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GDF et Suez Fusionnent, Privatisation d’Argent

GDF et Suez fusionnent et créent un géant mondial de l’énergie

© AFP, Par Mathieu GORSE

gdf suez

PARIS (AFP) – Les groupes énergétiques privé Suez et public Gaz de France vont finalement se marier pour constituer un nouveau poids lourd mondial de l’énergie, après un an et demi de rebondissements, au terme d’âpres négociations sous la pression du président français Nicolas Sarkozy .

La fusion entre les deux groupes énergétiques Suez et Gaz de France « n’aura pas de répercussions sur les prix du gaz », a assuré lundi le PDG du groupe gazier public, Jean-François Cirelli, lors d’une conférence de presse.

La fusion entre les deux groupes « n’aura pas de répercussions sur les prix du gaz », a assuré lundi le PDG du groupe gazier public, Jean-François Cirelli, lors d’une conférence de presse.

Les deux groupes ont officialisé lundi dans un communiqué commun un nouvel accord, approuvé dimanche soir par leurs conseils d’administration.

La fusion, qui débouchera sur la création « dans les meilleurs délais » en 2008 d’un groupe baptisé « GDF Suez » , entraîne de facto la privatisation du gazier mais l’Etat disposera d’une minorité de blocage en détenant « directement plus de 35% du capital » du nouvel ensemble.

Le nouvel accord modifie la parité de fusion, sur laquelle avait buté le projet initial, et prévoit que Suez se sépare en partie de son pôle environnement, qui regroupe ses activités dans l’eau et les déchets.

« Nous avons le contrôle, nous gardons la stratégie », a assuré lundi le Premier ministre François Fillon, ajoutant avoir « veillé à  ce que le contrat de service public qui lie GDF à  l’Etat soit maintenu », pour désamorcer des inquiétudes sur une éventuelle hausse des prix du gaz.

Le projet doit encore être approuvé par les actionnaires qui devraient voter oui. Les représentants des salariés seront également consultés et la Commission européenne devra confirmer son accord.

Gérard Mestrallet sera le PDG du nouvel ensemble, poste qu’il occupe actuellement chez Suez et il le « dirigera en tandem » avec Jean-François Cirelli, actuel PDG de GDF, qui deviendra vice-président et directeur général délégué.

GDF Suez devient ainsi le deuxième producteur français d’électricité derrière EDF, le premier groupe gazier en Europe et parmi les trois premières « utilities » (groupes d’énergie ou d’eau) « mondiales cotées », avec un chiffre d’affaires combiné de 72 milliards d’euros, selon le communiqué.

Les groupes ont confirmé attendre des « synergies » annuelles « de l’ordre d’un milliard d’euros à  l’horizon 2013 ».

Pour l’Etat, ce rapprochement permettra de renforcer la sécurité d’approvisionnement en énergie de la France.

Cette nouvelle mouture de la fusion est le fruit d’intenses négociations menées sous la pression de M. Sarkozy, pour résoudre la différence de valorisation entre les deux groupes (Suez valait lundi matin plus de 51 milliards d’euros, contre 35 milliards pour GDF).

Selon le nouveau schéma, la parité de fusion est désormais fixée à  une action Suez pour 0,9545 action GDF, contre une action Suez pour une action GDF auparavant.

La présidence de la République a obtenu que les actionnaires de Suez ne reçoivent pas de dividende exceptionnel, comme prévu initialement, car le versement d’un milliard d’euros aurait été dur à  assumer politiquement.

En revanche, les actionnaires de Suez recevront 65% des titres du pôle Environnement lors de sa mise en Bourse.

Avec 35%, M. Mestrallet a obtenu que le nouveau groupe dispose d’une minorité de blocage dans ce pôle. Il doit désormais négocier un pacte avec les principaux actionnaires de Suez, qui en détiendront 12%, pour éviter à  des prédateurs comme Veolia de mettre la main dessus.

La fusion GDF-Suez a nécessité le vote d’une loi en novembre pour autoriser la privatisation de GDF, alors que Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2004, lorsqu’il était à  Bercy, à  ce que l’Etat ne passe pas sous les 70%.

Annoncée en février 2006 par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, la fusion visait à  empêcher un rachat de Suez par l’italien Enel, mais avait été retardée après un recours en justice des syndicats et une décision du Conseil constitutionnel.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à  l’Assemblée, a vu lundi un accord « perdant-perdant » et estimé que M. Sarkozy avait « renié sa parole ».

François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, un des seuls syndicats favorable à  un rapprochement entre les deux groupes, a qualifié le démantèlement de Suez de « grosse erreur ».

