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La France et les USA main dans la main contre Téhéran

Iran: la France et les Etats-Unis sur la même longueur d’onde

© AFP, Vendredi 21 septembre

rice et kouchner

WASHINGTON (AFP) – Les Etats-Unis et la France ont affirmé vendredi être sur la même longueur d’onde concernant l’Iran qu’ils ont à  nouveau menacé de sanctions si ce pays ne cède pas à  la pression internationale pour suspendre son programme nucléaire.

« Nous allons demander des résolutions supplémentaires au Conseil de Sécurité de l’ONU, si l’Iran ne prend pas le chemin de la négociation », a affirmé la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice à  l’issue d’un déjeuner avec son homologue français Bernard Kouchner au Département d’Etat.

Elle a ajouté avoir eu avec M. Kouchner « des discussions approfondies sur la situation en Iran et la nécessité pour l’Iran d’adhérer aux demandes justes de la communauté internationale, de cesser son programme d’enrichissement et de retraitement et de respecter les résolutions du Conseil de Sécurité qui ont été votées ».

« Bernard et moi voyons ces questions de manière très similaire », a-t-elle souligné. « Il n’y a pas en substance de différences dans la façon dont nous voyons la situation en Irak et sur ce que la communauté internationale doit faire », a-t-elle ajouté.

« Nous avons tracé une voie diplomatique qui considère les négociations comme le moyen privilégié pour résoudre la question » du dossier nucléaire iranien, a déclaré la responsable américaine.

« Nous avons exploré et utilisé la décision de geler certains avoirs d’individus, nous avons usé de l’interdiction de visas, je pense qu’il y a toute une panoplie de mesures qui nous permettront d’élargir ces efforts » a-t-elle ajouté.

Pour sa part, Bernard Kouchner, arrivé mercredi à  Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis a réitéré la position française et rappelé avoir recommandé également des sanctions spécifiques en dehors des sanctions de l’ONU, frappant notamment le système bancaire.

Parallèlement, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) se sont réunis ce même vendredi au niveau des directeurs politiques sous la houlette de Nicholas Burns, numéro trois du département d’Etat pour envisager un troisième train de sanctions contre Téhéran.

Le porte-parole du département d’Etat Sean McCormack a indiqué que Mme Rice et M. Kouchner « avaient eu une bonne conversation » à  ce sujet.

« Ces discussions serviront à  préparer la rencontre ministérielle des 5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France, plus l’Allemagne) qui doit se tenir à  New York la semaine prochaine. Ils lanceront de nouvelles idées que les gens auront le temps d’étudier » a ajouté le porte-parole.

Washington et Paris doutent que les Russes et les Chinois soient prêts à  décider dans l’immédiat de nouvelles sanctions crédibles contre Téhéran dans le cadre d’une troisième résolution au sein du Conseil de sécurité et plaident pour des sanctions en dehors de l’ONU si nécessaire.

« Je ne suis pas sùr qu’il accepte d’aller au-delà « , a déclaré jeudi M. Kouchner en référence à  son homologue russe Sergueï Lavrov.

La chef de la diplomatie américaine a tenu à  rappeler que les Etats-Unis avaient fait « une proposition très importante » l’an dernier à  Téhéran pour « revenir sur 27 ans de politique Américaine et pour parler avec l’Iran », si le pays « faisait simplement une chose: suspendre ses activités d’enrichissement et de retraitement ».

« Ce n’était pas une demande américaine » a précisé Mme Rice, qui a estimé que les Etats-Unis se « sont montrés très patients » avec l’Iran en « mettant cette proposition sur la table ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté en décembre et en mars deux résolutions imposant des sanctions commerciales à  l’Iran, sans obtenir de Téhéran l’arrêt de ses activités d’enrichissement d’uranium.

Crise du nucléaire iranien: Bernard Kouchner ne souhaite pas la guerre, assure Hubert Védrine

© AP, Vendredi 21 septembre

PARIS – L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, est venu au secours de Bernard Kouchner vendredi, estimant « qu’il y a une exagération dans la réaction » à  propos des déclarations du locataire du Quai d’Orsay selon lesquelles la crise du nucléaire iranien imposait de « se préparer au pire », à  savoir à  « la guerre ».

« Ce n’est pas parce que quelqu’un dit: ‘il y a un risque de guerre’, qu’il faut être complètement épidermique sur les mots », a déclaré Hubert Védrine sur France 24.

