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Yasmina Reza et Nicolas Sarkozy

Yasmina Reza et Nicolas Sarkozy: télescopage inattendu, portrait subtil

Source: Yahoo!

reza peint sarkozy yahoo

Par Corinne DELPUECH AFP – Mercredi 22 aoùt

PARIS (AFP) – C’est un des livres les plus attendus de la rentrée, mais aussi le plus inattendu: un portrait subtil, rosse et affectueux de Nicolas Sarkozy par une star de la scène parisienne, Yasmina Reza qui, cahier en mains, a suivi sa campagne de A à  Z.

« L’aube le soir ou la nuit »: le titre de ce bref ovni (185 pages aérées, éd. Flammarion) intrigue. Il est, découvre-t-on, une allusion au temps de la tragédie, qui ne se compte pas en heures, mais en grandes tranches de jour.

C’est une aube, une montée vers le pouvoir qu’elle passe au crible. « En politique, ça n’existe pas la fin d’un beau jour », relève-t-elle.

L’entreprise étonne: une dramaturge chic, jouée partout (sa pièce « Art » a conquis New York ou Londres) évoluant parmi des « gens de gauche pour la plupart », confie-t-elle au Nouvel Observateur, « embedded » dans la troupe de communicants et de journalistes remorquée pendant un an par le candidat UMP sur les routes de France.

yasmina reza et nicolas sarkozy

On l’a mise en garde. « Ne faites pas ça, Yasmina, ils sont plus forts que nous ». Mais « je ne crois pas que le ministre de l’Intérieur soit plus fort que moi », écrit-elle posément.

D’aciéries en étables, Yasmina Reza a tout vu, tout entendu, mais pas les mêmes choses que les journalistes.

Par touches vives, avec la dose d’indispensable de cruauté, elle décrit un homme intense qui « ne cesse d’agiter la vie ».

Mais tricotage de jambes sous la table, valse des pompons sur les mocassins, Yasmina Reza voit aussi en Sarkozy un enfant impatient ou résigné. « Il sourit à  la manière gauche d’un enfant montrant son cadeau ». « J’ai l’impression de voir un petit garçon debout les mains croisées, attendant gentiment ».

Un entretien aux Etats-Unis avec l’ambassadeur Jean-David Levitte (qui deviendra sherpa du président): « c’est la première fois que je le vois recevoir des informations sans impatience et sans intention de réponse ».

Mais la plupart du temps, c’est la vitesse, la fougue qui l’emportent, même si l’auteur reconnaît n’avoir pas assisté aux colères majeures, aux « avoinées » dispensées aux collaborateurs.

La femme de théâtre radiographie aussi l’irréalité de « déplacements » électoraux où les paysages ne sont pas admirés, les témoins pas entendus, les explications pas reçues.

Ainsi en Corse, dans un panorama sublime, « il n’a rien vu en dehors de la nuée noire marchant à  reculons devant lui » (photographes et cameramen). « Plus tard, dans l’avion vers Paris, je l’entends dire: +il est magnifique ce village+ ».

Un jeu d’ombres qu’elle résume d’une formule piquée au chef de cabinet Laurent Solly: « la réalité n’a aucune importance. Il n’y a que la perception qui compte ».

Pendant toute cette aventure, elle a contemplé un homme « qui veut concurrencer la fuite du temps ».

Et elle rend hommage à  tous les politiques: « ils jouent gros. Ils sont à  la fois le joueur et la mise ». « Ils ne jouent pas leur existence, mais, plus grave, l’idée qu’ils s’en sont faite ».


Publié le 23 août, 2007 dans Actualité.

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