En Bourse, l’accord était sanctionné, des analystes dénonçant « un manque de clarté » sur les conditions de la scission de Suez Environnement. Vers 09H20 GMT, le titre Suez perdait 3,21% à  40,40 euros et l’action GDF cédait 2,72% à  35,80 euros dans un marché stable

La fusion entre les deux groupes « n’aura pas de répercussions sur les prix du gaz », a assuré lundi le PDG du groupe gazier public, Jean-François Cirelli, lors d’une conférence de presse.

Syndicats et opposition critiquent la fusion Suez-GDF

© Reuters

jean claude mailly
Jean-Claude Mailly, secrétaire général
de Force ouvrière

PARIS (Reuters) – Les syndicats et l’opposition critiquent l’annonce du projet de fusion de Gaz de France avec Suez, estimant que salariés et consommateurs sortiront perdants de ce rapprochement.

GDF et Suez ont annoncé lundi la création courant 2008 d’un nouveau groupe spécialisé dans l’énergie, dont l’Etat français détiendra plus de 35%.

« C’est un mauvais coup pour les salariés et les usagers, et cela correspond à  une conception privatisée de la politique industrielle », estime Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière.

L’opération, dit-il dans un communiqué, est guidée non « par la logique industrielle et les droits des usagers » mais par « des critères financiers et de concurrence ». De plus, « cette fusion va mettre face à  face un groupe privé et une entreprise publique EDF », ajoute-t-il.

Les administrateurs salariés CGT de GDF qualifient pour leur part le projet de « néfaste » et continuent de plaider pour un rapprochement entre GDF et EDF « seul à  même de répondre aux besoins des consommateurs et des enjeux énergétiques ».

Selon eux, « la minorité de blocage que conserverait l’Etat ne lui permettra nullement de piloter l’entreprise » et la privatisation « livrerait l’entreprise aux appétits financiers qui demanderaient la fin des tarifs administrés du gaz et l’alignement sur les prix de marché ».

« TOUT LE MONDE VA àƒÅ TRE PERDANT », DIT AYRAULT

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, s’est dit en « désaccord total sur le démantèlement de Suez », le projet de fusion prévoyant la distribution de 65% du capital du pôle environnement de Suez à  ses actionnaires lors d’une introduction en Bourse.

« C’est un enjeu énorme au niveau environnemental et on va mettre ça à  la Bourse, aux prédateurs financiers. Je pense qu’on fait une grosse erreur de démanteler Suez », a-t-il expliqué au micro de RTL.

Reçu à  l’Elysée dans la matinée, le président de la CFTC, Jacques Voisin, a déploré devant la presse que les salariés des deux groupes aient été mis devant le « fait accompli » et qu’on ait « oublié de penser à  ceux qui allaient être concernés, notamment par Suez Environnement ».

Pour le président du groupe socialiste à  l’Assemblée nationale, « tout le monde va être perdant ». « Le pays tout entier, qui voit gravement entamer son indépendance énergétique. Les Français et leurs entreprises, qui vont subir la flambée des tarifs. Les salariés de Suez et de GDF, qui voient leur emploi et leur statut précarisés », déclare Jean-Marc Ayrault dans un communiqué.

Michel Sapin, secrétaire du Parti socialiste chargé des finances et de fiscalité, a estimé de son côté qu' »aujourd’hui, l’Etat détient environ 35% du capital, mais je peux parier que sa part diminuera au fur et à  mesure des difficultés économiques rencontrées ».

Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, réaffirme dans un communiqué son « opposition totale » à  la privatisation de GDF.

« Inévitablement, les consommateurs paieront l’addition de l’appétit des actionnaires à  toujours plus de profits et la fin des prix réglementés », écrit-il. Pour la LCR, « l’heure est à  la construction d’une mobilisation unitaire » contre ce projet.

Les syndicats et le PS ont souligné en outre que le président Nicolas Sarkozy, alors qu’il était ministre de l’Economie et des Finances, s’était prononcé contre la privatisation de GDF.

La fusion GDF-Suez sans effet sur le prix du gaz, assure Cirelli

© Reuters

jean francois cirelli
Jean-François Cirelli, actuel P-DG de GDF et futur vice-P-DG du nouvel ensemble

PARIS (Reuters) – La fusion entre Suez et Gaz de France n’aura pas d’effet sur les prix du gaz, a déclaré Jean-François Cirelli, actuel P-DG de GDF et futur vice-P-DG du nouvel ensemble.

Lors d’une conférence commune avec Gérard Mestrallet, actuel P-DG de Suez et futur P-DG, il a ajouté que les prix du gaz resteraient contrôlés par l’Etat, qui détiendra plus de 35% du groupe.

