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De Retour sur l’Iran, actualité du 19 Septembre

Iran: Bernard Kouchner invoque une « diplomatie de la vérité » et s’indigne des tabous « hypocrites »

© AP

PARIS – Bernard Kouchner a invoqué mercredi « une diplomatie de la vérité » et s’est indigné de l' »hypocrisie » ambiante après la polémique provoquée en France et dans le monde par les propos alarmants que le ministre des Affaires étrangères a tenus sur la crise du nucléaire iranien.

« Je crois qu’il y a maintenant une diplomatie de la vérité, une diplomatie de l’action aussi, et qu’on ne doit pas se cacher derrière les mots », a déclaré sur France-Inter le ministre des Affaires étrangères, dont l’évocation d’une possible « guerre » avec l’Iran avait suscité un fort émoi dimanche.

Le chef de la diplomatie française a rappelé que « le président de la République » s’était lui-même exprimé en ces termes: « sortir de cette terrible alternative, la bombe iranienne ou bombarder l’Iran ». « Alors on peut dire que ce n’est pas la guerre, mais c’est la même chose », a-t-il argumenté, estimant que le terme était « tabou parce que nous sommes des hypocrites ». « La guerre, dans cette région (Proche et Moyen-Orient NDLR), elle a lieu depuis des années et des années, presque 60 ans en Israël et Palestine », a-t-il relevé, ajoutant que les experts publiaient des livres « beaucoup plus violents et beaucoup plus alarmistes » qu’il ne l’était lui-même.

Concédant qu’il s’agissait d’un « mot lourd », Bernard Kouchner a maintenu qu’il l’avait utilisé « à  dessein », mais « pour dire qu’il fallait tout faire pour éviter cette guerre », a-t-il tenu à  remettre dans le contexte. « Arrêtons de me faire un faux procès », s’est-il exclamé, mettant en avant ses efforts « acharnés » pour négocier avec l’Iran.

Le ministre a par ailleurs rejeté « complètement » la notion d’alignement sur la ligne diplomatique américaine. « Nous ne fondons plus notre diplomatie sur l’anti-américanisme, ça c’est juste », a-t-il soutenu, « mais nous disons très clairement à  nos amis américains (…) quand nous avons des différences, voire des divergences, nous les révélons et nous en parlons ouvertement ».

Réfutant l’existence d' »un allié principal » de la France, Bernard Kouchner a préféré la formule plurielle : »des amis, des alliés ». « Nous ne sommes pas alignés. (…) Je privilégie l’Union européenne et c’est ma principale préoccupation (…) Alliés oui, alignés non », a-t-il souligné.

Une ligne de conduite valable également avec la Russie, où il se trouvait la veille, a-t-il expliqué, évoquant une conversation « longue » et « profonde » avec son homologue russe Sergueï Lavrov. AP

L’Iran emploierait « tous les moyens » pour répondre à  une attaque

© Reuters

gholanhossein elham

TEHERAN (Reuters) – L’Iran emploierait « tous les moyens » pour se défendre en cas d’attaque occidentale, a déclaré le porte-parole du gouvernement de Téhéran Gholanhossein Elham.

Prié de dire si Téhéran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, voie d’acheminement stratégique du pétrole mondial, Elham a néanmoins jugé « bizarre » que quiconque ait pu penser à  cette « option stupide ».

Mais, a-t-il dit sans autres précisions, « nous utiliserons tous nos moyens pour nous défendre parce que l’intégrité territoriale est une question capitale pour tout pays ».

Téhéran avait, par le passé, menacé de s’en prendre aux intérêts américains dans la région en cas de frappes de Washington.

Dans un entretien publié par Le Parisien, l’ambassadeur d’Iran en France prévient qu’une attaque américaine contre l’Iran aurait des conséquences « vastes, terribles et imprévues ».

Une opération américaine contre l’Iran serait « une nouvelle folie » après l’Irak, juge Ali Ahani.

« Des pays comme la France peuvent conseiller aux Américains de renoncer à  cette voie qui serait catastrophique pour le monde », ajoute l’ambassadeur, qui dit avoir trouvé « bizarres » les propos « martiaux » de Bernard Kouchner.

Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères a estimé qu’il fallait se préparer au « pire » c’est-à -dire « la guerre » dans la crise du nucléaire iranien.

