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Kouchner et Sarkozy, main dans la main

Sarkozy et Kouchner, un équilibre délicat sur la scène internationale

© AFP

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PARIS (AFP) – Après trois mois de travail en commun, le président Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner se veulent complémentaires, mais ce dernier apparaît souvent contraint de s’effacer ou de chercher ses marques face à  l’activisme du chef de l’Etat.

Le président de droite et son ministre, recruté à  gauche au titre de « l’ouverture » et désormais cible de ses anciens amis socialistes, sont apparus au fil des dossiers en harmonie, ou en rivalité à  peine masquée.

« Quand un président de la République, élu au suffrage universel et avec quel score, veut prendre en mains un dossier, il le prend », a reconnu M. Kouchner dans le journal Le Parisien de dimanche. « Moi, des dossiers, je n’en manque pas », a-t-il toutefois ajouté.

Tous deux auront lundi l’occasion d’afficher leurs ambitions en politique étrangère lors de l’ouverture de la 15ème conférence des ambassadeurs de France.

Mais cette réunion sera peut-être aussi l’occasion de mesurer le soutien de M. Sarkozy a son ministre, en pleine controverse sur des déclaration de M. Kouchner sur l’Irak publiées dimanche par l’hebdomadaire américain Newsweek.

L’Elysée annonce un « discours important » de M. Sarkozy dans la matinée, le premier consacré à  la politique extérieure dans son ensemble depuis son élection le 6 mai dernier. M. Kouchner s’exprimera de son côté dans l’après-midi.

La tradition française qui fait de la politique étrangère le « domaine réservé » de la présidence, devrait être bien respectée, selon un diplomate qui assure que « les grand enjeux seront fixés par le président, et le ministre s’inscrira dans ce cadre ».

Mais cette conférence survient aussi aussi en pleine polémique sur les propos de M. Kouchner à  Newsweek, appelant au départ du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki qu’il avait rencontré quelques jours plus tôt à  Bagdad.

M. al-Maliki a exigé dimanche des excuses à  la France, et le parti socialiste français dénoncé l' »amateurisme » de M. Kouchner pour ces « propos déplacés ».

M. Sarkozy, qui déploie une intense activité pour s’imposer sur la scène extérieure, et M. Kouchner, ancien « French doctor », figure depuis 35 ans de la scène humanitaire et médiatique internationale, ont affirmé leurs forts tempéraments respectifs, tout en se gardant jusqu’à  présent de se critiquer.

Pour l’instant « au Darfour ou à  Bagdad, on a vu leur complémentarité », relève Dominique Moïsi, de l’Institut français des relations internationales (Ifri), en référence à  l’action de M. Kouchner dans le conflit inter-soudanais et à  son récent voyage en Irak, le premier d’un haut responsable français dans ce pays depuis le début du conflit en 2003.

En revanche, « sur la Libye, on a vu la rivalité », fait observer M. Moïsi en allusion au rôle très en retrait réservé à  M. Kouchner dans la libération des infirmières bulgares, tandis que les projecteurs étaient braqués sur M. Sarkozy et son épouse Cécilia.

Pour Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Bernard Kouchner parvient à  s’affirmer face à  l’activisme de M. Sarkozy en se consacrant prioritairement à  certains dossiers qu’il connaît bien, au détriment d’autres sujets.

« Il donne le sentiment d’être le ministre des crises, des dossiers chauds » comme le Liban, l’Irak, le Darfour ou le Kosovo, affirme-t-il.

Quant à  la concurrence du président pour lui ravir les feux de la rampe, « c’est un problème auquel il est exposé, mais ni plus ni moins que tous les autres ministres », estime M. Tertrais.

Interrogé récemment sur ce thème, M. Kouchner a laissé percer son agacement en faisant valoir que les choses n’étaient pas très différentes avec les prédécesseurs de M. Sarkozy. « Ca ne se passait pas comme ça sous Mitterrand? Ca ne se passait pas comme ça sous Chirac? », a-t-il demandé.


Publié le 27 août, 2007 dans Actualité.

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