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La présidentielle, une chance pour le Liban, juge Nassib Lahoud

La présidentielle, une chance pour le Liban, juge Nassib Lahoud

© Reuters, Par Alistair Lyon Reuters – Mardi 2 octobre

nassib lahoud

BEYROUTH (Reuters) – Le Liban manquera une chance unique de panser ses blessures s’il ne parvient pas à  élire un nouveau président faute d’accord entre la majorité anti-syrienne et l’opposition, estime Nassib Lahoud, un des candidats soutenus par la coalition du 14 mars.

« Le Liban aujourd’hui est libre de l’occupation israélienne, libre de l’hégémonie syrienne. C’est une occasion incroyable d’essayer de rassembler le pays, après de longues années de guerre et de chaos », a déclaré mardi le candidat anti-syrien dans une interview à  l’agence Reuters.

« Ma plus grande crainte est que nous manquions cette occasion, qui pourrait bien ne pas se représenter avant des années », a ajouté cet ingénieur chrétien de 62 ans formé en Grande-Bretagne.

Une première tentative pour élire un nouveau président en remplacement du sortant pro-syrien Emile Lahoud a échoué le 25 septembre faute d’un quorum d’élus suffisant, la réunion extraordinaire de la Chambre des députés étant boycottée par le Hezbollah et les autres factions d’opposition.

Le prochain rendez-vous a été fixé au 23 octobre.

En vertu du système de partage du pouvoir en fonction des communautés, la présidence est réservé à  un chrétien maronite.

Nassib Lahoud espère toujours un candidat de consensus avant l’expiration du mandat de son cousin et rival Emile Lahoud le 23 novembre.

L’ancien chef de l’armée Michel Aoun est le seul candidat déclaré de l’opposition, mais d’autres prétendants pourraient émerger au fur et à  mesure des tractations.

UN ARBITRE CRUCIAL

Le processus de désignation est compliqué par les liens entretenus par diverses formations libanaises avec des puissances extérieures comme la Syrie, l’Iran, l’Arabie saoudite ou les Etats-Unis, qui se livrent à  une guerre d’influence dans la région.

« Honnêtement, j’espère que personne ne s’en mêlera », a dit Nassib Lahoud. Admettant que la Syrie a eu des intérêts au Liban, il a souligné que Damas devait respecter la souveraineté et l’indépendance de son voisin.

Les Syriens doivent retirer leur soutien aux groupes armés palestiniens illégaux dans l’est du Liban, procéder à  un échange d’ambassadeurs avec Beyrouth et accepter de délimiter la frontière avec le Liban, a-t-il déclaré.

« Par-dessus tout », a estimé Lahoud, « nous attendons une coopération totale avec le tribunal international mis en place par les Nations unies pour juger les auteurs de l’assassinat de (Rafic) Hariri. »

La Syrie, qui nie toute implication dans le meurtre de l’ancien Premier ministre en février 2005, et dans les autres assassinats politiques commis par la suite, conserve une forte influence au Liban à  travers le Hezbollah et le mouvement Amal.

Selon Nassib Lahoud, il faut engager un dialogue sur le désarmement du Hezbollah, seule faction libanaise toujours armée depuis la guerre civile de 1975-90. « Toutes les armes doivent être sous la seule garde du gouvernement libanais », a-t-il dit.

« Nous voudrions bénéficier des capacités de défense du Hezbollah dans le cadre du gouvernement libanais », a-t-il ajouté.

La stabilisation du Sud, où les troupes libanaises sont déployées au côté de casques bleus de l’Onu depuis la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, est l’une des grandes priorités du pays, a encore estimé le candidat.

Les autres priorités sont la relance de l’économie, le redémarrage des institutions et la préparation d’élections législatives.

« C’est beaucoup et un président au Liban aujourd’hui pourrait jouer un rôle crucial pour concilier toutes ces choses », a-t-il déclaré.

L’accord de Taïf qui a mis fin à  la guerre civile a privé le président de certains pouvoirs, transférés au Premier ministre et au gouvernement, mais le chef de l’Etat est davantage qu’un faire-valoir.

Ancien ambassadeur à  Washington, député de 1991 à  2005, Nassib Lahoud a promis que, s’il était élu, il tâcherait de se montrer impartial, sans renoncer aux principes de la coalition anti-syrienne du 14 mars.

« Je pourrais jouer le rôle que le président devrait jouer, celui d’arbitre à  égale distance de tous les Libanais et bénéficiant de la confiance de tous les Libanais. »


Publié le 5 octobre, 2007 dans Monde.

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