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Sarkozy sur les Tests ADN: « Je vais demander à  chacun qu’il veuille bien s’apaiser »

Sarkozy et Fillon calment le jeu dans la polémique Fadela Amara

© AFP, Par Benjamin SPORTOUCH – Jeudi 11 octobre

fadela amara

PARIS (AFP) – Nicolas Sarkozy et François Fillon ont voulu calmer le jeu mercredi après les protestations véhémentes soulevées au sein de la majorité par les propos de Fadela Amara jugeant « dégueulasse » d' »instrumentaliser » l’ immigration au travers des tests ADN.

De Moscou où il était en visite officielle, le président de la République avait dès mardi soir, appelé à  « l’apaisement » après ce premier véritable accroc entre un ministre d' »ouverture », en l’occurrence l’un des plus emblématiques, et les parlementaires UMP.

« Je vais demander à  chacun qu’il veuille bien s’apaiser », a déclaré Nicolas Sarkozy à  la presse.

Principalement visés, la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, mais aussi le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian. Ce dernier l’avait accusée d’avoir « injurié les députés de la majorité ».

Second temps dans cette volonté de déminer le terrain: François Fillon a reçu mercredi la secrétaire d’Etat, l’assurant de sa « confiance pour son travail dans le gouvernement » tout en lui recommandant d' »engager un dialogue plus direct avec la majorité pour la préparation du plan Banlieue ».

L’après-midi, c’était au tour de M. Devedjian d’être reçu par le Premier ministre.

Tout en rappelant à  sa sortie « l’émotion » suscitée dans les rangs de l’UMP par ce « petit dérapage » de Mme Amara, M. Devedjian a visiblement entendu le message de pacification du couple de l’exécutif.

Il a ainsi annoncé qu’il allait inviter l’ancienne présidente de « Ni putes ni soumises » à  un petit déjeuner avec la direction de son parti, pour apprendre à  « mieux se connaître ».

« Nous n’avons pas assez fait de chemin vers elle, elle n’en a pas fait non plus beaucoup vers nous, peut-être parce qu’elle sortait d’un autre univers. 400 parlementaires UMP d’un coup, ça fait un peu peur, donc nous avons peut-être le devoir de faire un effort en allant au devant d’elle », a déclaré M. Devdejian.

Mme Amara, absente des bancs de l’Assemblée mercredi pour les questions au gouvernement, a semblé vouloir mettre fin à  la polémique en évoquant mardi soir un « débat démocratique normal » et en s’en prenant aux socialistes qui demandaient sa démission.

« Je n’ai pas de leçon à  recevoir de députés de gauche qui nous ont laissés vivre dans des endroits dégueulasses quand ils étaient aux affaires », a-t-elle lancé répétant à  dessein l’adjectif polémique.

Brice Hortefeux, qui défend le projet de loi sur l’immigration à  l’origine de la passe d’arme entre l’ancienne membre du PS et la droite, est aussi venu au secours de sa collègue en affirmant à  Madrid ne pas avoir été « choqué » par ses déclarations.

La ministre du Logement Christine Boutin, dont la secrétaire d’Etat à  la Politique de la ville est « sous (l)’autorité », a de son côté déclaré: « Fadela Amara est une femme spontanée. Voilà , c’est tout, elle est comme ça (…) Je n’ai rien de plus à  dire. Elle est spontanée, elle est formidable ».

Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a conforté la secrétaire d’Etat, connu pour son langage cru, estimant qu’elle « apporte de l’oxygène » au gouvernement en n’usant pas de « la langue de bois politique ».

Dans les rangs de la majorité, les appréciations étaient mercredi nettement moins virulentes que la veille.

« Je crois simplement que Fadela Amara n’a pas lu le texte ni même l’amendement sur lequel elle s’est exprimée », a estimé mercredi Nadine Morano, porte-parole de l’UMP, la même qui prévenait mardi: « la liberté de parole s’accompagne d’un devoir de politesse ».

Du côté de l’opposition, le ton était aussi moins belliqueux. « Je ne lui ai pas dit d’entrer dans le gouvernement, je ne lui dirai pas d’en sortir », a déclaré le patron du parti socialiste François Hollande.

