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Sarkozy veut un retrait programmé d’Irak et une coopération antiterroriste

Sarkozy veut un retrait programmé d’Irak et une coopération antiterroriste

© AFP, Par Alain BOMMENEL

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PARIS (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy a réclamé lundi un calendrier clair de retrait des troupes américaines d’Irak et défendu la nécessité d’une « Europe forte » au sein d’un monde menacé par le terrorisme et le « défi » d’une confrontation entre Islam et Occident.

Dans son premier discours de politique étrangère depuis son élection, M. Sarkozy a souhaité que la France soit au premier plan sur la scène internationale et ajouté que pour cela, l’Europe serait sa « priorité absolue ».

Sur le dossier irakien, M. Sarkozy a déclaré que la France avait été et restait « hostile » à  la guerre américaine en Irak.

Seule une « solution politique » peut mettre fin au bain de sang, a souligné M. Sarkozy dans ce discours-programme devant les ambassadeurs de France réunis à  Paris. Cette solution « passe par la marginalisation des groupes extrémistes et un processus sincère de réconciliation nationale (…) », a-t-il dit.

« Elle implique aussi que soit défini un horizon clair concernant le retrait des troupes étrangères ».

Les appels se sont multipliés ces dernières semaines aux Etats-Unis pour un début de retrait des troupes américaines d’Irak, que la Maison Blanche a exclu jusqu’à  présent.

Paris, qui s’était opposé à  l’invasion américaine en 2003, tente de se positionner dans un rôle de « médiateur » en Irak, un changement d’attitude manifesté par la récente visite à  Bagdad du chef de la diplomatie Bernard Kouchner.

Souvent qualifié de « pro-américain », M. Sarkozy, investi le 16 mai, a plaidé pour « l’amitié » entre Paris et Washington. Mais « alliés ne veut pas dire alignés et je me sens parfaitement libre d’exprimer nos accords comme nos désaccords, sans complaisance ni tabou », a-t-il dit.

Autre point chaud, et « sans doute la plus grave » crise internationale à  l’heure actuelle, celle de l’Iran: M. Sarkozy a réaffirmé qu’il était « inacceptable » que Téhéran puisse se doter de la bombe atomique.

Il a souligné que seul un respect par l’Iran, menacé de nouvelles sanctions internationales, de ses obligations permettrait « d’échapper à  une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », a-t-il dit.

Reprenant la thèse contestée d’un « choc des civilisations », M. Sarkozy a longuement décrit un monde menacé par le terrorisme, qui vise l’Occident comme le « monde musulman » ainsi que par le risque d’une confrontation avec l’Islam.

Il a souligné le « devoir » d’une « coopération totale » entre services de sécurité des pays visés face à  cette confrontation « voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al-Qaïda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigeria, un califat rejetant toute ouverture, toute modernité ».

« Pensons à  ce qui se passerait demain si les terroristes utilisaient des moyens nucléaires, biologiques ou chimiques », a-t-il ajouté.

Il a dénoncé la création d’un « Hamastan » dans la bande de Gaza et le risque d’une « prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux ». Le mouvement islamiste Hamas a critiqué ces propos.

Dans ce monde où règne « division » et « perte de contrôle », M. Sarkozy a assuré que sa « priorité absolue » serait le renforcement de l’Europe, annonçant de prochaines « initiatives très fortes » pour l’Europe de la Défense.

Au passage, il a adouci, sa position sur son refus d’une adhésion de la Turquie à  l’UE, conditionnant une entrée d’Ankara à  une réflexion de fond de l’Union sur son avenir.

Il a aussi accusé la Russie d’user avec « brutalité » de ses « atouts, notamment pétroliers et gaziers » et prôné une transformation du G8, le groupe rassemblant les pays plus industrialisés, en « G13 », pour s’ouvrir à  des pays émergents comme la Chine ou l’Afrique du Sud.

Un responsable socialiste, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé qu’avec ce discours, M. Sarkozy s’alignait sur « la vision du monde défendue par le président Bush et les néo-conservateurs américains ».


Publié le 28 août, 2007 dans Monde, Palestine.

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