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Sarkozy, Le Medef et la Commission sur la Croissance

Nicolas Sarkozy installe la commission sur la croissance

© Reuters

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PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy a mis en place jeudi la Commission sur la libération de la croissance, présidée par Jacques Attali, chargée de trouver des idées pour desserrer les freins qui bloquent l’économie française.

La France a besoin d’une cure de modernité intensive », a déclaré le chef de l’Etat aux 43 membres de la commission réunis autour d’une table dans le jardin d’hiver de l’Elysée.

« Je souhaite accélérer le mouvement, la France a perdu trop de temps », a ajouté Nicolas Sarkozy, qui devait lancer dans l’après-midi, lors d’un discours devant l’université d’été du Medef, la deuxième phase de ses réformes économiques.

Devant son auditoire, qui devra lui rendre un rapport définitif fin décembre, le chef de l’Etat a dit sa volonté « d’aller vite » et rappelé son objectif : « augmenter la croissance pour retrouver le plein emploi ».

Malgré un ralentissement constaté en milieu d’année, le gouvernement table sur une croissance économique de 2,25% en 2007 et de 2,5% en 2008.

Pour « libérer les énergies en France », Nicolas Sarkozy a invité la commission à  « faire un diagnostic précis de nos handicaps », avant de faire « des propositions concrètes » qui pourront être contenues dans le projet de loi de modernisation de l’économie préparé par la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, pour 2008.

« Ce n’est pas un exercice de style, (…) il ne s’agit pas de faire un rapport de plus », a prévenu le président. « Ce que vous proposerez, nous le ferons », a-t-il assuré, invitant la commission à  lui proposer des « solutions concrètes ».

Présidée par Jacques Attali, président de PlaNet Finance et ancien collaborateur du président socialiste François Mitterrand, la commission est composée de journalistes, de syndicalistes, d’intellectuels, de chefs d’entreprise ou encore d’économistes.

« LA FRANCE N’EST PAS GAIE »

On y trouve des personnalités aussi différentes que le psychiatre Boris Cyrulnik, la présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, le directeur général d’Orange France, Jean-Noël Tronc, l’ancien secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar et l’écrivain Erik Orsenna.

Des personnalités étrangères aussi : Peter Brabeck-Letmathe, P-DG de Nestlé, Ana de Palacio, ancienne ministre espagnole, et l’historien britannique Theodore Zeldin.

Nicolas Sarkozy a tracé à  leur intention trois pistes de réflexion : libérer le travail, augmenter la concurrence et accroître la compétitivité des entreprises.

Il a souligné le « gâchis considérable » constitué selon lui par la non utilisation des seniors dans le marché du travail. « On brise des femmes et des hommes sur le seul critère de l’âge », a-t-il déploré.

Le chef de l’Etat a évoqué l’idée de « supprimer la barrière qui existe dans certaines professions réglementées » et de « mettre fin à  des rentes de situation que rien ne justifie », citant certaines professions en situation de monopole comme les taxis, les pharmaciens, les notaires et les avoués.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois défendu la mise en place d’un « small business act » à  la française, rappelant son objectif de créer 2000 PME de 500 salariés.

La commission va se réunir trois fois par semaine avec l’aide d’une quinzaine de collaborateurs à  plein temps, a expliqué Jacques Attali à  la presse à  l’issue de la réunion.

« On va essayer de faire un rapport court et de fournir au gouvernement des textes pouvant être appliqués dans tous les domaines, pouvoir d’achat, emploi, entreprise étant les priorités », a-t-il ajouté.

Invité à  dire pourquoi il avait convié le psychiatre Boris Cyrulnik, Jacques Attali a expliqué : « Un des principaux freins à  la croissance française, c’est que la France n’est pas gaie, et un psychiatre mieux que personne peut nous expliquer pourquoi la France n’est pas gaie ».

Nicolas Sarkozy attendu sur le soutien aux entreprises au Medef

© Reuters

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy doit présenter ce jeudi la « deuxième phase » de sa politique économique à  l’université d’été du Medef, après l’adoption d’un premier train de réformes fiscales début aoùt.
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Selon le porte-parole de l’Elysée, « cette nouvelle étape permettra d’aller plus loin dans les réformes et de contribuer à  renforcer la compétitivité de l’économie française ».

Le chef de l’Etat devrait s’exprimer sur le pouvoir d’achat mais il est surtout attendu sur le soutien aux entreprises, le « paquet fiscal » de l’été ayant concentré les efforts budgétaires sur l’appui à  la consommation.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, demande au chef de l’Etat d’opérer « une révolution stratégique » en menant une politique de l’offre.

« Tant que nous n’aurons pas une politique qui stimule la production, nous n’aurons pas de croissance élevée et pérenne », explique-t-elle dans un entretien au Monde daté de jeudi.

Alors que le gouvernement voulait provoquer « un choc de confiance, un choc de croissance » avec ses mesures fiscales, de nombreux économistes doutent de leur capacité à  relancer l’activité.

« Comme le répètent à  l’envi les économistes un tant soit peu avisés l’économie française ne souffre pas d’un problème de demande mais d’offre. C’est donc le rétablissement de notre compétitivité qui nous permettra de regagner ce fameux point de croissance qui nous manque », estime Nicolas Bouzou, directeur du bureau d’analyse Asterès.

MARGES DE MANOEUVRE

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé des nouvelles réformes économiques structurelles pour la fin de l’année. « Une loi de modernisation de l’économie viendra lever les freins à  la croissance », a-t-il dit mardi.

Le gouvernement compte notamment sur les négociations entre les partenaires sociaux sur le contrat de travail et sur les propositions de la commission Attali sur la croissance qui débutera ses travaux jeudi.

Mais, soulignent plusieurs économistes, le coùt du paquet fiscal – 13,6 milliards d’euros par an selon Bercy – prive le gouvernement de marges de manoeuvre.

La France s’est en effet engagée vis-à -vis de ses partenaires européens à  ramener ses finances publiques à  l’équilibre en 2010 et à  ramener sa dette publique sous les 60% du PIB à  cet horizon. Si la croissance espérée n’était pas en rendez-vous, Nicolas Sarkozy a déjà  prévenu que ces engagements pourraient n’être tenus qu’en 2012.

La crise financière liée aux marchés américains du crédit a encore accentué les incertitudes soulevée par les mauvais indicateurs économiques – croissance plus faible que prévue, stagnation des investissements et aggravation du déficit commercial.

Reçu mercredi à  l’Elysée, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a de son côté prévenu que les salariés ne devaient pas être les victimes des nouvelles annonces du président, tout en déplorant que ce dernier ait choisi de réserver au Medef la primeur de sa politique économique.


Publié le 30 août, 2007 dans Actualité.

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