François Fillon persiste sur le « détail » des tests ADN

© Reuters, Par Sophie Louet – Mercredi 10 octobre

PARIS (Reuters) – François Fillon a fustigé mercredi « la culture de l’intimidation » et « la police des mots » de la gauche, qui lui reproche d’avoir réduit à  un « détail » l’amendement controversé sur la pratique de tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

Loin de rectifier son lexique, dont l’âpreté suscite parfois la polémique, le Premier ministre a persisté, dénonçant le parallèle « ridicule » et « honteux » établi par l’opposition avec l’emploi en 1987 par le dirigeant d’extrême droite Jean-Marie Le Pen du mot « détail » à  propos des chambres à  gaz nazies.

« J’ai eu ‘l’inconvenance suprême’ d’user du mot ‘détail’ pour qualifier l’amendement de Thierry Mariani. Que n’avais-je dit?! », a-t-il lancé lors de la Convention des réformateurs de l’UMP, à  la Maison de la Mutualité.

« Qu’une partie de la gauche et du microcosme s’empresse de faire un parallèle avec le M. Le Pen révèle le vide de l’opposition et le conformisme d’une partie des observateurs politiques », a-t-il affirmé sous les applaudissements de la salle.

« Ce parallèle n’est pas seulement ridicule, il est honteux. Placer au même niveau un test ADN volontaire et encadré par un juge et les chambres à  gaz est déshonorant. C’est une injure pour ceux qui ont connu les camps de la mort, et c’est une injure à  l’intelligence », a-t-il poursuivi.

« Libre à  la gauche d’être hostile à  notre projet de loi. Mais je lui récuse cette culture de l’intimidation, je récuse ses amalgames déplacés », a souligné le chef du gouvernement.

« CE POLITIQUEMENT CORRECT »

« Je dénonce la ‘police des mots’, dont parlait déjà  (George) Orwell, qui prétend savoir ce qu’il faut dire, quand il faut le dire et comment il faut le dire », a-t-il martelé.

« Je ne crois pas que la gauche qui a assisté passivement à  la montée de l’extrême droite dans les années 80 et qui a provoqué le 21 avril 2002 puisse vraiment donner des leçons », a-t-il ajouté, retrouvant les accents virulents de la campagne pour les élections législatives à  l’endroit du Parti socialiste.

« Je dénonce ce politiquement correct qui interdit de parler lucidement d’immigration sans être soupçonné de xénophobie », a-t-il déclaré.

Samedi dernier, lors du conseil national de l’UMP, également à  la Maison de la Mutualité, François Fillon avait déploré que les polémiques sur l’amendement ADN aient « grossi jusqu’au ridicule un détail », « masquant l’essentiel » du projet de loi sur la maîtrise de l’immigration. (mon mot: sincérèment Fillon, tu peux dire ce que tu veux, on le connait ton projet de loi sur les Tests ADN, c’est raciste et sans aucun doute dans mon esprit, je comprends pourquoi on fait allusion au nazisme.)

« Le sujet est suffisamment grave pour qu’on ne parle pas de détail », avait répliqué François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui réclame le retrait de l’amendement ADN.

En 1987, Jean-Marie Le Pen avait estimé que les chambres à  gaz était un « détail » de l’histoire de la Seconde guerre mondiale. Le président du Front national avait été condamné quatre ans plus tard pour « banalisation de crime contre l’humanité ».

Le président du Mrap, Mouloud Aounit, avait estimé que François Fillon avait franchi « les limites de l’insoutenable et de l’indécence ».

La Cité de l’immigration ouvre ses portes sur fond de polémique

© Reuters, Par Natacha Crnjanski et Kerstin Gehmlich – Mercredi 10 octobre

PARIS (Reuters) – La Cité nationale de l’histoire de l’immigration ouvre ce mercredi ses portes, un projet dont les partisans saluent une ouverture contrastant avec la « méfiance » affichée, selon eux, par le gouvernement vis-à -vis des immigrés.

En pleine polémique sur des aspects de la nouvelle loi sur l’immigration – tests ADN pour les candidats au regroupement familial et accès des sans-papiers à  l’hébergement d’urgence, notamment – l’absence du président de la République et du ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale lors de l’ouverture du musée au public est remarquée.

Nicolas Sarkozy est en déplacement à  Moscou et Brice Hortefeux sera mercredi en Espagne pour une consultation avec les autorités espagnoles « sur les questions migratoires »

La ministre de la Culture, Christine Albanel, sera en revanche présente. Son ministère, qui devrait financer plus de 40% de son budget total jusqu’en 2009, présente la CNHI comme un « élément majeur de la cohésion sociale et du pluralisme culturel ».

