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Attentats d’Hyderabad

l’Inde en colère et désarmée face au terrorisme

© AFP

manifestants terrorisme hyderabad

HYDERABAD (AFP) – La colère grondait lundi en Inde, après les attentats de samedi à  Hyderabad imputés à  des « terroristes » islamistes étrangers, dans un pays désarmé face à  des attaques non revendiquées, jamais élucidées et qui le frappent tous les trois mois.

Le géant asiatique est même le pays le plus meurtri au monde par le terrorisme, à  l’exception de l’Irak, a affirmé en une le quotidien The Times of India.

Citant des chiffres du gouvernement américain, le journal a calculé que 3.674 personnes avaient perdu la vie dans des attentats en Inde entre janvier 2004 et mars 2007, contre 3.280 morts, dans le monde entier, au cours de la même période, Irak mise à  part (29.070 tués).

« Il est temps d’agir! », a exigé The Times of India, car « en tant que nation, nous sommes impuissants lorsqu’il s’agit de combattre le terrorisme ».

Il est vrai que « l’Etat indien ne montre pas de volonté pour lutter fermement contre le terrorisme », a acquiescé l’analyste Uday Bhaskar. « Nous avons besoin d’un système à  la fois plus souple et plus déterminé », a-t-il plaidé.

Relayant cette frustration, l’opposition nationaliste hindoue a organisé à  Hyderabad une grève des transports et des écoles et accusé le pouvoir fédéral d’avoir manqué à  ses obligations de sécurité après les attentats de samedi, qui ont tué 42 personnes.

« Nous avons constamment prévenu le gouvernement qu’il devait prendre les mesures adéquates pour renforcer la sécurité intérieure, mais le parti du Congrès (au pouvoir) est mou sur ces questions de terrorisme », a critiqué un dirigeant du Bharatiya Janata Party (BJP), Vijay Kumar Malhotra.

En mai dernier, onze personnes avaient été tuées par une bombe à  la Mosquée d’Hyderabad, datant du XVIIème siècle. La capitale de l’Etat de l’Andhra Pradesh (sud) est peuplée de 6,5 millions d’habitants, dont 38% sont musulmans. La ville est considérée comme un foyer de tensions entre communautés hindoue et musulmane.

Sous pression, les autorités assurent que l’enquête progresse, même en l’absence de revendication officielle. Le Premier ministre de l’Andhra Pradesh, Y.S. Rajshekhar Reddy, a tout de même dit « disposer d’informations » faisant état de l’implication de cellules « terroristes » basées au Pakistan ou au Bangladesh.

« Nous enquêtons dans toutes les directions. Il est possible que le Lashkar-e-Toiba ou le Jaish-e-Muhammad soient impliqués », a renchéri le secrétaire à  l’Intérieur Madhukar Gupta, en allusion aux groupes islamistes soutenus par le Pakistan et combattant la présence indienne au Cachemire. New Delhi et Islamabad se disputent ce territoire depuis 60 ans.

L’Inde accuse régulièrement le Pakistan d’armer des islamistes qui commettraient des attentats sur son sol. Islamabad nie systématiquement.

La presse, s’appuyant sur des sources policières, parle aussi d’un groupuscule « terroriste » bangladais, le Harkatul Jihad Al-Islami, déjà  montré du doigt pour l’attentat contre la Mosquée.

Le carnage d’Hyderabad est en tout cas le énième ces dernières années.

Il y a « un attentat tous les trois mois dans ce pays, contre des +cibles molles+ », a constaté Ajai Sahni, chef de l’institut pour la gestion des conflits.

La dernière attaque d’importance remonte au 19 février contre le « train de l’amitié » entre New Delhi et Lahore au Pakistan (68 morts). Mais comme pour les bombes des trains de Bombay en juillet 2006 (187 morts) ou celles des marchés de New Delhi en octobre 2005 (66 morts), il n’y a eu ni revendication, ni responsables arrêtés.

M. Bhaskhar souligne d’ailleurs que la justice a mis 14 ans à  condamner des coupables des pires attentats de l’histoire de l’Inde, ceux de Bombay en mars 1993 (257 morts). Et encore, le principal accusé court toujours.


Publié le 28 août, 2007 dans Terrorisme.

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