Pour Ali Ahani, il « a donné l’impression d’aller dans le sens de l’administration Bush or, l’opinion française a toujours été très fière de l’indépendance de son pays, de ne pas être considérée comme suiviste par rapport aux Etats-Unis ».

« Paris semble avoir changé de cap », déplore-t-il. « Nous espérons que les explications précises de M. Kouchner vont dissiper le malentendu. »

Le ministre des Affaires étrangères a modéré ses propos par la suite, se défendant d’être un « va-t-en-guerre » lors d’une visite à  Moscou, ce qui selon l’ambassadeur a « aidé à  calmer l’opinion iranienne qui a été choquée ».

Le ministre français de la Défense Hervé Morin, qui s’est exprimé mercredi sur le sujet, a assuré que la France « n’en est pas du tout » à  préparer des plans militaires contre l’Iran qu’elle souhaite « amener à  discuter ».

Washington veut obtenir de nouvelles sanctions contre l’Iran

© AP

ANKARA – Le sous-secrétaire d’Etat américain Nicholas Burns a appelé mercredi les membres du Conseil de sécurité des Nations unies et les alliés de Washington à  permettre l’application de nouvelles sanctions contre l’Iran.

« Nous allons essayer d’obtenir de nouvelles sanctions contre l’Iran, et nous espérons beaucoup avoir le soutien de la Russie, de la Chine et d’autres pays du conseil », a-t-il déclaré devant la presse lors d’un déplacement en Turquie. « A cet égard, nous avons le soutien de la France et de la Grande-Bretagne ».

Nicholas Burns a toutefois réaffirmé que Washington était prêt à  passer par la voie diplomatique, exhortant l’Iran à  coopérer. « Il en va de la responsabilité de l’Iran de choisir les négociations », a poursuivi le sous-secrétaire d’Etat. AP

L’Iran prêt à  riposter à  une éventuelle attaque israélienne, selon le numéro deux de l’armée de l’air iranienne

© AP

TEHERAN – Le numéro deux de l’armée de l’air iranienne a déclaré mercredi que des plans avaient été élaborés pour bombarder Israël en cas d’attaque de l’Etat hébreu sur l’Iran, rapporte l’agence de presse semi-officielle iranienne Fars.

« Nous avons élaboré un plan pour contre-attaquer Israël avec nos bombardiers si ce régime commet une erreur idiote », a déclaré le général Mohammad Alavi dans un entretien à  Fars. AP

Condoleezza Rice tance l’AIEA dans la crise nucléaire iranienne

© Reuters

condoleezza rice

SHANNON, Irlande (Reuters) – La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice reproche à  l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de sortir de son registre dans la crise nucléaire iranienne et se prononce pour la poursuite des pressions diplomatiques à  l’encontre de Téhéran.

« Nous pensons que la voie diplomatique peut marcher, mais elle marchera à  la fois avec des mesures incitatives et en montrant les dents », a-t-elle déclaré, soulignant à  nouveau que « toutes les options » restaient envisageables.

Son homologue français Bernard Kouchner avait évoqué dimanche la possibilité d’une « guerre » si Téhéran persistait dans son refus de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium. Le chef de la diplomatie française a modéré ses propos, lundi.

Les Etats-Unis, qui prônent l’adoption à  brève échéance d’un troisième train de sanctions à  l’encontre de la République islamique, se sont montrés très critiques à  l’égard de l’accord conclu en aoùt, par lequel l’Iran s’est engagé auprès de l’AIEA à  faire la lumière sur des questions soulevées de longue date par son programme nucléaire.

Washington et ses alliés européens reprochent à  l’agence de détourner l’attention des exigences du Conseil de sécurité de l’Onu, qui réclame le gel de la production d’uranium enrichi en Iran.

« L’AIEA n’est pas dans le registre de la diplomatie. L’AIEA est une agence technique dotée d’un conseil des gouverneurs dont les Etats-Unis sont membres », a souligné Rice, s’adressant à  la presse dans l’avion qui la conduit au Proche-Orient.

« Personne ne peut diminuer ou commencer à  réduire les mesures que les iraniens ont été sommés de prendre », a-t-elle insisté.

Nucléaire: Moscou refuse toute sanction unilatérale contre l’Iran

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MOSCOU – Les déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran continuent de faire des remous. Après avoir reçu son homologue français à  Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a vivement critiqué l’idée de sanctions unilatérales et d’un recours à  la force. A Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dit qu’il ne prenait pas les menaces françaises « au sérieux ».