« C’est un musée qui concerne l’histoire de 20 à  25% de la population de la France, (…) qui va pouvoir retrouver à  travers ce musée l’histoire de leurs ancêtres ou sa propre histoire », explique Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, interrogé par Reuters, qui trouve « un peu choquante » l’absence du président de la République.

« C’est une histoire qui intéresse l’ensemble des Français, évidemment. »

L' »ELLIS ISLAND » FRANàƒ”¡AIS

Cet historien de l’immigration est l’un des huit universitaires (sur 12 associés au projet) qui, en mai, ont démissionné des instances officielles de la CNHI – tout en la soutenant – pour protester contre l’instauration « inacceptable » d’un ministère de l’Identité nationale.

« Je pense que (…) ce musée montre l’apport de l’immigration à  l’égard de la France alors que le ministère (de l’Immigration et de l’Identité nationale) est un signal de méfiance à  l’égard de l’immigration », juge-t-il.

« Le gouvernement est mal à  l’aise avec un projet historique qui rapporte des faits qui se sont produits, plutôt que des préjugés. »

Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, regrette quant à  lui « un refus manifeste de reconnaître l’apport au patrimoine historique et culturel français de l’immigration ».

« En cette période où il y a une parole visant à  stigmatiser, à  faire porter la suspicion sur les immigrés, cette attitude du gouvernement sonne aussi comme un gage donné à  l’extrême-droite, elle sonne comme une victoire supplémentaire de l’extrême-droite sur l’immigration en France », a-t-il déclaré à  Reuters.

« Cette inauguration est terriblement polluée par des discours aux antipodes de l’esprit même de ce musée. »

Patrick Weil compare la CNHI à  un « Ellis Island français », en référence au musée américain de l’Immigration, situé sur une île au sud de Manhattan où étaient autrefois accueillis et « triés » les immigrés arrivant par bateau en Amérique.

Un parallèle avec l’Amérique repris par Jacques Toubon, président de la CNHI. « La France a une histoire qui est unique en Europe: la France, c’est les Etats-Unis de l’Europe », a-t-il déclaré à  Reuters.

PRENDRE EN COMPTE LA DIVERSITÉ

« Aux Etats-Unis, on raconte l’histoire de ce pays comme celle d’un pays d’immigrants. Ici, nous avions un modèle d’intégration des immigrants qui comportait l’oubli de leurs origines », explique-t-il.

« Mais il y a eu une évolution, (…) on comprend à  présent que notre modèle égalitaire s’accompagne d’une prise en compte de la diversité. »

Le musée s’est installé dans le palais de la Porte Dorée, construit pour l’exposition coloniale de 1931, d’une surface de 16.000m2 et dont l’extérieur, recouvert de remarquables bas-reliefs de style colonial, est classé.

Le projet, évoqué pour la première fois à  la fin des années 1980, tarde à  voir le jour. La nécessaire impulsion politique viendra, en 2002, de Jacques Chirac – ce qui explique peut-être, disent les détracteurs du président, pourquoi Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité s’y associer.

« La nation française a été construite en partie par des millions d’hommes et de femmes venus dans ce pays, et cette nation est faite de cultures, religions, races, modes de vie apportés par ces immigrés », souligne Jacques Toubon.

« Notre projet est de faire connaître et reconnaître l’histoire de l’immigration dans l’histoire de France pour s’efforcer de changer, et d’améliorer, le regard contemporain sur l’immigration. »

La Ligue des droits de l’homme, dénonçant un « climat politique dominé aujourd’hui par la restriction des droits des étrangers », a appelé à  un rassemblement devant la CNHI mercredi.

Publié le 11 octobre, 2007 dans Immigration.

Commentaires (1)

 

  1. David dit :

    Fadela, un grand bravo, et pour t’aider a survivre, un livre bible que j’utilise depuis quelques jours au quotidien : « travailler avec des con »
    http://www.travailleravecdescons.com
    il est delicieux !!! et je crois qu’il pourra t’aider grandement dans l’univers des bureaux…. politiques

    JE SUIS POUR MA PART PLUTOT DE DROITE MAIS si les test adn, ont quelque chose a voir avec notre identité nationale, faudra qu’on m’explique !!!

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