militaire (…) n’a donc pas attendu notre visite au mois de juillet » et, « dans le domaine nucléaire, une coopération a commencé dès 2006 ».

Il a défendu les cinq accords signés le 25 juillet dernier. En matière de défense, c’est un « accord classique à  portée générale, qui permet notamment d’entamer des actions de formation et d’instruction », a-t-il dit. « Contrairement à  ce que certains prétendent, ni cet accord de défense, ni d’ailleurs l’accord-cadre, ne prévoient de clause d’assistance militaire en cas d’agression », a-t-il promis.

De plus, « il n’y a pas eu de signature de contrats à  l’occasion de la visite du président », a-t-il poursuivi. « Il existe en revanche -nous n’avons rien à  cacher- des perspectives en matière de contrats d’armement avec la Libye. Des autorisations ont été données déjà  en 2006 et début 2007 ».

Concernant l’accord sur le nucléaire civil, l’« inquiétude ne nous semble pas justifiée. Le partenariat auquel nous sommes disposés à  réfléchir avec la Libye est en effet un partenariat sùr », a-t-il assuré. « Nos activités potentielles dans le domaine nucléaire dans ce pays seraient placées sous le contrôle » de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a-t-il rassuré.

« La France n’a pas à  rougir d’avoir été efficace et d’avoir contribué à  soulager des souffrances », a conclu Bernard Kouchner, se tenant à  « disposition » de la commission d’enquête parlementaire.

Libye: l’ombre de Cécilia Sarkozy plane sur la création de la commission d’enquête

© AFP, Par Suzette BLOCH – Jeudi 11 octobre

PARIS (AFP) – Les députés ont voté la création de la commission d’enquête sur la libération des soignants bulgares détenus en Libye

Les députés ont voté jeudi la création de la commission d’enquête sur la libération des soignants bulgares détenus en Libye, voulue par la gauche, qui a réclamé à  nouveau avec force l’audition de Cécilia Sarkozy.

Le vote d’une résolution du groupe PS en ce sens a recueilli l’unanimité. L’Elysée, le gouvernement et la majorité UMP en avaient accepté le principe dès l’été.

C’est la première fois dans l’histoire du Parlement, sous la Ve République, qu’une commission d’enquête parlementaire a pour objet une question internationale.

L’Elysée a par avance exclu l’audition de l’épouse du chef de l’Etat au nom de « la séparation des pouvoirs ». Mme Sarkozy s’est impliquée aux côtés de son mari dans cette libération. Elle a fait deux voyages à  Tripoli et a ramené avec la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner les infirmières à  Sofia dans un avion officiel français.

« Toute personnalité -je dis bien toute personnalité- dont la commission jugera, l’audition utile pour le déroulement de ses travaux doit être entendue », a martelé lors du débat dans l’hémicycle Pierre Moscovici (PS), appelé à  présider la commission.

Noël Mamère (Verts) a tonné: « le Parlement n’a pas à  se faire imposer la liste des personnes qu’il doit auditionner, il n’est pas le vestibule de la chambre royale, il détient ses pouvoirs de la légitimité de l’élection et non pas d’un monarque fusse-t-il républicain ». « Nous sommes en droit d’exiger l’audition de Mme Sarkozy et nous le ferons », a-t-il menacé.

François Loncle (PS) a insisté sur cette audition que l’opposition « formulera » toutefois « avec respect ».

Le président de la commission des Affaires étrangères, Axel Poniatowski (UMP), qui occupera le poste clé de rapporteur, a souhaité que « les enjeux de fond l’emportent sur les éventuelles questions de personnes ».

Claude Goasguen (UMP) a rappelé que c’est « la commission et elle seule qui décide de son travail ».

L’UMP y sera largement majoritaire avec 17 membres sur 30, rendant très improbable, sauf rebondissement, une audition de Cécilia Sarkozy.

La commission pourrait en revanche recueillir le témoignage de M. Sarkozy. « Le président est très fier de ce que la France a fait. Il souhaite répondre aux interrogations des députés d’une manière ou d’une autre. Il réfléchit à  la manière la plus appropriée de le faire », a déclaré le porte-parole de l’Elysée, David Martinon.

Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, s’est abstenu d’aborder ce sujet. Il a évoqué les accords de défense signés avec Tripoli, qui ont suscité une polémique sur d’éventuelles contreparties.

Il a assuré qu’ils ne comportaient aucune clause d’assistance militaire en cas d’agression « contrairement à  ce que certains prétendent » et que « le partenariat en matière de nucléaire civil n’aurait rien de proliférant ».

La commission souhaite entendre Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée qui a accompagné Mme Sarkozy à  Tripoli, Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures, Seïf Al-Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon M. Moscovici qui a également jugé « envisageable » de demander le témoignage du colonel Kadhafi.

Les auditions qui débuteront le 8 novembre seront intégralement retransmises par la chaîne parlementaire LCP.

Les cinq infirmières et le médecin bulgares, incarcérés depuis 1999 en Libye et condamnés à  mort sous l’accusation d’avoir inoculé le virus du sida à  des enfants libyens, ont été libérés le 24 juillet.


Publié le 12 octobre, 2007 dans Monde.

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