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Les Tests ADN: « un détail » pour François Fillon

ADN: le « détail » de François Fillon fait des vagues

© AP – Dimanche 7 octobre

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PARIS – L’utilisation par François Fillon du mot « détail » afin de évoquer l’amendement Mariani sur les test ADN pour le regroupement familial a provoqué un début de polémique ce week-end, le terme étant politiquement sensible depuis son emploi par Jean-Marie le Pen pour évoquer les chambres à  gaz.

« Les polémiques ont grossi jusqu’au ridicule un détail, en masquant l’essentiel » du projet de loi Hortefeux sur l’immigration, a déploré samedi le Premier ministre lors du conseil national de l’UMP.

Voulant croire à  une « maladresse d’expression » du Premier ministre, le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a estimé dimanche que la question des tests ADN « est suffisamment grave pour qu’on ne parle pas de détail ». Il a demandé au président Nicolas Sarkozy de retirer cet amendement, « devenu le symbole » de la loi sur l’immigration.

Stéphane Le Foll, bras droit de M. Hollande, a dénoncé quant à  lui une « expression qui est grave », car « elle a une intonation qu’on a déjà  entendue dans la bouche de Jean-Marie Le Pen ». En 1987, le président du Front national avait soulevé un tollé en qualifiant les chambres à  gaz de « point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale ».

Interrogé par l’Associated Press, M. Le Foll y a vu un « clin d’oeil à  un électorat, qui est celui du Front national ». « Si c’est un dérapage, c’est impardonnable de la part d’un Premier ministre. Je ne crois pas que ce soit un dérapage », a-t-il ajouté.

Pour Pierre Moscovici, ces déclarations sont « d’une gravité extrême ». « Quand on est le Premier ministre de la France, on doit maîtriser son vocabulaire », a-t-il souligné dimanche sur Radio-J. Toutefois, le député socialiste « ne le pense absolument pas en complicité quelconque avec la pensée de Jean-Marie Le Pen ». Dès, lors, il lui « demande de rectifier ses propos ».

Patrick Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’Homme, a, lui, déploré sur France-Inter une expression « malheureuse ». « ‘Détail’ fait penser quasi automatiquement à  l’expression qu’avait utilisée Jean-Marie Le Pen », a-t-il relevé. Et « s’il s’agit d’un détail, cela veut dire que cela n’a pas beaucoup d’importance, que la mesure prise est quasiment inutile alors pourquoi un acharnement (…) de la part du gouvernement ou de sa majorité à  faire adopter cet amendement », s’est interrogé M. Baudouin.

« Le Premier ministre fait sciemment monter les enchères pour mieux agréger autour de lui toute une frange de l’électorat qui se réfugiait dans le vote Front national », a accusé le directeur général de France Terre d’Asile Pierre Henry sur France-info.

Par cette déclaration, François Fillon « signe non seulement son compagnonnage avec l’extrême droite, mais participe dangereusement à  sa banalisation », a pour sa part jugé Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), en estimant dans un communiqué qu’il venait de « franchir les limites de l’insoutenable et de l’indécence ».

« Quand vous regardez un seul élément de quelque chose, ça s’appelle un détail », a justifié samedi la député UMP Nadine Morano. « Une tache sur un manteau, un bouton sur une veste, c’est un détail par rapport à  la couleur du vêtement! ». Le Premier ministre « a voulu dire que cette loi est une loi importante et qu’en fait dans les médias, on en entend quoi, uniquement un amendement d’origine parlementaire qui n’est pas le texte du gouvernement », a-t-elle expliqué.

« Il faut vraiment beaucoup de malveillance pour faire un amalgame » avec les propos de Jean-Marie Le Pen, a réagi dimanche sur France-inter le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian. « Le mot détail appartient à  la langue française (…) Est-ce qu’il va falloir l’interdire, le radier du dictionnaire? ».

Quant à  l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, il s’est prononcé samedi sur Europe-1 pour le retrait pur et simple de l’amendement sur les tests ADN: « quand on commet une erreur, et bien on la répare ».

