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Les syndicats de journalistes mobilisent pour « l’indépendance »

Les syndicats de journalistes mobilisent pour « l’indépendance »

© Reuters, Par Thierry Lévêque – Lundi 24 septembre

medias journalistes

PARIS (Reuters) – Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour mobiliser leur profession et la société civile afin de garantir l’indépendance des rédactions menacée à  leurs yeux par la « mainmise » du pouvoir sur les grands médias.

« Face à  cette situation d’une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans de se rassembler pour passer à  l’action. Ils appellent les journalistes et les citoyens à  s’engager avec eux pour gagner la bataille de l’indépendance », écrivent dans un appel commun le SNJ, le SNJ-CGT, l’USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO.

Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait état de plusieurs cas récents de ce qu’elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias.

Les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à  Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement. Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, pour demander une réforme législative.

Ils demandent que les « équipes rédactionnelles » soient dotées d’un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d’éthique de la profession soient annexées à  la convention collective.

LETTRE DU PS AU CSA

« C’est un appel à  toute la profession pour qu’elle cesse de jouer à  son corps défendant le rôle de faire-valoir du président », a dit lors d’une conférence de presse Dominique Candille (SNJ-CGT). « Si demain rien n’est fait, c’est la démocratie française qui va être mise à  mal », a ajouté David Larbre, du SNJ.

L’opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques sur la proximité entre l’Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l’Etat, est à  la tête du plus grand groupe de presse et d’édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment).

Martin Bouygues, parrain du fils du couple présidentiel, contrôle TF1. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle la Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, les Echos.

Les syndicats mentionnent ou rappellent plusieurs épisodes de ce qu’ils considèrent comme des interventions dans le contenu rédactionnel des médias. La semaine dernière, une dépêche de l’AFP aurait été modifiée sur intervention du ministère de l’Education nationale, disent-ils.

Le Journal du dimanche a renoncé à  publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle. D’autres épisodes qu’ils ne citent pas ont amplifié la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d’une photo du chef de l’Etat en vacances, qui s’est vu « alléger » de ses bourrelets.

Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l’UMP n’ont pas donné suite pour l’instant aux demandes des syndicats, mais le Parti socialiste soutient leur demande de réforme législative, disent-ils.

Par ailleurs, le PS a annoncé lundi qu’il allait écrire au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour qu’il prenne en compte « l’omniprésence » de Nicolas Sarkozy dans les médias.

Le président n’est en effet compté à  aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l’audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition.

L’opposition s’alarme depuis quelques jours de ce qu’il voit comme une stratégie du gouvernement et du chef de l’Etat, qui parviendraient à  monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thême, en plus de plusieurs petits événements annexes.


Publié le 25 septembre, 2007 dans Actualité.

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