Bernard Kouchner « n’a pas dit qu’il souhaitait la guerre ou qu’il l’a préconisait », a nuancé M. Védrine, « il disait que, malheureusement, il fallait peut-être s’y préparer ».

Se référant à  Nicolas Sarkozy et à  l’actuel ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a jugé « évident qu’on a affaire à  des gens qui ne souhaitent pas la guerre ». AP

Iran: Condoleezza Rice fait état d’une convergence de vues entre Washington et Paris

© AP, Par Desmond Butler, Vendredi 21 Septembre

WASHINGTON – Les Etats-Unis et la France sont d’accord sur les moyens de presser l’Iran de renoncer à  ses ambitions nucléaires, a souligné vendredi la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice lors d’une conférence de presse avec Bernard Kouchner, au second jour de la visite du chef de la diplomatie française à  Washington.

Si tous deux sont convenus de l’existence d' »excellentes » relations entre Paris et Washington, Mme Rice estimant que les deux pays allaient être en mesure de faire ensemble « beaucoup, beaucoup de choses », M. Kouchner a tenu à  souligner que des divergences demeuraient. « Avoir de bonnes relations ne signifie pas que nous sommes en accord complet, tous les jours, partout », a-t-il dit.

Sur le dossier nucléaire iranien, la ligne plus dure adoptée par les autorités françaises a néanmoins rapproché Paris de l’administration Bush. Mme Rice et son homologue français ont ainsi évoqué devant les journalistes la nécessité de prendre de nouvelles sanctions contre Téhéran.

« Je pense qu’il n’y a, essentiellement, pas de différence dans la façon dont nous voyons la situation en Iran et sur ce que la communauté internationale doit faire », a souligné Condoleezza Rice, alors que le président français Nicolas Sarkozy avait souhaité jeudi soir à  Paris des « sanctions plus fortes » contre l’Iran « si les sanctions actuelles ne sont pas suffisantes », tout en soulignant que ce n’était « pas exclusif d’un dialogue avec les Iraniens » et que la France ne voulait « pas la guerre ».

Interrogée sur le type de sanctions que les Etats-Unis souhaiteraient voir approuver par le Conseil de sécurité de l’ONU, la secrétaire d’Etat américaine est demeurée vague. « Nous avons exploré et avons usé de divers gels d’avoirs d’individus. Nous avons eu recours à  des interdictions de visas », a-t-elle précisé. « Je pense qu’il y a » plusieurs « manières de pouvoir accroître ces efforts ».

Bernard Kouchner a également évoqué le récent appel de Paris à  des sanctions de l’Union européenne contre Téhéran. Il a expliqué que les pays européens s’entretenaient de sanctions qui viseraient les intérêts bancaires et industriels en Iran.

Lors d’un discours la veille, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré que Paris considérait un Iran doté de l’arme nucléaire comme une menace à  la sécurité mondiale. « A ceux qui disent que nous devrions traiter l’Iran avec des gants, puisque cela pourrait déstabiliser la région, je dis ceci: regardez son aventurisme aujourd’hui, et imaginez ce que ce serait si Téhéran se pensait un jour protégé par un parapluie nucléaire », avait lancé M. Kouchner. Quelques jours après avoir jugé que le monde devait se préparer au « pire », c’est-à -dire une guerre, si l’Iran parvenait à  disposer de l’arme nucléaire, il avait tenté jeudi de clarifier ses propos, estimant que la communauté internationale devait se montrer ferme à  l’égard de Téhéran, tout en privilégiant la recherche d’une solution diplomatique.

Outre l’Iran, Condoleezza Rice a précisé vendredi à  la presse qu’elle s’était entretenue avec le chef de la diplomatie française des efforts de paix au Proche-Orient, du Kosovo, de l’Afghanistan et du Liban. Aux côtés de la secrétaire d’Etat américaine, Bernard Kouchner a lu une déclaration conjointe condamnant l’assassinat du député libanais anti-syrien Antoine Ghanem, tué dans un puissant attentat à  la bombe mercredi. « Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est la volonté des assassins de perturber la vie constitutionnelle du Liban, de priver le peuple libanais et les communautés de leurs droits politiques dans le cadre d’un Liban uni, souverain et démocratique », a souligné le ministre français, qui a rencontré lors de sa visite à  Washington des parlementaires américains ainsi que le secrétaire à  la Défense Robert Gates, et le conseiller à  la sécurité nationale Stephen Hadley.