« La fusion n’aura pas de répercussion sur les prix du gaz (…) ces prix resteront contrôlés par l’Etat », a déclaré Jean-François Cirelli.

Gérard Mestrallet a pour sa part déclaré qu’il espérait que la fusion puisse intervenir au premier semestre 2008, après la consultation des représentants du personnel, la signature du traité de fusion et l’approbation par les assemblées générales des deux groupes.

« Le calendrier (prévoit) la réalisation de la fusion dans les meilleurs délais, c’est-à -dire courant 2008, évidemment plutôt le premier semestre », a-t-il déclaré.

Syndicats et opposition critiquent le projet de fusion GDF-Suez

© Reuters

fusion gdf suez

PARIS (Reuters) – Les syndicats et l’opposition critiquent l’annonce du projet de fusion de Gaz de France avec Suez, estimant que salariés et consommateurs sortiront perdants de ce rapprochement.

GDF et Suez ont annoncé lundi la création courant 2008 d’un nouveau groupe spécialisé dans l’énergie, dont l’Etat français détiendra plus de 35%.

« C’est un mauvais coup pour les salariés et les usagers et cela correspond à  une conception privatisée de la politique industrielle », estime Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière.

L’opération, dit-il dans un communiqué, est guidée non « par la logique industrielle et les droits des usagers » mais par « des critères financiers et de concurrence ». De plus, « cette fusion va mettre face-à -face un groupe privé et une entreprise publique EDF », ajoute-t-il.

Les administrateurs salariés CGT de GDF qualifient pour leur part le projet de « néfaste » et continuent de plaider pour un rapprochement entre GDF et EDF « seul à  même de répondre aux besoins des consommateurs et des enjeux énergétiques ».

Selon eux, « la minorité de blocage que conserverait l’Etat ne lui permettra nullement de piloter l’entreprise » et la privatisation « livrerait l’entreprise aux appétits financiers qui demanderaient la fin des tarifs administrés du gaz et l’alignement sur les prix de marché ».

« TOUT LE MONDE VA àƒÅ TRE PERDANT », DIT AYRAULT

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, s’est dit en « désaccord total sur le démantèlement de Suez », le projet de fusion prévoyant la distribution de 65% du capital du pôle environnement de Suez à  ses actionnaires lors d’une introduction en Bourse.

« C’est un enjeu énorme au niveau environnemental et on va mettre ça à  la Bourse, aux prédateurs financiers. Je pense qu’on fait une grosse erreur de démanteler Suez », a-t-il expliqué au micro de RTL.

Reçu à  l’Elysée dans la matinée, le président de la CFTC, Jacques Voisin, a déploré devant la presse que les salariés des deux groupes aient été mis devant le « fait accompli » et qu’on ait « oublié de penser à  ceux qui allaient être concernés, notamment par Suez Environnement ».

Pour le président du groupe socialiste à  l’Assemblée nationale, « tout le monde va être perdant ». « Le pays tout entier, qui voit gravement entamer son indépendance énergétique. Les Français et leurs entreprises, qui vont subir la flambée des tarifs. Les salariés de Suez et de GDF, qui voient leur emploi et leur statut précarisés », écrit Jean-Marc Ayrault dans un communiqué.

Michel Sapin, secrétaire du Parti socialiste chargé des finances et de fiscalité, a estimé de son côté qu' »aujourd’hui, l’Etat détient environ 35% du capital mais je peux parier que sa part diminuera au fur et à  mesure des difficultés économiques rencontrées ».

Les syndicats et le PS ont souligné en outre que le président Nicolas Sarkozy alors qu’il était ministre s’était prononcé contre la privatisation de GDF.

FO parle de « mauvais coup » pour le projet de fusion GDF-Suez

© Reuters

PARIS (Reuters) – Le projet de fusion entre Gaz de France et Suez est un mauvais coup pour les salariés et les usagers, estime le secrétaire général de Force ouvrière.

« C’est un mauvais coup pour les salariés et les usagers et cela correspond à  une conception privatisée de la politique industrielle », explique Jean-Claude Mailly dans un communiqué.

Selon le responsable syndical, l’opération de rapprochement est guidée non « par la logique industrielle et les droits des usagers » mais par « des critères financiers et de concurrence ».

De plus, « cette fusion va mettre face à  face un groupe privé et une entreprise publique EDF », ajoute-t-il.

Gaz de France et Suez ont annoncé lundi la création courant 2008 d’un nouveau groupe dans lequel l’Etat français détiendra plus de 35% du capital.


Publié le 3 septembre, 2007 dans Actualité.

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