« C’est un amendement néfaste », a également jugé dimanche sur Canal+ l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. « Ce qui est en cause maintenant, à  mon avis, c’est la difficulté pour le gouvernement, pour le pouvoir tout entier, de reconnaître qu’il a fait une erreur. Le plus sage serait qu’il le fasse. Surtout qu’il risque la censure du Conseil constitutionnel s’il s’obstine », a-t-il souligné.

Loi immigration: la polémique rebondit sur le « détail » des tests ADN et l’hébergement

© AFP

PARIS (AFP) – La polémique sur la loi sur l’immigration a rebondi ce week-end avec les propos de François Fillon qualifiant de « détail » l’instauration de tests ADN, dénoncés comme un clin d’oeil au FN, et la controverse sur l’hébergement d’urgence des sans-papiers.

Défendant samedi le projet devant le Conseil national de l’UMP, le Premier ministre a évoqué « cette loi dont les polémiques ont grossi jusqu’au ridicule un détail, en masquant l’essentiel ».

Des propos qui ont suscité l’émotion dans la société civile et le monde politique, le mot détail étant d’un maniement sensible depuis que le leader du FN Jean-Marie Le Pen avait qualifié en 1987 les chambres à  gaz de « détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Ce qui lui avait valu une condamnation en justice.

« En employant sciemment le mot +détail+, le Premier ministre vient de franchir les limites de l’insoutenable et de l’indécence », a dénoncé dans un communiqué le président du Mrap, Mouloud Aounit.

Le directeur général de France Terre d’Asile y a vu « une stratégie préélectorale préoccupante ». « Le Premier ministre n’a rien à  gagner à  manipuler les symboles sauf à  considérer que l’agrégation de l’électorat d’extrême droite autour du bloc majoritaire vaut bien l’instrumentalisation de la question migratoire à  10 mois des municipales », a déclaré Pierre Henry.

Le patron du PS François Hollande a demandé le retrait de l’amendement, affirmant que « le sujet est suffisamment grave pour qu’on ne parle pas de détail ». Tout en refusant « la polémique » sémantique, il a demandé à  Nicolas Sarkozy de prendre l’initiative de ce retrait, « dans un esprit de sagesse, de responsabilité, d’apaisement ».

Plus tôt, le bras droit de M. Hollande avait dénoncé « l’intention de la majorité, qui est de faire à  travers cet amendement un clin d’oeil au Front National ».

Quand au centriste François Bayrou, il a estimé que « c’est souvent dans les +détails+ que surgit l’essentiel », dénonçant un « texte (qui) n’est pas conforme aux valeurs républicaines, philosophiques et spirituelles de la France ».

L’amendement instaurant la possibilité de tests ADN pour les demandes de regroupement familial, adopté au Sénat dans une version largement édulcorée, a été critiqué jusque dans les rangs de la majorité. L’ex-Premier ministre Edouard Balladur a ainsi demandé samedi son retrait.

Le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian a de son côté estimé qu' »il (fallait) vraiment beaucoup de malveillance pour faire un amalgame » entre les propos de MM. Fillon et Le Pen.

Le MPF de Philippe de Villiers a dénoncé un « délire qui ridiculise la gauche et l’extrême gauche », apportant « tout son soutien à  François Fillon ».

La polémique a également enflé autour d’un autre amendement controversé, qui pourrait remettre en cause l’accueil des sans-papiers en hébergement d’urgence. Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a joint sa voix à  celles des nombreuses ONG critiques.

A tel point que les ministres de l’Immigration Brice Hortefeux et du Logement Christine Boutin ont publié avec M. Hirsch tard vendredi un communiqué assurant que ce droit n’était « pas remis en cause ».

Au centre de ces controverses, le député UMP Thierry Mariani, auteur des deux amendements décriés, a dénoncé dans le JDD un « pilonnage hallucinant ». Et fustigé ceux qui « se posent en pseudo-autorités morales (et) ouvrent la boîte à  fantasmes au lieu de regarder la réalité ».


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Publié le 8 octobre, 2007 dans Immigration.

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