La France propose des « recommandations » sur l’Iran hors ONU

© Reuters, Jeudi 20 septembre

PARIS (Reuters) – La France s’efforce de convaincre ses partenaires européens de prendre des « mesures additionnelles » hors du cadre de l’ONU pour convaincre l’Iran de renoncer à  son programme d’enrichissement d’uranium, confirme le porte-parole de l’Elysée.

Ces mesures prendraient la forme de « recommandations » visant à  dissuader entreprises et institutions financières européennes de faire des affaires avec l’Iran, a précisé David Martinon lors de son point de presse hebdomadaire.

En tout état de cause, « notre voie c’est la voie de la recherche d’une solution politique », a-t-il souligné.

Une mise au point qui intervient après celles du ministre français des Affaires étrangères sur ses déclarations de dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI sur ce dossier.

Bernard Kouchner avait alors dit que la France négocierait « jusqu’au bout » avec l’Iran, sans « craindre les rebuffades ».

« Mais en même temps, nous devons nous préparer, et de la meilleure façon, pour montrer que nous sommes sérieux et que nous n’acceptons pas cette menace », avait-il ajouté.

Pressé de dire ce que se préparer voulait dire, il avait répondu : « àƒ”¡a veut dire qu’il vaut se préparer au pire (…) Le pire, c’est la guerre ! »

C’est cette dernière réponse qui a suscité la colère de l’Iran et une polémique en France et à  l’étranger.

Dans une interview publiée jeudi par Le Figaro, Bernard Kouchner se dit même prêt à  aller à  Téhéran. « Nous disons à  tous ceux qui ont mal interprété des mots pris hors de leur contexte que nous sommes prêts à  continuer à  dialoguer avec acharnement avec les Iraniens sans craindre les échecs », assure-t-il.

« Mais ces discussions ne peuvent pas durer des années : il faut trouver une solution », ajoute le chef de la diplomatie française, qui accuse l’Iran de chercher à  « gagner du temps ».

« Laissons-nous imaginer des sanctions ciblées afin de persuader les Iraniens de notre sérieux », ajoute Bernard Kouchner. « Mon voeu le plus cher serait que ces sanctions passent par le Conseil de sécurité (de l’ONU). Mais cela ne nous empêche pas de travailler à  la préparation de sanctions ciblées avec nos partenaires européens. »

SARKOZY PARLERA DE L’IRAN A NEW YORK

Dimanche, il avait évoqué des « sanctions économiques » visant les « circuits financiers » – « Nos amis allemands l’ont proposé. Nous en avons parlé il y a quelques jours. »

David Martinon a confirmé jeudi cette orientation.

« Des propositions très généreuses ont été faites à  l’Iran, notamment en matière de coopération nucléaire civile et de bien d’autres choses. Pour le moment l’Iran a refusé ces propositions et poursuit son programme d’enrichissement », a-t-il dit.

« Nous cheminons vers une troisième résolution (au Conseil de sécurité) qui visent à  renforcer le régime de sanctions », a-t-il ajouté. « Mais c’est une négociation qui ne va pas de soi parce qu’il faut obtenir l’accord de tout le Conseil de sécurité. àƒ”¡a peut prendre du temps et c’est pour cette raison que nous avons en tête des mesures additionnelles » au niveau européen.

Ces mesures consisteraient notamment en « recommandations » adressées par les pays de l’UE à  leurs entreprises pour les dissuader de « se porter candidates pour de nouveaux marchés en Iran » et aux institutions financières européennes pour les convaincre de « baisser leurs encours et leurs investissements » dans cet Etat, a expliqué le porte-parole.

« Nous souhaitons obtenir cela de tous les pays de l’UE et nous ne sommes pas les seuls à  le souhaiter », a ajouté David Martinon, qui a précisé que ces mesures additionnelles étaient proposées « hors cadre onusien ».

Elles pourraient être décidées et mises en oeuvre sans texte européen spécifique, a-t-il aussi précisé.

Lors du voyage qu’il fera lundi et mardi à  New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, le président Nicolas Sarkozy évoquera avec ses interlocuteurs la crise iranienne, qui est « certainement une des crises les plus dangereuses qui soit », a par ailleurs déclaré David Martinon.

« Personne ne croit au fait que le programme d’enrichissement (d’uranium) mené par l’Iran soit pacifique. Pour nous, un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable », a-t-il souligné.


Publié le 22 septembre, 2007 dans Monde.

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