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a de son côté appelé mardi Téhéran à  coopérer avec l’ONU, soulignant que les Nations unies souhaitaient un règlement pacifique du dossier nucléaire iranien.

« Nous sommes convaincus qu’aucun problème moderne ne peut avoir de solution militaire et cela s’applique aussi au programme nucléaire iranien », a déclaré le chef de la diplomatie russe, à  l’issue d’un entretien avec son homologue français Bernard Kouchner à  Moscou.

« La multiplication des informations faisant état de l’éventualité de sanctions militaires contre l’Iran inquiète la Russie. Il est difficile d’imaginer que ces sanctions apaisent les tensions dans la région », a souligné Sergueï Lavrov, rejetant l’idée de sanctions unilatérales prises par l’Union européenne ou les Etats-Unis.

« Si nous acceptons de travailler collectivement, ce qui se concrétise par des décisions collectives au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, quels sont les buts de sanctions unilatérales? », s’est-il interrogé. La Russie, qui entretient des relations étroites avec Téhéran, participe à  la construction de la première centrale nucléaire iranienne.

Nuançant ses propos alarmants de dimanche sur un risque de guerre dans la crise du nucléaire iranien, Bernard Kouchner a assuré mardi avoir « dit que le pire serait la guerre ». « Tout doit être fait pour éviter la guerre ».

« Ca veut dire qu’il faut négocier, négocier, négocier sans relâche », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, qui a cependant défendu l’idée de sanctions dans le cadre de l’Union européenne.

« Contrairement à  mon ami Sergueï, je pense qu’il est nécessaire de travailler sur des sanctions », lesquelles montreront « le sérieux » que la France met dans la recherche d’une « solution pacifique » dans le cadre du droit international, a-t-il ajouté.

Dans un entretien au « Monde » accordé lundi et publié mardi soir, Bernard Kouchner note que « s’il y a une nouvelle résolution de l’ONU, nous en serons heureux. S’il n’y en a pas, nous construirons en tout cas des sanctions ». Et les sanctions efficaces « sont celles des Américains: économiques, sur les grosses fortunes, les banques ».

La France travaille avec ses partenaires européens à  des sanctions visant les secteurs du crédit, de l’assurance et des finances, précisait-on de sources diplomatiques. Les responsables des 27 pays membres ont rédigé une première version d’un texte imposant des sanctions contre Téhéran, en parallèle des sanctions en discussion aux Nations unies, précisait-on de mêmes sources.

Deux résolutions onusiennes qui avaient pour but de contraindre l’Iran à  cesser son programme nucléaire sont restées sans effet. Le Conseil de sécurité devrait préparer une nouvelle résolution pour la semaine prochaine, mais la France travaillera « dans un cadre européen » si elle juge le résultat insuffisant, a confirmé la porte-parole du Quai d’Orsay Pascale Andreani lors du point de presse quotidien.

Le ministre russe des Affaires étrangères a rappelé l’opposition de Moscou à  de nouvelles sanctions onusiennes, préférant un accord entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a même plaidé pour que les négociateurs internationaux offrent à  l’Iran des encouragements en matière économique notamment, pour avancer sur le dossier du nucléaire, citant l’exemple de la Corée du Nord.

A New York, Ban Ki-moon, interrogé sur les propos de Bernard Kouchner, a réaffirmé sa « position et celle des Nations unies sur les questions nucléaires iraniennes. Par principe, toutes les questions en suspens (…) doivent être résolues par le dialogue d’une façon pacifique. Ce sont des principes très, très importants », a-t-il souligné.

A Téhéran, le président iranien a accueilli d’un haussement d’épaules la mise en garde lancée par le chef de la diplomatie française contre le risque de guerre si Téhéran met au point une arme nucléaire. « Nous ne prenons pas ces menaces au sérieux », a dit Ahmadinejad, cité par l’agence officielle iranienne IRNA. Lundi, l’agence IRNA avait vivement critiqué les propos du ministre français, accusant notamment les « occupants de l’Elysée » d’être devenus des « traducteurs de la politique de la Maison Blanche ». AP


Publié le 19 septembre, 2007 dans Monde, Palestine.

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