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Présidentielle: Musharraf a gagné mais ne peut être proclamé vainqueur

Présidentielle: Musharraf a gagné mais ne peut être proclamé vainqueur

© AFP – Samedi 6 octobre

manifestation pro musharraf

ISLAMABAD (AFP) – Le chef de l’Etat Pervez Musharraf a largement remporté samedi, sans surprise, l’élection présidentielle au suffrage indirect au Pakistan, mais il ne peut être proclamé officiellement réélu avant un jugement de la Cour suprême sur son éligibilité attendu dans 11 jours au mieux.

« Je m’incline devant Dieu tout-puissant et je le remercie pour m’avoir offert une si grande victoire », s’est félicité le général Musharraf.

Après six mois de contestation sans précédent, il a demandé à  l’opposition d’accepter le résultat du vote des élus des deux chambres du Parlement et des assemblées des quatre provinces.

Le chef de l’Etat, qui a pris le pouvoir après un coup d’Etat sans effusion de sang il y a huit ans, a remporté 384 des 702 voix du collège électoral, soit 55%, selon des responsables gouvernementaux.

Mais quelque 30% d’élus du collège membres d’une coalition de l’opposition avaient démissionné de toutes les assemblées pour protester contre la candidature de M. Musharraf.

« C’est une élection truquée », a estimé auprès de l’AFP Siddiqul Farooq, l’un des leaders de cette coalition.

Or, même massivement vainqueur dans les urnes, le général-président pourrait être juridiquement disqualifié dans environ deux semaines.

En effet, dans un arrêt inattendu vendredi, la Cour suprême avait autorisé la tenue de l’élection mais ordonné que ses résultats ne soient pas officiellement proclamés avant qu’elle ne statue sur des recours de l’opposition. Et la haute juridiction ne commencera à  les examiner que le 17 octobre.

La Cour est appelée à  se prononcer à  la fois sur l’éligibilité du général Musharraf et sur la validité même du scrutin.

« Le Pakistan est un partenaire important et un allié des Etats-Unis, nous félicitons (les Pakistanais) pour l’élection, nous attendons l’annonce de la commission électorale », a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Scott Stanzel. Les Etats-Unis ont fait depuis le 11 septembre 2001 du général Musharraf leur allié-clé dans leur « guerre contre le terrorisme« .

L’élection s’est déroulée dans une relative indifférence, la population n’ayant manifesté massivement ni sa joie, ni sa colère. Le calme a également régné, malgré de fortes craintes d’attentats, 15 jours après qu’Oussama ben Laden eut déclaré le « jihad » (guerre sainte) au général Musharraf et son armée.

Seuls quelque 500 avocats ont affronté la police à  Peshawar (nord-ouest), criant « Musharraf, va-t-en! ». Depuis six mois, l’ordre des avocats est à  l’avant-garde de manifestations anti-Musharraf.

Mais l’enjeu principal pour le Pakistan n’est pas tant la présidentielle, que les législatives prévues début 2008, au suffrage universel direct. Le camp Musharraf n’est en effet pas assuré de remporter la majorité nécessaire pour gouverner.

C’est dans cette optique que le chef de l’Etat a signé vendredi un décret amnistiant l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto des accusations de corruption qui l’avaient poussée à  l’exil en 1999, ouvrant la voie à  un partage du pouvoir, grâce à  une alliance avec son influent parti aux législatives.

Un futur ticket Musharraf-Bhutto comme Président et Premier ministre a d’ailleurs, depuis le début de leurs négociations en juillet, les faveurs à  peine voilées de Washington.

M. Musharraf a promis d’abandonner son poste de chef d’état-major des armées, mais une fois élu seulement, considérant que la Constitution ne lui impose pas de le faire avant la présidentielle, comme le fait valoir l’opposition devant la Cour suprême.

M. Musharraf a refusé de dire samedi soir ce qu’il fera si la haute juridiction annule l’élection, alors que la rumeur court qu’il déclarerait alors la Loi martiale. « Attendons sa décision, et alors nous nous prononcerons », a-t-il simplement dit.


Publié le 7 octobre, 2007 dans Monde.

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